Tumeur de Warthin

Tumeur de Warthin
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Tumeur de Warthin à la partie droite de l'image.

Traitement
Spécialité Oncologie
Classification et ressources externes
CISP-2 D78
CIM-10 D11
CIM-9 210.2
ICD-O 8561/0
DiseasesDB 31941
eMedicine 1289560
MeSH D000235

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La tumeur de Warthin (ou cystadénolymphome) est une tumeur des glandes salivaires bénigne.

Épidémiologie

Il s'agit de la seconde lésion bénigne salivaire en termes de fréquence derrière l'adénome pléomorphe[1].

La tumeur survient généralement aux alentours de la sixième décennie[1]. Le tabagisme est le principal facteur favorisant.

Signes cliniques

Les signes évocateurs de tumeur de Warthin sont : une tuméfaction parotidienne indolore, mobile et souple, bien circonscrite, évolutive avec une gêne progressive à la mastication et à la déglutition, sans paralysie faciale, ni adénopathies, ni signes d'inflammation locale associés[2].

Les tumeurs de Warthin surviennent parfois de manière bilatérale et se localisent préférentiellement au pôle inférieur de la parotide.

Imagerie

IRM

La présence en IRM de plages en hypersignal T1 spontané est un élément très utile au diagnostic positif de cystadénolymphome[1],[3]. Toutefois ce signe implique que l'examen d'imagerie soit réalisé à distance d'une cytoponction compte tenu des éventuels remaniements hémorragiques induits par le geste pouvant également apparaître en hypersignal T1.

Le coefficient de diffusion (ADC) ne contribue pas au diagnostic positif ou différentiel. Sa valeur est élevée dans les portions kystiques et parfois très abaissée dans les portions tissulaires[1].

La courbe de perfusion est généralement de type B au sein des portions tissulaires de la lésion (pic de rehaussement précoce et lavage rapide > 30 %)[1]. Le lavage de la lésion peut donner l'impression d'une absence de prise de contraste sur les séquences injectées conventionnelles.

Médecine nucléaire

La tumeur de Warthin présente un hypermétabolisme en tomographie par émission de positons au 18F-FDG[4].

Traitement

Le traitement de référence reste chirurgical par exérèse passant à distance de la tumeur avec examen histologique extemporané. Il convient de passer au large de la tumeur et de respecter le nerf facial. Quand la tumeur est volumineuse, il faudra enlever le lobe superficiel, voire toute la parotide lorsque le lobe profond est atteint[5].

La chirurgie est curative dans la majorité des cas. Si la tumeur réapparaît, c'est généralement parce qu'elle était multifocale ou n'a pas été complètement retirée lors de la première intervention[6].

Seuls les patients en très mauvais état général ou pour lesquels le diagnostic de quasi-certitude existe sur une petite tumeur de Warthin peuvent faire l'objet d'une surveillance clinique et radiologique.

Références

  1. Frédérique Dubrulle, Nadine Martin-Duverneuil et Guy Moulin, Imagerie en ORL, Elsevier-Masson, , 448 p. (ISBN 978-2-294-70498-7, lire en ligne)
  2. « Une drôle de boule - Tumeur de Warthin » [PDF]
  3. (en) M. Minami, H. Tanioka, K. Oyama et Y. Itai, « Warthin tumor of the parotid gland : MR-pathologic correlation », AJNR. American journal of neuroradiology, vol. 14, no 1,‎ , p. 209–214 (ISSN 0195-6108, PMID 8427092, lire en ligne, consulté le ).
  4. (en) Yoshitaka Uchida, Satoshi Minoshima, Tetsuya Kawata et Ken Motoori, « Diagnostic value of FDG PET and salivary gland scintigraphy for parotid tumors », Clinical Nuclear Medicine, vol. 30, no 3,‎ , p. 170–176 (ISSN 0363-9762, PMID 15722820, lire en ligne, consulté le ).
  5. « Tumeur de la glande parotide : types, symptômes, causes et risque, diagnostic, traitement », sur ghealth121.com, (consulté le )
  6. « Votre rapport de pathologie pour la tumeur de Warthin », sur MyPathologyReport (consulté le )
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