Touvérac
| Touvérac | |||||
La mairie. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Nouvelle-Aquitaine | ||||
| Département | Charente | ||||
| Arrondissement | Cognac | ||||
| Intercommunalité | CC des 4B Sud-Charente (siège) |
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| Maire Mandat |
Jocelyne Dumontet 2025-2026 |
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| Code postal | 16360 | ||||
| Code commune | 16384 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Touvéracois | ||||
| Population municipale |
583 hab. (2023 |
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| Densité | 32 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 45° 23′ 03″ nord, 0° 13′ 07″ ouest | ||||
| Altitude | Min. 68 m Max. 156 m |
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| Superficie | 18,19 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Barbezieux-Saint-Hilaire (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de la Charente-Sud | ||||
| Législatives | 2e circonscription de la Charente | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Charente
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
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| Liens | |||||
| Site web | https://www.touverac.fr/ | ||||
Touvérac est une commune du sud-ouest de la France située dans le département de la Charente, en région Nouvelle-Aquitaine.
Géographie
Localisation
Touvérac est une commune du Sud Charente, située juste à côté de Baignes-Sainte-Radegonde, dont elle comprend même une petite partie orientale du bourg, et à 50 km d’Angoulême et à 74 km de Bordeaux.
Elle se trouve dans l'aire d'attraction de Barbezieux-Saint-Hilaire ainsi que dans son bassin de vie, et dans la zone d'emploi de Cognac[I 1].
Communes limitrophes
Les communes limitrophes sont Baignes-Sainte-Radegonde, Boisbreteau, Bors, Condéon, Montmérac, Oriolles et Le Tâtre.
Géologie et relief

La superficie de la commune est de 18,19 km2 ; son altitude varie de 68 à 156 mètres[1].
Une grande partie de la commune est occupée par un terrain issu d'une zone importante de dépôts du Tertiaire, composé d'argile blanche ou brune, de sable et galets. Ce sont les terres pauvres (sol et eaux oligotrophes) et localement acides, souvent boisées ou très ravinées sur les pentes en bordure de plan d'eau.
Ces landes ont été exploitées par des carrières d'argile blanche (kaolin), aujourd'hui abandonnées et remplies d'une eau turquoise qui fait la joie des randonneurs (pour un certain temps, car avec le temps et l'eutrophisation des plans d'eau, cette couleur disparaîtra peu à peu ; un seul des quatre plans d'eau est encore en 2015 vraiment bleu).
Une petite partie occidentale de la commune, près du bourg de Baignes, est composée de calcaire du Campanien (Crétacé supérieur)[2],[3],[4],[5].
Le relief de la commune est celui de bas plateaux faiblement ondulés, et le relief est plus prononcé et plus élevé dans la partie sud. Le point culminant est à une altitude de 152 m, situé sur la route de Brossac, à Baguilan. Le point le plus bas est à 68 m, situé le long du Pharaon près du bourg de Baignes. Le bourg de Touvérac, niché dans une vallée, est à 90 m d'altitude[6].
Hydrographie
Réseau hydrographique

La commune est située dans le bassin versant de la Charente et le bassin de la Dordogne au sein du Bassin Adour-Garonne[7].
Elle est drainée par le Lary, le Pharaon, le Tâtre et par divers petits cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de 16 km de longueur totale[8],[Carte 1].
La commune est sur la ligne de partage des eaux entre la Charente au nord-ouest avec le bassin da la Seugne et celui de la Gironde au sud-est. En effet, c'est le Lary qui fait la limite orientale de la commune, tout près de sa source, et qui se jette dans l'Isle. Le Lary s'appelle Larit près de sa source.
Le Pharaon, affluent de la Seugne qui passe à Jonzac et sous-affluent de la Charente sert de limite occidentale à la commune avant de traverser Baignes. Il s'appelle ruisseau de la Grolle en amont et prend sa source dans un petit étang. Un petit affluent du Pharaon passe au bourg.
Le Tâtre, affluent du Trèfle qui se jette dans la Seugne et coule vers l'ouest, prend sa source sur la limite communale avec Le Tâtre et longe cette limite au nord-est.
La commune comporte aussi de nombreux étangs, artificiels ou naturels. La plupart, situés au sud-est du bourg, sont d'anciennes carrières[6].
Gestion des eaux
Le territoire communal est couvert par les schémas d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Charente » et « Isle - Dronne ». Le SAGE « Charente», dont le territoire correspond au bassin de la Charente, d'une superficie de 9 300 km2, a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin Charente[9]. Le SAGE « Isle - Dronne», dont le territoire regroupe les bassins versants de l'Isle et de la Dronne, d'une superficie de 7 500 km2, a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin de la Dordogne (EPIDOR)[10]. Ils définissent chacun sur leur territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE du Bassin Adour-Garonne qui couvre la période 2022-2027, approuvé le [11].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[12]. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec[13]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[14] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[15]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[16],[17].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 12,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 2,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 919 mm, avec 11,9 jours de précipitations en janvier et 6,6 jours en juillet[12]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Passirac à 12 km à vol d'oiseau[18], est de 12,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 947,1 mm[19],[20]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −15,9 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[21], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Paysages
Une grande partie de la commune est occupée par la Double, appelée forêt de Chaux ou Petit Angoumois dans la partie charentaise, qui couvre une grande partie des cantons de Brossac et Baignes. Elle correspond au sol siliceux et acide (voir Géologie), et elle est boisée en pins maritimes, châtaigniers, chênes (rouvres, pédonculés, tauzins), et bruyère.
Une petite partie nord-ouest de la commune est la plus peuplée. Il y a le bourg de Touvérac, mais aussi la partie orientale de l'agglomération de Baignes. Dans cette partie il y a aussi quelques cultures, principalement de la polyculture : céréales et vignes, car nous sommes au sud de la Petite Champagne, zone de production du Cognac.
Milieux naturels et biodiversité
Les carrières de Touvérac sont (principalement) quatre anciennes carrières de kaolin, aujourd'hui remplies d'une eau plus ou moins bleu turquoise (à la suite de la remontée de la nappe phréatique), au milieu des pins.
C'est une zone protégée ZNIEFF, qui fait partie du site Natura 2000 des Landes de Touverac - Saint-Vallier[22].
- Ces carrières sont ouvertes au public mais la baignade y est interdite.
Elles sont gérées depuis 1996 par le Conservatoire régional d'espaces naturels (CREN Poitou-Charentes)[23].
- Les ZNIEFF à Touvérac
-
ZNIEFF de type 1. -
ZNIEFF de type 2.
Urbanisme
Typologie
Au , Touvérac est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[24].
Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Barbezieux-Saint-Hilaire, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 25 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[25],[26].
Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (59,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (59,4 %).
La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (45,7 %), forêts (30,2 %), prairies (9,9 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (8,6 %), cultures permanentes (3,6 %), zones urbanisées (1,9 %)[27].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].
Lieux-dits, hameaux et écarts
La commune n'a pas de véritable bourg, et le lieu-dit le Bourg ne comporte que l'église. L'habitat est très dispersé, et les hameaux sont nombreux : la Lande, le Pruneau, le Château, Chez Brilhouet où est située la mairie, Chez Auban, la Grolle et Bois Vert sur la route nationale 10, le château-hôpital de Saint-Bernard de l'autre côté, etc.
De plus, Touvérac a la particularité de contenir la partie orientale du bourg de Baignes : la Pre Féteau, Montplaisir, la Bourbonnerie en sont les lieux-dits[6].
Habitat et logement
En 2022, le nombre total de logements dans la commune était de 317, alors qu'il était de 326 en 2016 et de 299 en 2011[I 2].
Parmi ces logements, 89,4 % étaient des résidences principales, 3,9 % des résidences secondaires et 6,7 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 91,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 6,6 % des appartements[I 3].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Touvérac en 2022 en comparaison avec celle de la Charente et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (3,9 %) par rapport au département (6,4 %) et à la France entière (9,7 %).
| Typologie | Touvérac[I 3] | Charente[I 4] | France entière[I 5] |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 89,4 | 83,4 | 82,3 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 3,9 | 6,4 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 6,7 | 10,2 | 8 |
Voies de communication et transports
Sur son territoire passe la N 10 d'Angoulême à Bordeaux, et elle est à 41 km au sud-ouest d'Angoulême et 67 km au nord de Bordeaux. Elle est aussi à 9 km au nord de Chevanceaux, 11 km au sud de Barbezieux, 14 km au nord-ouest de Brossac[28].
La D 14 de Baignes à Barbezieux traverse aussi le nord-ouest de la commune, ainsi que la D 2 de Baignes à Brossac, qui passe à 1 km au sud du bourg et coupe la N 10. Entre ces deux routes, la D 131 dessert le bourg et traverse aussi la N 10 en direction d'Oriolles[6].
L'ancienne voie ferrée de Châteauneuf à Saint-Yzan a été aménagée en voie verte en 2004. Celle-ci va de Barbezieux à Clérac, en Charente-Maritime, par Baignes en passant par la forêt de la Double. Au nord de Barbezieux, elle a été prolongée jusqu'à Saint-Médard qui en marque l'extrémité goudronnée en 2015[6]. La liaison jusqu'à Châteauneuf est à l'étude[29],[30].
Un service de transport à la demande est organisé par le centre socioculturel Envol de Chalais[31].
Risques naturels et technologiques
Le territoire de la commune de Touvérac est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), feux de forêts et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[32]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[33].
Risques naturels
Touvérac est exposée au risque de feu de forêt. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies (PDPFCI) a été élaboré pour la période 2017-2026, faisant suite à un plan 2007-2016[34]. Les mesures individuelles de prévention contre les incendies sont précisées par divers arrêtés préfectoraux et s’appliquent dans les zones exposées aux incendies de forêt et à moins de 200 mètres de celles-ci. L’arrêté du règlemente l'emploi du feu en interdisant notamment d’apporter du feu, de fumer et de jeter des mégots de cigarette dans les espaces sensibles et sur les voies qui les traversent sous peine de sanctions. L'arrêté du rend le débroussaillement obligatoire, incombant au propriétaire ou ayant droit[Note 4],[34],[35],[36].

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 97,2 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,4 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 316 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 306 sont en aléa moyen ou fort, soit 97 %, à comparer aux 81 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[37],[Carte 3].
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[38].
La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1999 et 2009. Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2005 et 2011 et par des mouvements de terrain en 1999[32].
Risques technologiques
Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[39].
Toponymie
Les formes anciennes attestées de la localité sont Tauveirac en 1121[40], Toveraco (non datée, Moyen Âge)[41].
L'origine du nom de Touvérac remonterait à un nom de personne gallo-romain Tavarius, issu du gaulois tava signifiant « tranquille », auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait à Tavariacum, « domaine de Tavarius »[42].
Histoire
Antiquité
L'époque romaine a laissé quelques traces dans la commune. Un ancien four à chaux a été dégagé à la Parge et Chez Got, avec de la céramique commune des Ier et IVe siècles. Un autre site à tegulae a été trouvé[43].
Moyen Âge
La paroisse de Touvérac était unie à l'abbaye de Baignes au XIe siècle.
Les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem étaient présents car en 1373, puisqu'il est mentionné qu'ils possèdent une maison à Touvérac.
Sous l'Ancien Régime, la seigneurie de Touvérac relevait des barons de Montausier, seigneurs de Baignes. Elle sera par la suite érigée en marquisat. Elle faisait partie du Petit Angoumois, enclave de l'Angoumois en Saintonge dont Baignes était le centre.
Le seigneur de Touvérac avait droit de haute, moyenne et basse justice sur sa juridiction, qui englobait les paroisses de Touvérac, Boisbreteau et une partie d'Oriolles. Il devait le droit de guet et l'hommage au baron de Montausier.
Le plus ancien seigneur connu de Touvérac est Jean Aisse qui vivait à la fin du XIVe siècle et début du XVe siècle[44]. Il épouse Catherine de Sainte-Maure, de Montausier. La seigneurie passe par succession à Artus Goulard, seigneur de Barge[45]
Temps modernes
La famille Goulard garde Touvérac pendant tout le XVIe siècle. Par mariage, Touvérac passa à Josias Bouchard d'Aubeterre, puis aux Jousserand, seigneurs de Génissac[46].
En 1744, Charles-Raphaël de Jousserand, marquis de Touvérac, meurt ruiné et sa veuve vend Touvérac à Joseph de Grailly pour 69 000 livres. La famille de Grailly, originaire des bords du lac Léman.
Révolution française et Empire
À la Révolution française, la terre de Touvérac est possédée par le marquis Henry de Grailly qui émigre en 1793 et meurt en 1847.
Époque contemporaine
À la fin du XIXe siècle, les restes du château de Touvérac, qui était une construction importante autour d'une vaste cour intérieure, sont aménagés par le docteur Meslier, ancien maire de Barbezieux, qui en fait sa demeure.
En 1907 est mise en service la gare de Baignes - Touvérac sur la ligne de Châteauneuf-sur-Charente à Saint-Mariens - Saint-Yzan assurant la liaison entre Châteauneuf-sur-Charente et Saint-Mariens par Barbezieux, facilitant les déplacements des personnes et le transport des marchandises. Cette desserte cesse en 1938, mais quelques trains ont circulé pendant la Seconde Guerre mondiale[47],[48].
Entre 1976 et 1996, l'argile blanche kaolinique est exploitée par la société AGS, comme à Guizengeard, Condéon, Oriolles et Clérac. Ces anciennes carrières ont été aménagées en zones naturelles et ont donné lieu aux quatre étangs du Terrier des Renards et de la Charbonnière[49],[50],[51].
Politique et administration
Rattachements administratifs et électoraux
Rattachements administratifs
La commune se trouve depuis 1926 dans l'arrondissement de Cognac du département de la Charente[I 1].
Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Baignes-Sainte-Radegonde[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux
Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de la Charente-Sud[I 1].
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la deuxième circonscription de la Charente.
Intercommunalité
Touvérac était membre de la CC des 3B - Sud-Charente (Barbezieux, Baignes, Brossac), un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 1996 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Conformément aux prescriptions de la loi de réforme des collectivités territoriales du , qui a prévu le renforcement et la simplification des intercommunalités et la constitution de structures intercommunales de grande taille, celle-ci a fusionné avec la communauté de communes du Blanzacais pour former, le , la communauté de communes des 4B Sud-Charente dont est désormais le siège la commune[I 1].
Liste des maires
Équipements et services publics
Enseignement
Les enfants de la commune sont scolarisés avec ceux du Tâtre dans le cadre d'un RPI qui dispose d'une école élémentaire dans chacun des deux villages. L'école de Touvérac, située à côté de la mairie, au lieu-dit Chez Brilhouet accueille les enfants de Grande section maternelle au CM2 et comprend deux classes[57].
Ils poursuivent habituellement leurs études au collège André-Malraux de Baignes.
Justice, sécurité, secours et défense
Un centre d'incendie et de secours, créé en 1911, assure la sécurité de la population[58].
Population et société
Les habitants sont appelés les Touvéracois et les Touvéracoises.
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[59]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[60].
En 2023, la commune comptait 583 habitants[Note 5], en évolution de −6,87 % par rapport à 2017 (Charente : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
La commune de Touvérac présente une remarquable stabilité démographique.
Pyramide des âges
La population de la commune est relativement âgée.
En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 24,4 %, soit en dessous de la moyenne départementale (30,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 38,7 % la même année, alors qu'il est de 32,3 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 287 hommes pour 310 femmes, soit un taux de 51,93 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,59 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Économie
Agriculture
La viticulture occupe une petite partie de l'activité agricole. La commune est située dans les Bons Bois, dans la zone d'appellation d'origine contrôlée du cognac[63].
Industrie
La laiterie de Baignes, située près de Baignes, existe depuis 1893 et fabrique le célèbre « beurre de Baignes » au goût de noisette depuis 1954. Elle a été modernisée en 1970. Le service commercial est maintenant à Toulouse[64],[65].
On peut également signaler la menuiserie Belly, créée en 1964 et spécialisée dans la fabrication de fenêtres et portes sur-mesure, emploie 23 salariés en 2023[66].
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
- L'église Saint-Martin, qui date du XIe siècle. Elle a été revoûtée au XVe siècle et restaurée au XIXe siècle. Le clocher actuel date de cette époque. Quelques travaux d'entretien ont eu lieu en 1969[48],[67].
- Le château de Saint-Bernard, situé au sud de la commune. Ce château impressionnant date du XIXe siècle et a été un sanatorium puis centre médical entre 1928 et 2015[68],[69]. Il y a aussi dans la forêt quelques parcelles éclatées d'une minuscule forêt domaniale, la forêt de la Grolle.
- Le château de Touvérac, situé au nord du bourg, au lieu-dit le Château. Il est du style de Château-Chesnel, avec créneaux et date du XVIIe siècle, en ayant été remanié à la fin du XIXe siècle[70].
- Le tour des Lacs bleus de Touvérac[71].
-
L'église Saint-Martin.
-
Le château de Saint-Bernard.
-
Le château de Touvérac... -
... et sa façade arrière. -
Les Landes de Touvérac.
Personnalités liées à la commune
- Jean Paul Hippolyte Emmanuel Esmein, connu sous le nom d'Adhémar Esmein (1848-1913), juriste français, spécialiste du droit constitutionnel et historien du droit, considéré comme le fondateur du courant de pensée du droit constitutionnel classique et comme un des plus importants constitutionnalistes de la Troisième République, y est né.
Pour approfondir
Articles connexes
Liens externes
- Catillus Carol, « Touvérac », (consulté le )
- « Dossier complet : Commune de Touvérac (16384) », Recensement de la population de 2022, INSEE, (consulté le ).
- Données administratives de la commune sur le site de l'Insee[Note 6]
- Touvérac sur le site BANATIC du Ministère de l'intérieur (DGCL).
- « Touvérac » sur Géoportail.
Notes et références
Notes et cartes
- Notes
- ↑ Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Le débroussaillement s'applique notamment aux abords de constructions, chantiers, travaux ou installations sur une largeur de 50 mètres (selon un principe du droit des assurances, tout propriétaire est tenu d’assurer la protection de ses biens), et de 7 mètres minimum de part et d’autre des voies privées y donnant accès.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
- ↑ Ce dossier de l’Insee reprend, pour la commune, le Code Officiel Géographique, le découpage territorial, l'intercommunalité, les zonages d’études, le dossier complet de la commune, un comparateur de territoires, les données statistiques et les définitions des termes géographiques (zonages administratifs, d’étude, etc.).
- Cartes
- ↑ « Réseau hydrographique de Touvérac » sur Géoportail (consulté le 22 juin 2022).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
- ↑ « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le ).
Références
Site de l'Insee
- Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Chiffres-clés - Logement en 2022 à Touvérac - Section LOG T1 » (consulté le ).
- « Chiffres-clés - Logement en 2022 à Touvérac - Section LOG T1 bis » (consulté le ).
- ↑ « Chiffres-clés - Logement en 2022 dans la Charente - Section LOG T1bis » (consulté le ).
- ↑ « Chiffres-clés - Logement en 2022 dans la France entière - Section LOG T2 » (consulté le ).
- ↑ Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune de Touvérac (16384) », (consulté le ).
Autres sources
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Carte du BRGM sous Géoportail
- ↑ Visualisateur Infoterre, site du BRGM
- ↑ [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Montguyon », sur Infoterre, (consulté le ).
- ↑ [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Barbezieux », sur Infoterre, (consulté le ).
- Carte IGN sous Géoportail
- ↑ « Cartographie du bassin Adour-Garonne. », sur adour-garonne.eaufrance.fr (consulté le ).
- ↑ « Fiche communale de Touvérac », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ « SAGE Charente », sur gesteau.fr (consulté le ).
- ↑ « SAGE Isle - Dronne », sur gesteau.fr (consulté le ).
- ↑ « Caractéristiques du SDAGE Adour-Garonne 2022-2027 », sur occitanie.developpement-durable.gouv.fr (consulté le ).
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
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