Trouble lié à l'usage du cannabis
| Causes | Cannabis[1] |
|---|---|
| Début habituel | Adolescence, début de l'âge adulte[2] |
| Différentiel | Consommation non-problematique de cannabis, problèmes de santé dus au cannabis[2] |
|---|---|
| Traitement | Suivi psychologique (thérapie cognitivo-comportementale, entretien motivationnel)[3] |
| Spécialité | Psychiatrie |
| Fréquence | 1,5 % des adultes (États-Unis)[2] |
|---|
Mise en garde médicale
Le trouble lié à l’usage du cannabis (TUC), également connu comme dépendance au cannabis, est défini comme l’usage du cannabis de manière à entraîner une altération des facultés ou une détresse[2],[1]. Cela peut impliquer une consommation supérieure à celle prévue ou entraînant des problèmes au travail ou à l’école, des difficultés à réduire la consommation, la réduction d’autres activités pour consommer et le refus d’arrêter malgré les problèmes de santé liés à cette consommation[2]. D’autres problèmes peuvent être le sevrage du cannabis et l’accoutumance[2].
Les facteurs de risque comprennent le tabagisme, les antécédents familiaux et la pauvreté[2]. Les raisons invoquées pour sa consommation incluent conformité sociale, expérimentation, plaisir et gestion du stress[1]. Le diagnostic peut être confirmé par des tests de dépistage du cannabis dans l’urine, le sang, la salive ou les cheveux[1].
Le traitement peut impliquer un soutien psychologique, tel que la thérapie cognitivo-comportementale et les entretiens motivationnels[3]. En 2020, les médicaments ne disposaient pas de preuves suffisantes pour défendre leur utilisation[1]. Environ 7 % des personnes souffrant de troubles liés à l’usage du cannabis demandent un traitement chaque année ; cependant, malgré le traitement, beaucoup continuent à en consommer[4].
En 2018, environ 192 millions de personnes dans le monde (3,9 % des adultes) avaient consommé du cannabis[3]. Ce phénomène était plus fréquent en Amérique du Nord (15 %), ainsi qu’en Australie et en Nouvelle-Zélande (11 %)[3]. En 2022, en France, la consommation atteignait les 30 % chez les jeunes de 17 ans[5]. En 2025, elle était de 8,4 % chez les adultes européens (24 millions de personnes âgées de 15 à 64 ans)[6]. Parmi les consommateurs quotidiens de cannabis, presque la moitié développe un trouble lié à l’usage du cannabis[3]. Aux États-Unis, environ 3,4 % des adolescents[pas clair] et 1,5 % des adultes souffrent de troubles liés à l’usage du cannabis[2].En France, en 2017, l’usage problématique ou la dépendance concernaient 3% des 18-64 ans (contre 2 % en 2014)[7]. Les hommes sont plus fréquemment touchés que les femmes[2],[8]. L’apparition de ces troubles se situe le plus souvent à l’adolescence ou au début de l’âge adulte[2].
Références
- (en) J Patel et R Marwaha, « Cannabis Use Disorder », StatPearls, (PMID 30844158)
- (en) Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders, American Psychiatric Association, , 509 (ISBN 978-0-89042-555-8, DOI 10.1176/appi.books.9780890425596.156852)
- (en) WORLD DRUG REPORT 2020 (SET OF 6 BOOKLETS)., [S.l.], UNITED NATIONS, (ISBN 978-92-1-148345-1, lire en ligne [archive du ]), p. 11, 13, 32
- ↑ (en) CA Brezing et FR Levin, « The Current State of Pharmacological Treatments for Cannabis Use Disorder and Withdrawal. », Neuropsychopharmacology : official publication of the American College of Neuropsychopharmacology, vol. 43, no 1, , p. 173-194 (PMID 28875989, DOI 10.1038/npp.2017.212)
- ↑ « Cannabis : les chiffres clés d’une campagne qui marque les esprits », sur MILDECA (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives), (consulté le )
- ↑ « "Cannabis – situation actuelle en Europe (Rapport européen sur les drogues 2025)", European Drug Report 2025: Trends and Developments », sur EUROPEAN UNION DRUGS AGENCY (consulté le )
- ↑ « Chiffres clés du cannabis », sur DROGUES-INFOS-SERVICE.fr (consulté le )
- ↑ « Drogues et addictions. Chiffres clés. » [https://www.documentation-administrative.gouv.fr/adm-01860212v2/file/OFDT_DACC_2025.pdf%5D, sur Observatoire français des drogues et des tendances addictives, (consulté le )
- Portail de la médecine
- Portail des psychotropes