Troguéry

Troguéry
Troguéry
Le moulin du Cosquer en 2013.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Lannion
Intercommunalité Communauté d'agglomération Lannion-Trégor Communauté
Maire
Mandat
Serge Henry
2020-2026
Code postal 22450
Code commune 22383
Démographie
Gentilé Troguérois, Troguéroise
Population
municipale
227 hab. (2023 en évolution de −8,84 % par rapport à 2017)
Densité 63 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 45′ 17″ nord, 3° 13′ 28″ ouest
Altitude 45 m
Min. 0 m
Max. 55 m
Superficie 3,61 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Tréguier
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Troguéry
Liens
Site web www.lannion-tregor.com/fr/nous-connaitre/l-institution/les-57-communes-du-territoire/troguery.html

Troguéry [tʁogeʁi] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor, en région Bretagne.

Géographie

Situation

Carte de la commune de Troguéry et des communes avoisinantes.
Communes limitrophes de Troguéry
Minihy-Tréguier Trédarzec
Troguéry Pouldouran
La Roche-Jaudy Hengoat





Relief et hydrographie

Le finage de Troguéry a l'aspect d'un plan incliné vers le nord-ouest et le nord, en direction du Jaudy et du Ruisseau du Moulin de Bizien, son point le plus élevé (55 mètres) est située à sa limite sud-est, près du hameau de Kerséhan ; les points les plus bas correspondent au niveau de la mer car la commune est limité à l'ouest et au nord par les rias des deux cours d'eau précités. Le bourg est vers 45 mètres d'altitude.

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la ria du Jaudy et celle du Moulin de Bizien[1],[Carte 1].

Le Jaudy, d'une longueur de 48 km, prend sa source dans la commune de Tréglamus et se jette dans la Manche en limite de Plouguiel et de Kerbors, après avoir traversé 13 communes[2].

Le Moulin de Bizien, d'une longueur de 11 km, prend sa source à la limite des communes de Pommerit-Jaudy et de Ploëzal et se jette dans le Jaudy en limite de Trédarzec et de Troguéry[3].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Troguéry[Note 1].

Troguéry est limité au sud par le Ruisseau du Launay, petit affluent de rive droite du Jaudy, qui sépare la commune de celle de La Roche-Jaudy (anciennement de Pommerit-Jaudy).

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[6]. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments[7]. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 0,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 805 mm, avec 14,1 jours de précipitations en janvier et 7 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Roche-Jaudy à 3 km à vol d'oiseau[10], est de 11,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 887,1 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 37,2 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −8,5 °C, atteinte le [Note 2].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[13], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Typologie

Au , Troguéry est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle est située hors unité urbaine[15] et hors attraction des villes[16],[17].

La commune, bordée par l'estuaire du Jaudy, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral[18]. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des 100 mètres, ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit[19].

Habitat et paysages

Troguéry présente un habitat rural dispersé en de nombreux écarts formés de hameaux et fermes isolées. La commune a conservé pour l'essentiel son caractère rural, seule la zone comprise entre le bourg et le hameau des Quatre-Vents a été transformée par la création de lotissements engendrant un habitat pavillonnaire.

Les rives des deux rias sont restées inhabitées.

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (79,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (79,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (79,5 %), eaux continentales[Note 3] (13 %), zones urbanisées (7,5 %)[20]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Transports

La commune est isolée, éloignée des grands axes de transports, desservie principalement par le D 72, qui vient de Pleudaniel.

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Treguerri en 1330, ecclesia de Treuguerri à la fin du XIVe siècle, Treauguery en 1427, Treuguerri en 1444, ecclesia de Tnouguerri en 1457, Treuguerri en 1461, Tnouguery en 1481, Trouguery en 1486, Treguerri, Treuguerri et Treuguerry en 1505, Tnouguery en 1547, Tuonguerry et Tnouguerry en 1554 et en 1614, Troguerry en 1600.
La forme actuelle Troguéry apparaît en 1709[21].

Troguéry vient du vieux breton treb (village) et, semble-t-il, d'un nom de personnage Guerry ou Geri[21], le « village de Héry »[22].
« Bien que son premier élément tro- paraisse remonter au vieux et moyen-breton tnou, aujourd'hui traou, traon, (« vallée »), les graphies les plus anciennes infirment cette hypothèse et dénoncent dans les formes Tnouguery des réfections analogiques. Le premier élément est de toute apparence le vieux-breton treb (« village »). Souvent noté en moyen-breton tref, le terme apparaît vers 1060 sous la forme treu dans un acte de l'abbaye de Saint-Georges de Rennes concernant Pleubian »[23].
« Quant au second élément, même s'il semble, à en juger notamment par la transcription Treauguery en 1427, avoir été assimilé au breton eogeri, ogeri (« rouissoir »), terme qui explique les lieux-dits Tossen-an-Oguéry ou Prat-Noguéry à Pommerit-Jaudy, son origine est sans doute différente. Un rouissoir dit Routoir-Coz, indiqué par l'ancien cadastre, non loin de l'église, ne saurait constituer un argument décisif en ce sens. Plus vraisemblable est d'y identifier un élément geri, sans doute nom d'homme, à l'origine également, précédé du breton toull (« trou ») et de l'article défini, de Toull-an-Héry, village de Plestin-les-Grèves, noté Toulanguerry en 1460 »[23].

Plusieurs lieux-dits de la commune portent des noms commençant par "Convenant ...", ce qui rappelle la pratique traditionnelle des domaines congéables pour les exploitations agricoles de la commune.

Histoire

Antiquité

Des briques et tuiles datant de l'époque gallo-romaine ont été trouvées au lieu-dit Coz-Quinquis ("Le vieux Plessis")[24].

Moyen-Âge

Troguéry est issu du démembrement de la paroisse de l'Armorique primitive de Pleudaniel. Le nom, en fait celui de son manoir, est cité pour la première fois en 1330 dans le procès de canonisation de saint Yves. La paroisse de Troguéry est attestée en 1437[24].

Un missel datant de 1453, écrit, sinon calligraphié, par Yves Even, recteur de Troguéry, se trouve à la Bibliothèque nationale[25].

Une archive détenue au château de Chantilly indique une fondation de l'église de Troguéry en 1487[26].

Temps modernes

Quatre seigneuries existaient à Troguéry : Kerino [Kerinou], Kersquelbault [Kerscabot] (droit de haute justice qui s'exerçait à La Roche-Derrien), Troguéry (haute, moyenne et basse justice) et la Ville-Basse [Kerandraou], laquelle disposait du droit de haute justice et de prééminences dans la cathédrale de Tréguier[27].

Claude de Perrien [Perien] (veuve de Jean II de Kerguézec) était dame douairière de Carpont (en Louannec) et propriétaire de la seigneurie de Troguéry en 1608[28].La seigneurie de Kersquelbault était la propriété des seigneurs de Chef-du-Pont, alors en Langoat[29].

Carte de Cassini de la paroisse de Troguéry et de ses environs (1790).

En 1759 Une ordonnance du roi Louis XV fixe à 8 hommes et 52 livres la charge annuelle de la paroisse de Troguéry pour le service des garde-côtes chargés de la défense des côtes de Bretagne[30].

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Troguéry en 1778 :

« Troguéri : à trois quarts de lieue au Sud de Tréguier, son évêché et sa subdélégation ; à 30 lieues de Rennes. Cette paroisse ressortit à Lannion, et compte 350 communiants[Note 4] ; la cure est à l'alternative. Le terroir est très bien et très exactement cultivé[31]. »

Révolution française

La paroisse de Troguéry est transformée en commune en 1790 et rattachée au canton de La Roche-Derrien et au district de Pontrieux, puis à partir de 1795 à l'arrondissement de Lannion.

Le 9 frimaire an VII () les communes de Tréguier et Troguerie [Troguéry] furent mises en état de siège par le général Michaud, commandant la XIIIe division militaire, à la suite de l'assassinat le 9 brumaire an VII () « du citoyen Gac[Note 5], agent municipal de Troguéry, par une horde de brigands » (chouans)[32]. Parmi les auteurs de cet assassinat sont cités René Duval[Note 6], un cultivateur de Pommerit-Jaudy et un forçat libéré du port de Brest, François Taupin[33].

Au début de 1799 les soldats cantonnés à Troguéry se mirent à renverser et détruire les croix de chemins (renversées déjà lors de la Terreur, mais relevées depuis) ainsi que les images pieuses replacées au-dessus des portes des maisons. Le commissaire du canton de Pontrieux s'en plaint et écrit qu'« il faut laisser agir le temps. Pour ne pas froisser l'opinion, il vaut mieux, au lieu de chercher à détruire les signes superstitieux qui existent, veiller à ce qu'il ne d'en implante pas de nouveaux »[34].

Le XIXe siècle

L'ordonnance royale du sépare la succursale de Pouldouran de celle de Troguéry dont elle dépendait jusque-là[24].

Plan cadastral de la commune de Troguéry datant de 1835 (tableau d'assemblage).

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Troguéry en 1853 :

« Troguéry : commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom ; aujourd'hui succursale. (..) Principaux villages : Kerscabot, Pen-an-Antré, Guénoret, Ville-Basse, Sainte-Anne, Convenant-Tilly, Kermeur, Convenant-Mabo; Kerino, Biliguen, Convenant-Munudic, Convenant-Coco, Le Cosquer, Traou-an-Dour, Ros-Lan, Pen-an-Cra. Superficie totale 300 hectares [en fait 305 ha] 50 ares, dont (..) terres labourables 291 ha, prés et pâturages 6 ha, vergers et jardins 5 ha, landes et incultes 3 ha (..). Moulins : 2 (à eau, du Cosquer, du Huallec).Il y a, en outre de l'église, la chapelle Sainte-Anne. On parle le breton[35]. »

Joachim Gaultier du Mottay écrit en 1862 que Troguéry possède une école de garçons ayant 36 élèves, que son territoire est assez plat, avec une pente vers l'ouest en direction du Jaudy, à proximité duquel le relief devient plus accidenté, que les terres sont productives et bien cultivées, produisant du foin en abondance et fournissant d'excellents pâturages, que l'église, qui est sous le patronage de saint Iltut, est fort ancienne (les dates de 1633 et 1729 lisibles dans l'église correspondent probablement à des réparations) et que son pardon, célébré le jour de la Sainte-Trinité est fréquenté par des pèlerins qui « s'y rendent la nuit, dans un silence absolu, pour obtenir la guérison de leurs infirmités ou de celles de leurs parents »[36].

Le XXe siècle

La Belle Époque

Vers 1900 un bac assurait le passage sur le Jaudy au niveau du lieu-dit Kerscabot[37].

La Première Guerre mondiale

Le monument aux morts de Troguéry porte les noms de 20 soldats morts pour la Patrie pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux 3 au moins (Jean Coadic, François Dalvat et Édouard Corlouer) sont morts en Belgique dès 1914 ou 1915 ; Yves Le Corre et Joseph Le Roux sont morts en mer, victimes de naufrages provoqués par l'ennemi : le premier cité le sur le cargo charbonnier à vapeur Maine au large de Dieppe, le second cité le sur le cargo réquisitionné Voltaire II ; la plupart des autres sont morts sur le sol français[38].

L'Entre-deux-guerres

La Seconde Guerre mondiale

Le monument aux morts de Troguéry porte les noms de 9 personnes mortes pour la France durant la Seconde Guerre mondiale ; parmi ces victimes Marcel Coadic, mort en mer le  ; Ernest Joliff, marin sur le contre-torpilleur L'Audacieux, mort de maladie le à Toulon ; Louis Joliff, mort lors du naufrage du dragueur auxiliaire Denis Papin le  ; Louis Droniou, prisonnier de guerre, rapatrié sanitaire, mort de maladie le à Paris ; François Treuvil, marin des Forces navales françaises libres, mort lors du naufrage du Yoma le  ; Yves Rioual, marin mort lors de l'abordage accidentel du contre-torpilleur Le Malin avec Le Terrible le au large de Naples[38].

L'Après Seconde Guerre mondiale

L'enseigne de vaisseau Robert Even, originaire de Troguéry, fit partie des 15 victimes de l'accident d'avion, un Junkers 52, survenu le au sommet du Djebel Zaghouan en Tunisie[39].

Le XXIe siècle

La recherche d'un druide pour pallier le manque de médecins

Six communes du Pays rochois (La Roche-Derrien, Pommerit-Jaudy, Langoat, Hengoat, Pouldouran et Troguéry) annoncent en avoir recruté un druide pour pallier le manque de médecins. C'était évidemment un canular, une fausse information destinée à obtenir un battage médiatique ; ce fut efficace, la commune nouvelle de La Roche-Jaudy accueillant à oartir de 2020 quatre médecins dans son cabinet médical[40].

Un déclin démographique

Pendant la période 2015-2021, Troguéry a perdu 72 habitants soit un quart de sa population qui s’élève désormais à 211 habitants. En moyenne, cela représente -4,8 % l'an ; ce déclin s'explique en partie par le vieillissement de la population. La construction du lotissement de Ker Ildut (17 lots), lancée en 2023, devrait favoriser un redressement démographique[41].

En 2023 le transept nord de l'église menacé de s'effondrer ; il faut en reprendre toute la maçonnerie[42].

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1793   Honorat Tily[Note 7]    
an IV   Y. Le Tynevez    
an IX   Jean François Cavan    
an XIII 1808 Yves Marie Le Callennec    
1808 1824 Yves Le Goff[Note 8]   Cultivateur.
1825 1830 Louis Corlouer[Note 9]   Cultivateur.
1830 1832 Yves Tigeon[Note 10]   Cultivateur.
1832 1835 Blaise Guillou[Note 11]   Cultivateur.
1835 1843 Yves Tigeon   Déjà maire entre 1830 et 1832.
1843 1846 Yves Le Tynevez[Note 12]   Batelier.
1846 1847 Yves André    
1847 1848 Yves Goarin[Note 13]   Cultivateur.
1848 1852 Yves Jean Gayic    
1852 1876 Yves François Connan[Note 14]   Propriétaire. Cultivateur.
1876 1887 Théophile Tynevez[Note 15]   Fils d'Yves Le Tynevez, maire entre 1843 et 1846.
1887 1889 Désiré Connan[Note 16]   Cultivateur à Goarisson.
1889 1889 Eugène L'Hostellier    
1889 1897 Jean Marie Talguen    
1897 1900 Jean Marie Pierre    
1900 1912 Noël Emmanuel Coadou[Note 17]   Employé de commerce.
1912 1920 Pierre Goarin[Note 18]   Cultivateur.
1920 après 1922 Yves Marie Gallou[Note 19]   Meunier.
         
  1950 Louis Salliou[Note 20]   Cultivateur.
avant 1951 mai 1953 Yves Garel[Note 21] MRP Cultivateur exploitant.
mai 1953 mars 1977 Robert Guézennec   Cultivateur
mars 1977 mars 1983 François Perrot    
mars 1983 mars 2001 Jean Nicolas   Agriculteur retraité
mars 2001 4 avril 2014 Serge Trogoff   Assureur. Ne s'est pas représenté en 2014[43].
4 avril 2014[44] en cours
(au 25 mai 2020)
Serge Henry   Enseignant
Réélu pour le mandat 2020-2026[45]

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[46]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[47].

En 2023, la commune comptait 227 habitants[Note 22], en évolution de −8,84 % par rapport à 2017 (Côtes-d'Armor : +2,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
381560513513563543570598618
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
617598607551569561604528505
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
516504447409436398417412300
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
306290238227224233273284286
2018 2023 - - - - - - -
232227-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[48] puis Insee à partir de 2006[49].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments

L'église de la Sainte-Trinité (début XXe siècle)
  • L'église de la Sainte-Trinité, appelée autrefois église Saint-Ildut, date pour partie de 1633 (clocher), pour partie de 1729 (chevet) ; son maître-autel est du XVIIIe siècle ; l'église possède aussi un bénitier du XIVe siècle et des fonts baptismaux du XVe siècle.
  • La chapelle Sainte-Anne : elle date initialement du XVIe siècle, mais a été largement reconstruite en 1779 et restaurée en 1881 et 1925.

Littérature

Personnalités liées à la commune

Notes et références

Notes

  1. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  2. Les records sont établis sur la période du au .
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Personnes en âge de communier.
  5. Yves Le Gac, né le à Minihy-Tréguier, assassiné le à Troguéry, « tué par trois coups de feu, un au milieu du dos aboutissant au cœur, le second à la poitrine et le troisième au bras droit ».
  6. Probablement Yves René Duval, né le à Pommerit-Jaudy, décédé le à Pommerit-Jaudy.
  7. Honorat Tily, né le à Langoat, décédé le à Troguery.
  8. Yves Le Goff, né le à Hengoat, décédé le à Troguéry.
  9. Louis Corlouer, né le à Troguéry , décédé le à Tréguier
  10. Yves Tigeon, né vers 1794 à Yvias, décédé le à Troguéry.
  11. Blaise Guillou, né le à Tréguier, décédé le à Troguéry.
  12. Yves Le Tynevez, né le à Pouldouran, décédé le à Troguéry.
  13. Yves Goarin, né le à Minihy-Tréguier, décédé le à Troguéry.
  14. Yves François Connan, né le à La Roche-Derrien, décédé le à Troguery.
  15. Théophile Tynevez, né le à Troguéry, décédé le à Troguéry.
  16. Désiré Connan, né le à La Roche-Derrien, décédé le à Troguéry.
  17. Noël Emmanuel Coadou, né le à Troguéry, décédé le à Troguéry.
  18. Pierre Goarin, né le à Troguéry, inhumé en 1957 à Troguéry.
  19. Yves Marie Gallou, né le à Troguéry, décédé le à Château-Gontier (Mayenne).
  20. Louis Salliou, né le à Camlez, décédé le à Troguéry.
  21. Yves Garel, né le à Lestivoan en Pommerit-Jaudy, décédé le à Kerbian en Troguéry.
  22. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.

Cartes

  1. « Réseau hydrographique de Troguéry » sur Géoportail (consulté le 1 mai 2025).
  2. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

  1. « Fiche communale de Troguéry », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
  2. Sandre, « Le Jaudy ».
  3. Sandre, « Le Moulin de Bizien ».
  4. Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  5. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
  6. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
  7. « Les zones climatiques en Bretagne. », sur bretagne-environnement.fr, (consulté le )
  8. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
  9. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  10. « Orthodromie entre Troguéry et La Roche-Jaudy », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station Météo-France « Pommerit-Jaudy », sur la commune de La Roche-Jaudy - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
  12. « Station Météo-France « Pommerit-Jaudy », sur la commune de La Roche-Jaudy - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  13. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
  14. « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
  15. Insee, « Métadonnées de la commune ».
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  17. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
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Voir aussi

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