Triolet (poésie)
En poésie, un triolet est un poème à forme fixe composé de huit vers sur deux rimes et dans lequel les premier, quatrième et septième vers, ainsi que les deuxième et huitième vers, sont identiques[1].
Historique
Le triolet, qui fut également appelé rondel simple, est d'origine française et apparaît pour la première fois au XIIIe siècle[réf. souhaitée].
Description
Le mètre d'un triolet est généralement octosyllabique. Il peut être composé de deux quatrains ou bien d'un seul tenant, formant un huitain que l'on appelle alors triolet continu[réf. souhaitée].
Par sa légèreté, le triolet convient au genre satirique[2] ou gracieux[C'est-à-dire ?].
Structure du triolet
Un triolet [3] compte huit vers. Le premier est répété aux 4e et 7e vers, le 2e au 8e vers.
Si l’on note le 1er vers A et le 2e B, on a ainsi :
- A
- B
- a (rime en A)
- A (repris du vers 1)
- a (rime en A)
- b (rime en B)
- A (repris du vers 1)
- B (repris du vers 2)
Les majuscules indiquent les vers identiques.
Effet recherché
Le triolet produit une impression de refrain, un effet circulaire et une musicalité renforcée par les répétitions[réf. nécessaire].
Exemple
Le poème À Philis de Théodore de Banville (1823-1891) est un exemple de triolet[4].
Si j'étais le Zéphyr ailé,
J'irais mourir sur votre bouche.
Ces voiles, j'en aurais la clé
Si j'étais le Zéphyr ailé.
Près des seins pour qui je brûlai
Je me glisserais dans la couche.
Si j'étais le Zéphyr ailé,
J'irais mourir sur votre bouche.
— Théodore de Banville, Les Cariatides, 1842, À Philis
Ce triolet a été mis en musique par Claude Debussy sous le titre Zéphyr (1881). Ce poème est un triolet conforme à la forme fixe classique (huit vers avec répétitions et schéma de rimes) écrit par Banville.
Notes et références
- ↑ Informations lexicographiques et étymologiques de « triolet » dans le Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales.
- ↑ Théodore de Banville 1872, p. 212.
- ↑ in Dictionnaire universel des littératures / Vapereau, Gustave (1819-1906), 2096 pages (lire en ligne, sur Gallica, consulté le 11 décembre 2025), page 1991.
- ↑ Théodore de Banville, Les Cariatides. Roses de Noël, Alphonse Lemerre, éditeur, (lire sur Wikisource), p. 282.
Voir aussi
Bibliographie
- Théodore de Banville, Petit traité de poésie française, (lire sur Wikisource), p. 212
Articles connexes
Liens externes
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