Trémorel
| Trémorel | |||||
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Bretagne | ||||
| Département | Côtes-d'Armor | ||||
| Arrondissement | Saint-Brieuc | ||||
| Intercommunalité | Loudéac Communauté − Bretagne Centre | ||||
| Maire Mandat |
Michel Rouvrais 2020-2026 |
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| Code postal | 22230 | ||||
| Code commune | 22371 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Trémorelois, Trémoreloise | ||||
| Population municipale |
1 156 hab. (2023 |
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| Densité | 34 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 48° 12′ 00″ nord, 2° 17′ 16″ ouest | ||||
| Altitude | 100 m Min. 78 m Max. 144 m |
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| Superficie | 33,76 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Broons | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor
Géolocalisation sur la carte : Bretagne (région administrative)
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| Liens | |||||
| Site web | https://www.tremorel.bzh/ | ||||
Trémorel [tʁemɔʁɛl] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.
Géographie

La commune est située dans le département des Côtes-d'Armor en Bretagne.
Les deux communes les plus proches sont celles de Merdrignac à l'ouest, distante de 9,6 km, et de Saint-Méen-le-Grand à l'est, distante de 8 km.
La commune de Trémorel est située à 52,9 km de Rennes, soit 40 min de trajet en voiture. La RN 164 lui sert d'axe principal.
Relief
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Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Meu, le Gréhédan et le Bourien[1],[2],[Carte 1].
Le Meu, d'une longueur de 84 km, prend sa source dans la commune de Saint-Vran et se jette dans un bras de la Vilaine à Chavagne, après avoir traversé 21 communes[3].
Le Gréhédan, d'une longueur de 12 km, prend sa source dans la commune de Merdrignac et se jette dans le Meu à Gaël, après avoir traversé cinq communes[4].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[7]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[8]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 1,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 766 mm, avec 12,7 jours de précipitations en janvier et 6,7 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Merdrignac à 9 km à vol d'oiseau[11], est de 11,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 905,0 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 39,9 °C, atteinte le ; la température minimale est de −8,3 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[14], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Trémorel est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle est située hors unité urbaine[16] et hors attraction des villes[17],[18].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (94,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (95,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (68,6 %), prairies (13,4 %), zones agricoles hétérogènes (12,7 %), forêts (2,4 %), zones urbanisées (1,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,2 %)[19]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
La localité est attestée sous les formes Tremorai en 1024-1034[20] et/ou en 1026[21], Tremoray en 1330[21], en 1372[21], en 1426[21] et en 1445[21], Tremeray au XVe siècle[21], Tremoray soubz Locoet en 1490[21], Tremoray en 1513[21], Tremeray vel Tremorel au XVe siècle[21], Tremorel en 1718 et en 1760[21], Trémorel en 1771[21], Tremorel en 1815[21] et Trémorel vers 1850[21].
D'après ce relevé, la forme Trémorel apparaît en 1771[source secondaire souhaitée].
Le toponyme pourrait procéder du vieux breton treb (« village ») et du gallo-romain more (« terrain humide »)[réf. à confirmer],[20], ou d'un anthroponyme, peut-être Morai d'après les formes anciennes[22], formé sur un dérivé en -ae du vieux breton mor (« grand, supérieur »)[22], meur en breton moderne[21]. La graphie actuelle résulterait d'une régression paronymique avec le nom Morel[22].
La prononciation du nom de la localité en gallo, langue d’oïl parlée traditionnellement en Haute-Bretagne et essentiellement orale[23], a été relevée sous la forme Trémorè par Henri-François Buffet dans son ouvrage de 1954[24]. Bernard Tanguy transcrit la forme gallèse parlée sous les graphies Trémorè et Treumorè[22]. L'association Chubri relève plusieurs attestations orales et écrites et restitue la prononciation [tɾəmɔɾɛ], [tɾemɔɾɛ] et [tə̆ɾmɔɾɛ] qu'elle transcrit respectivement sous la forme Tremorè, Trémorè et T·rmorè[25].
La forme bretonne normalisée proposée par la Commission de Toponymie de l'Institut culturel de Bretagne en 1995 est Tremorae[26]. Il s'agit également de la forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne[21].
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 10,3 % des toponymes de la commune sont d'origine bretonne[27].
Le gentilé est Trémorelois en français[28]. Le site geobreizh.bzh donne les gentilés en breton suivants : Tremoreiz au masculin (singulier : Tremoraead) et Tremoraeadezed au féminin (singulier : Tremoraeadez)[28].
Histoire
Moyen-Âge et Temps modernes
La paroisse de Trémorel est issue d'un démembrement de la paroisse de Merdrignac[22]. En l'an 1008, la duchesse Havoise et ses fils Alain et Eudon donnèrent la seigneurie de Trémorel à l'abbaye de Saint-Méen-le-Grand[22], l'échange étant confirmé en 1192 par le pape Célestin III.
Sous l'Ancien Régime, la paroisse appartenait au diocèse de Saint-Malo et possédait pour succursale la paroisse du Loscouët-sur-Meu.
Révolution française
La commune a élu sa première municipalité en 1790, ce fut un chef-lieu de canton jusqu'à l'an X.
Le XIXe siècle
Tradition
Les traditions bretonnes y étant déjà présentes, d'autres traditions y sont également conservées telles que le Pardon des Treize Chênes le premier dimanche de septembre. Selon la légende, cette tradition provient d'un seigneur du lieu qui plantait un chêne chaque fois qu'il était père. Au treizième enfant, il bâtit la chapelle des Treize Chênes (reconstruite en 1888 sur les ruines de l'ancienne).
Le XXe siècle
Les guerres du XXe siècle
Le monument aux morts porte les noms des 104 soldats morts pour la Patrie[29] :
- 90 sont morts durant la Première Guerre mondiale ;
- 11 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale ;
- 2 sont morts durant la guerre d'Algérie ;
- 1 est mort durant la guerre d'Indochine.
Le XXIe siècle
La fermeture en 2003 de l'usine du groupe "Volaille de France" entraîne la suppression de 350 emplois[30].
Économie
- La Société vitréenne d'abattage Jean Rozé, une filiale du groupe Les Mousquetaires) a un établissement d'abattage de bovins à Trémorel.
Politique et administration
Michel Blanchard premier Maire de Trémorel 1791-1792
Langue gallèse
Le village de Trémorel se situe en Haute-Bretagne, dans la zone où le gallo est parlé. Le nom de Trémorel se dit en gallo « Termorae ». Trémorel est la première commune signataire de la charte du Galo, dam Yan, dam Vèr.
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[32].
En 2023, la commune comptait 1 156 habitants[Note 3], en évolution de +0,35 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Culture locale et patrimoine
Lieux et monuments
-
L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul. -
Ancienne gare sur la ligne de Saint-Méen à Loudéac.
L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul a été entièrement reconstruite en 1838 puis en 1945. Elle possède quelques éléments assez anciens comme un cadran solaire de 1691 sur sa façade sud.
Personnalités liées à la commune
Voir aussi
Notes et références
Notes
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
- ↑ « Réseau hydrographique de Trémorel » sur Géoportail (consulté le 1 mai 2025).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
- ↑ Sandre, « le Bourien ».
- ↑ « Fiche communale de Trémorel », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « Le Meu ».
- ↑ Sandre, « Le Gréhédan ».
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Les zones climatiques en Bretagne. », sur bretagne-environnement.fr, (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Trémorel et Merdrignac », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Merdrignac », sur la commune de Merdrignac - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « Merdrignac », sur la commune de Merdrignac - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- Roger Frey, « Étymologie et Histoire de Trémorel » (consulté le ).
- « Trémorel », sur la base toponymique KerOfis, Office public de la langue bretonne (consulté le ).
- Bernard Tanguy, Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses des Côtes-d'Armor: origine et signification, Douarnenez, ArMen - Le Chasse-Marée, , 343-344 p. (ISBN 978-2-903708-36-8), p. 89.
- ↑ Pascal Ory, Léandre Mandard et Laurence Prod'homme, Haute-Bretagne: l'encyclopédie culture et société de la Bretagne gallèse, Presses universitaires de Rennes, , 200;231 (ISBN 979-10-413-0333-5)
- ↑ (br) Erwan Vallerie, Diazezoù studi istorel an anvioù-parrez / Traité de toponymie historique de la Bretagne, t. Corpus, Ar Releg-Kerhuon, an Here, , 256 p. (ISBN 978-2-86843-153-0), p. 227
- ↑ « ChubEndret. Dictionnaire de noms de lieux en gallo », institu Chubri (consulté le )
- ↑ (fr + br) Anvioù kumunioù Breizh - Noms des communes de Bretagne, Rennes, Servij ar Brezhoneg Skol-Uhel ar Vro, , 108 p., p. 106.
- ↑ Jean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, , 480 p. (ISBN 2-903708-04-5 et 978-2-903708-04-7), p. 17;407
- « Nom des habitants (gentilé) des villes de Bretagne : résultats concernant Trémorel », sur le portail géographique et cartographique de Bretagne Geobreizh.bzh (consulté le ).
- ↑ « MémorialGenWeb Relevé », sur memorialgenweb.org (consulté le ).
- ↑ Le Monde, « Volailles de France : Gastronome ferme le site de Trémorel (Côtes-d'Armor) », Le Monde, (lire en ligne
, consulté le ).
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
Liens externes
- Trémorel sur le site de l'Institut géographique national
- Trémorel sur le site de l'Insee
- Site officiel
- Portail des communes de France
- Portail des Côtes-d’Armor







