Troudovik

Les dirigeants du groupe (de gauche à droite) A.F. Aladjin; I.v. Zhilkin; S.V. Anikin

Le Troudovik (de son vrai nom Parti du travail, en russe : Трудовая группа, Trudovaya gruppa) est un parti politique russe du début du XXe siècle, actif de 1906 à 1917. Ce parti socialiste était modéré en comparaison aux groupes marxistes et anarchistes.

Ce parti socialiste agraire a été l'un des centaines de petits cercles de travailleurs qui ont fleuri à la suite de la révolution russe de 1905. Le tsarisme a alors libéralisé le régime, mais pas au point où la société civile l'espérait. En conséquence, le parti a survécu mais il est resté faible.

Le Parti du travail est surtout connu pour avoir remporté des sièges à la Douma, principalement dans les première et deuxième, en 1906 et 1907. Dans la seconde Douma, les Troudoviks, au nombre de 104, sont affiliés aux socialistes révolutionnaires[1]. À la troisième Douma, à la suite d'une réforme électorale, il n'y a plus que 13 Troudoviks parmi les députés[2]. Alexandre Kerenski est leader du groupe troudovik à la quatrième Douma élue en 1912[3]. La faction troudovik est alors amorphe mais, grâce à son éloquence, Kerenski devient le porte-parole de la gauche tout entière[4]. Le , les Troudoviks restent fidèles aux résolutions pacifistes de l'Internationale ouvrière lorsque la Douma et le Conseil d’État sont rassemblés pour voter les crédits de guerre[5], les 5 députés bolcheviques et les 9 mencheviks votent contre, les troudoviks préfèrent quitter la séance avant le vote[6].

Notes et références

  1. ↑ Richard Pipes, La Révolution russe, PUF, 1993, p. 168.
  2. ↑ Ibid., p. 170.
  3. ↑ Ibid., p. 211.
  4. ↑ Ibid., p. 282.
  5. ↑ Ibid., p. 352.
  6. ↑ BECKER, Jean-Jacques, La Grande Guerre, Paris, PUF, Que sais-je, , pp. 52-53

Source

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