Tupolev Tu-123
| Tupolev Tu-123 | ||
Un drone Tupolev Tu-123 exposé près de l'aérodrome Khodynka (Moscou). | ||
| Constructeur | ||
|---|---|---|
| Rôle | Drone de reconnaissance | |
| Statut | retiré du service | |
| Premier vol | ||
| Mise en service | ||
| Date de retrait | ||
| Nombre construits | 52 | |
| Équipage | ||
| 0 | ||
| Motorisation | ||
| Moteur | Toumanski R-15 | |
| Nombre | 1 | |
| Type | Turboréacteur | |
| Dimensions | ||
| ||
| Envergure | 8,41 m | |
| Longueur | 27,84 m | |
| Hauteur | 4,78 m | |
| Masses | ||
| À vide | 11 450 kg | |
| Avec armement | 35 610 kg | |
| Performances | ||
| Vitesse maximale | 2 700 km/h | |
| Plafond | 22 800 m | |
| Rayon d'action | 3 200 km | |
Le Tupolev Tu-123 Yastreb (en russe : Ястреб, c'est-à-dire « faucon ») est un des premiers drones de reconnaissance conçus en Union soviétique. Son développement commence en 1960, puis il entre en service actif en 1964. À l'époque, 52 exemplaires ont été construits.
Description
Le programme est lancé en réponse au survol répété de l'URSS par des avions espions américains de type U-2. Le Tu-123 Yastreb est un drone de reconnaissance à haute vitesse à usage unique, assez similaire dans son concept au Lockheed D-21. Il est lancé comme un missile, à partir d'une rampe inclinée, avec l'aide de fusée d'appoint. Il ne possède ainsi pas de train d'atterrissage. Son réacteur est un Toumanski R-15, similaire aux réacteurs du MiG-25, mais dans une version simplifiée et moins couteuse, la durée de vie du moteur n'entrant pas en considération. La charge utile comprend des appareils photographiques et des équipements de renseignement d'origine électromagnétique. A l'issue de la mission, la partie avant, contenant les films photographiques et les enregistreurs, se sépare et est récupérée (freinée par parachute), tandis que le reste de l'avion s'écrase.
L'appareil commence ses essais vers 1961, puis est admis en service en 1964. Sa désignation pour les forces armées soviétiques est DBR-1 (Dalniy bespilotniy razvedchik, pour éclaireur sans pilote à longue portée). L'engin est déployé dans plusieurs bases en Europe centrale, mais il réalise peu de missions. Son utilisation est par nature très couteuse. Une version réutilisable est développée, mais n'est jamais mise en production. Il est très vite supplanté par le MiG-25R, la version de reconnaissance de l'avion piloté MiG-25[1].
Références
- ↑ (en) Steven J. Zaloga, Unmanned Aerial Vehicles: Robotic Air Warfare 1917–2007, Bloomsbury Publishing, (ISBN 978-1-84603-786-3, lire en ligne)
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