Tsvetik semitsvetik
| Tsvetik semitsvetik | |
| Auteur | Valentin Kataïev |
|---|---|
| Pays | |
| Genre | conte |
| Version originale | |
| Langue | russe |
| Lieu de parution | Moscou |
| Date de parution | 1940 |
Tsvetik semitsvetik ou La Fleur arc-en-ciel (titre original russe : Цветик-семицветик) est un conte merveilleux écrit par l'écrivain soviétique Valentin Kataïev et publié pour la première fois dans la Literatournaïa gazeta et dans la revue Murzilka en 1940[1],[2]. Il est dédié à Boris Levine, un écrivain mort pendant la guerre d'Hiver[2].
Résumé
Dans le Moscou d'après-guerre[3], une petite fille prénommée Jenya, partie acheter les bagels à la demande de sa maman, reçoit inopinément une fleur magique à sept pétales multicolores d'une vieille femme inconnue. Cette fleur a le pouvoir d'exaucer les vœux. Pour cela, Jenya doit arracher un pétale et prononcer une incantation. Jenya l'utilise d'abord selon ses besoins immédiats. Elle demande à la fleur de lui rendre les bagels volés par un chien errant, puis de réparer un vase qu'elle a cassé par mégarde[4]. Ensuite, elle fait les demandes irrationnelles. Les enfants qui jouent à l'expédition arctique refusent de l'accepter dans leur bande. Elle demande aussitôt à la fleur de la transporter au pôle Nord, puis, frigorifiée et apeurée elle est obligée de recourir à la magie pour rentrer chez elle[4]. Ensuite, envieuse des filles qui possèdent de beaux jouets, Jenya exige d'avoir toutes les poupées, tous les ballons et tous les vélos du monde. Son vœu exaucé, elle arrache un autre pétale en demandant que tous ces jouets en surnombre retournent dans les magasins[3],[4],[5],[6].
Finalement, Jenya découvre qu'il lui reste un dernier pétale, le bleu. Elle décide de prendre son temps et de faire le bon choix. Ses pensées sur ce qu'elle préférerait — deux kilos de chocolat, un tricycle, ou des billets de cinéma et de cirque — s'interrompent lorsqu'elle tombe sur un garçon nommé Vitia, assis sur un banc. La fillette invite son nouvel ami à jouer au chat et à la souris, mais ce dernier explique qu'il est handicapé et ne pourra jamais courir. Grâce au pétale bleu, Jenya guérit Vitia et trouve ainsi un compagnon de jeu[4],[5],[6],[7].
Adaptations
- 1948 : Tsvetik semitsvetik (Цветик-семицветик) de Mikhaïl Tsekhanovski (film d'animation)
- 1977 : Le Dernier pétale (Последний лепесток) de Roman Katchanov (film d'animation)
Notes et références
- ↑ (ru) « Валентин Катаев. Цветик-семицветик », sur Дом Творчества Переделкино,
- (ru) Две сказки Валентина Петровича Катаева, Саратовский национальный исследовательский государственный университет имени Н. Г. Чернышевского, (lire en ligne)
- (en) Larissa Rudova, Marina Balina, Russian Children's Literature and Culture, Taylor & Francis, , 352 p. (ISBN 9781135865573, lire en ligne), p. 163
- (en) Maria Nikolajeva, Power, Voice and Subjectivity in Literature for Young Readers, Taylor & Francis, , 232 p. (ISBN 9781135238230, lire en ligne), p. 140-141
- (en) Anna Krushelnitskaya, Dmitri Manin, Firefly in a Box : An Anthology of Soviet Kid Lit, University Press of Mississippi, , 294 p. (ISBN 9781496856593, lire en ligne)
- (en) Miriam Morton (trad. Anne Hansen, Bernard Isaacs), A harvest of Russian children's literature : Rainbower Flower, (lire en ligne)
- ↑ (en) Politicizing Magic : An Anthology of Russian and Soviet Fairy Tales, Northwestern University Press, , 418 p. (ISBN 9780810120327, lire en ligne)
Liens externes
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