Tzintzuntzan

Tzintzuntzan
Image illustrative de l’article Tzintzuntzan
Vue de la pyramide yacata depuis l'extrémité sud.
Localisation
Pays Drapeau du Mexique Mexique
État Michoacán
Coordonnées 19° 37′ 25″ nord, 101° 34′ 26″ ouest
Histoire
Époque XVe et XVIe siècles
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Tzintzuntzan
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Tzintzuntzan (du mot purépecha Ts'intsuntsani, qui signifie « pays des colibris »[1]) est un ancien centre cérémoniel de la cité homonyme, capitale du Royaume tarasque à l'époque précolombienne. Après avoir eu son siège à Pátzcuaro pendant les premières années de l'empire tarasque, le pouvoir s’est installé à Tzintzuntzan au milieu du XVe siècle. L'empire continue à s'étendre et à tenir en échec les attaques de son voisin l’Empire aztèque, jusqu'à l’avènement de l’Empire espagnol. Ne voulant pas subir les mêmes destructions que la capitale aztèque Mexico-Tenochtitlan, l'empereur se rendit aux Espagnols dans cette ville[2]. Cependant, la plus grande partie du site, et en particulier ses cinq pyramides arrondies appelées « yacatas » est tout de même détruite et la ville presque complètement abandonnée[3].

En raison du manque d'intérêt pour l'ancien Empire purépecha, les fouilles de ce site n’ont pas commencé avant les années 1930[2]. Les plus grands monuments sont les cinq pyramides yacatas, qui s'alignent au bord du lac Pátzcuaro. L'autre grand vestige est la grande plate-forme creusée dans la colline sur laquelle repose les yacatas et les autres bâtiments[1].

Aujourd'hui[Quand ?], le site est encore utilisé pour des événements comme le Festival culturel de Fin de Año[4].

Histoire

Objets purépechas en cuivre et en laiton au musée du site.

Tzintzuntzan était la capitale de l’Empire purépecha (ou tarasque) lorsque les Espagnols sont arrivés dans les années 1520. Comme les habitants n'ont pas laissé de trace écrite, ce que nous savons de cette ville et de son empire provient des écrits en espagnol et des découvertes archéologiques[2]. Le principal document en langue espagnole, appelé la Relation de Michoacán, écrit par Jerónimo de Alcalá consigne ce qui lui est rapporté par l'élite purépecha en 1539. D'autres écrits font référence à la capitale notamment la quatrième lettre de Hernán Cortés en 1524, La información de Don Vasco de Quiroga, sobre el asiento de su Iglesia Catedral, en 1538, la Tratado curioso y doctor de las cosas de la Nueva España d’Alonso de La Rea au XVIIe siècle et la Crónica de la provincia de los santos Apóstoles San Pedro y San Pablo de Michoacán de Pablo Beaumont[5].

Pour un certain nombre de raisons, les origines des purépecha sont entourées de mystère. Une grande partie de la culture purépecha est très distincte des autres cultures méso-américaines. La langue purépecha a davantage de points communs avec le zuñi du Sud-Ouest des États-Unis ou le quechua du Pérou et n'est apparentée à aucune autre langue méso-américaine[2]. Le recueil d'histoires de Jeromimo Acalá provenant des anciens purépecha établit que ce peuple émigre vers la région du lac Patzcuaro, en développant des alliances avec les peuples qui s'y trouvaient déjà. Finalement, il devient le groupe dominant et a établi sa capitale à Tzintzuntzan[6]. Selon les preuves collectées, le peuple purépecha pourrait avoir commencé à dominer la région du lac Pátzcuaro dès l'an 1000 de notre ère, mais définitivement en 1250[2].

Vue du lac Pátzcuaro depuis le site.

L'histoire traditionnelle des Purépechas rapporte qu'autour de l'an 1325 un héros guerrier devenu roi, Tarícuri, se proclama leur souverain et fait de Pátzcuaro sa capitale. Ses neveux sont faits rois des royaumes voisins d’Ihuatzio et Tzintzuntzan, et tous deux commencent leurs conquêtes militaires à partir de ces points de départ. Au cours de cette période d'expansion, l’hégémonie est passée de la ville de Pátzcuaro à celle de Tzintzuntzan, qui avait pris suffisamment d'importance politique pour prendre le contrôle des autres villes. Pendant une grande partie de l'histoire de l'empire, la population de Tzintzuntzan reste au moins cinq fois plus importante que celle des autres villes. Aux alentours de 1440, l'empire se consolide et une bureaucratie administrative s'installe à Tzintzuntzan. L’essentiel de l'expansion de l'empire se produit à cette époque[2].

La date de fondation de la ville de Tzintzuntzan se situe probablement vers 1450, au cours de la période Postclassique contemporaine[6]. L'histoire traditionnelle de l'Empire au cours des XIVe et XVe siècles est obscure parce qu'il est difficile de croire que Tarícuri et ses neveux règnent pendant plus de quatre-vingt dix ans. Les archives montrent que la consolidation de l'empire commence au milieu du XVe siècle, avec la fondation d'un état centralisé. La bureaucratie s'installe à Tzintzuntzan et l'empire se développe en dehors de la région du lac Pátzcuaro de 1440 à 1500. Cela entraîne une composition ethnique très hétérogène de l'empire, qui se traduisait par celle de la capitale elle-même, seulement 10 % de la population de la région du lac étant d’ethnie purépecha[2]. La vie politique, économique et religieuse était contrôlée par Tzintzuntzan. Le site est situé sur le flanc de la colline Yauarato qui domine le lac Patzcuaro et ses rives. La colline protége ce site de toute attaque[7]. La ville préhispanique de Tzintzuntzan s’étendait depuis le lac Pátzcuaro jusque dans les collines situées à l'est et abritait une population comprise entre 25 000 et 30 000 habitants lors de l'arrivée des Espagnols dans les années 1520[8]. Le pouvoir purépecha s'étendait sur une grande partie du centre-ouest du Mexique, comprenant ce qui est maintenant l'état de Michoacán et certaines parties des États actuels de Guanajuato, de Guerrero et de Jalisco][7]. Bien qu'elle soit la capitale du deuxième empire mésoaméricain, lorsque les Espagnols conquièrent sa rivale Tenochtitlan, la ville se rend aux Espagnols sans combattre. Il existe deux raisons probables à ce fait. Même avant l’arrivée des Espagnols eux-mêmes, les épidémies de maladies comme la variole et la rougeole avaient sévèrement affecté la population purépecha, et probablement tué le roi. Le jeune roi, nouvellement installé à la hâte et sans expérience politique espérait sans doute composer avec la domination espagnole, et éviter le sort de Tenochtitlán, c'est-à-dire la destruction totale. Cet espoir prend fin lorsque les Espagnols le brûlent sur le bûcher[2].

Tzintzuntzan est la première capitale de la nouvelle province espagnole de Mechoacan ou Michoacán dans les années 1520, et les frères Franciscains arrivèrent pour évangéliser le peuple purépecha. Leur monastère est construit en partie avec des pierres prélevées sur les cinq pyramides « yacatas » du centre cérémoniel. Dans les années 1530, la capitale est transférée à Pátzcuaro et la population de Tzintzuntzan chute jusqu'à ce que la ville soit abandonnée[3].

Site archéologique

Partie d'une yacata reconstruite montrant quelques-unes des pierres de façade.

Contrairement aux Aztèques et aux Mayas, les anciens purépechas laissent peu de vestiges d'architecture monumentale. Les villes n’étaient pas fortifiées de façon significative, et les routes avaient peu ou pas de pavage. Seuls deux terrains de jeux de balle sont connus sur le territoire de l'ancien empire et aucun ne se trouve dans la capitale. Jusqu'à une époque contemporaine, les archéologues, les anthropologues et les historiens témoignaient peu d'intérêt pour ce peuple. Certains ont même douté que les Purépechas aient pu constituer un État. Toutefois, des recherches récentes révèlent que les anciens purépechas contrôlaient un vaste empire, dépassé en étendue seulement par celui des Aztèques et qu'ils avaient été à l'origine d’une culture complexe qui était, à bien des égards, unique en Mésoamérique[2].

Le site archéologique de Tzintzuntzan est composé surtout de ce qui constituait le centre cérémoniel. Il est situé sur une grande plate-forme artificielle creusée dans la colline de Yahuarato surplombant le lac de Patzcuaro, sur la rive nord-est. Son centre cérémoniel comporte une grande place et plusieurs bâtiments connus comme étant la maison des prêtres et de la noblesse, mais l'attraction principale provient des « cinq yacatas » (ou pyramides semi-circulaires) qui se détachent sur le panorama du lac[3],[1]. Ce centre cérémoniel est appelé Taríaran ou « Maison du Vent »[9]. Le site archéologique est également une fortification défensive en plus d'être un centre religieux[3].

Dans ce centre cérémoniel, le roi, ou Cazonci, avait pour fonction de représenter le dieu principal Curicaueri. Son rôle essentiel était de régner au nom du dieu et de s'assurer que les feux perpétuels des principaux temples étaient approvisionnés en bois. Dans ce lieu un grand nombre de sacrifices humains étaient pratiqués, en général sur des prisonniers de guerre. Ces prisonniers sacrifiés étaient censés être des messagers pour les dieux et sont vénérés en tant que tels. Lorsque la décision de déclarer la guerre est prise, des feux de joie énormes sont allumés à cet endroit, puis la flamme est apportée par les prêtres dans les huit autres centres administratifs de l'empire[2]. Depuis les 91 colonies de peuplement situées à l'intérieur du bassin du lac Patzcuaro, on peut[Qui ?] voir ces feux, et savoir qu’il fallait se préparer à la guerre[2].

Tzintzuntzan possède les plus grandes structures monumentales du royaume purépecha. Les deux structures les plus impressionnantes sont les cinq pyramides « yacata » et la Grande plateforme sur laquelle ils reposent[2]. Elles sont toutes visibles et datent de la deuxième étape d'occupation du site. La première étape est représentée par de petites structures de type pyramidal découvertes sous les yacatas[6]. La Grande plate-forme est constituée d’une grande surface plane de 425 m sur 250 m creusée dans le flanc de la colline sur laquelle reposent les pyramides yacatas et d'autres structures[2].

À l'avant de la plate-forme, faisant face au lac Patzcuaro, les cinq pyramides yacatas sont alignées dans un axe approximativement nord sud. Contrairement à celles des Aztèques ou des Mayas, ces structures sont arrondies et non carrées. Les cinq structures ont approximativement une forme en trou de serrure, et sont reliées entre elles à l'arrière par des plates-formes de pyramides à degrés. Le noyau de chacune de ces structures est constitué de moellons empilés revêtus de dalles de pierre décorées de spirales, de cercles et d’autres dessins géométriques. Ces dalles de pierre sont montées de manière similaire à celle des maçonneries construites par les Incas en Amérique du Sud. Un autre caractère distinctif de cette architecture et d'autres constructions purépechas est qu'on n'a jamais retrouvé[Qui ?] aucune trace de stuc[2],[1].

Sur chacune des yacatas se trouve un temple en bois, dans lequel sont pratiqués les rites les plus importants pour la population et le gouvernement purépecha, y compris les sépultures, dont une soixantaine sont retrouvées[9]. Les tombes qui sont fouillées contenaient un riche mobilier funéraire et sont probablement des sépultures de rois et de prêtres[2]. Trois des yacatas ne sont pas du tout restaurées[10].

Fouilles réalisées dans les yacatas révélant des structures plus anciennes.

Les yacatas sont construites sur des structures pyramidales anciennes, plus traditionnelles datant de la première phase d'occupation du site[10]. Entre les yacatas 3 et 4, des ouvertures sont creusées dans la grande plateforme pour mettre au jour quelques-unes de ces structures, qui incluent trois escaliers et une partie d'un mur circulaire[1]. Derrière les cinq yacatas se trouve une énorme place avec des structures plus petites. Sur la plate-forme, seuls vivaient l'élite religieuse et politique, leurs serviteurs et leurs gardes. Les rituels comme ceux qui étaient destinés à adorer les différents dieux, le soleil et la lune et à célébrer des événements tels que les équinoxes se déroulaient à cet endroit[10]. À l'extrémité nord de la plate-forme se situe le Palais ou le bâtiment B, qui est exploré dans les années 1940 et 1980, contenant plusieurs sépultures de rois et de prêtres[1]. C'est dans le palais que vivait le roi. Le palais comporte une salle consacrée à la conservation des têtes d’ennemis tués au combat[10]. Le bâtiment E est situé au milieu du petit bois qui occupe la plate-forme. Il est utilisé pour stocker des objets apportés en offrande. Ce bâtiment possède la preuve d'une occupation au début de l'époque coloniale[1].

Découverte et fouilles

Modèle du site exposé au musée.

Les premières références modernes aux yacatas de Tzintzuntzan figurent dans les écrits de Beaumont (1855), quand Tzintzuntzan est identifiée comme capitale de l'ancien Royaume tarasque[11],[6]. Le premier travail effectué ici-même sur le terrain, est celui de Nicolas León en 1888. Il décrit les caractéristiques de base des bâtiments et rédigea une brève histoire du site, en insistant sur les événements qui aboutissent à la destruction de l'ancienne cité[6]. Toutefois, aucune fouille n'a lieu sur le site qu'avant 1930[9].

La zone qui est maintenant ouverte au public est la première partie du site à avoir été fouillée et reconstruite à la fin des années 1930. En 1930, Caso et Noguera commencent la première fouille organisée de Tzintzuntzan. Leur travail s'avère complexe en raison de la composition du sol qui rend difficile l'identification des strates et donc de déterminer la chronologie du site[6].

En 1937, une série de 11 campagnes de fouilles sur le site permettent de commencer à le nettoyer, de le consolider et de reconstruire les principaux éléments architecturaux. D'autres études ont lieu parallèlement à ces travaux. Ces fouilles ont été dirigées par Alfonso Caso et axées sur la Yacata no 5, ainsi que sur la consolidation de l'extrémité nord de la ligne des yacatas. Au cours de la saison 1938, la consolidation se poursuit ainsi que la fouille des tombes et les recherches pour tenter d’établir une chronologie de l'occupation par l'étude des strates. La Yacata 5 est nettoyée, ainsi que le bâtiment A (datant de l'époque coloniale) et le bâtiment B est découvert. De 1940 à 1946, la restauration de la Yacata 5 est achevée et les bâtiments B et C sont fouillés. Les études topographiques ont été menées à bien confortées par les recherches sur les céramiques découvertes dans les strates. La fouille des sépultures est réalisée, et la zone rectangulaire entre les yacatas 4 et 5 est étudiée, ainsi que la zone rectangulaire située près de la Yacata 1.

De 1962 à 1968, la région est explorée par le Dr Román Piña Chán. La face avant de la Yacata 1 et le mur délimitant la Grande plate-forme sont reconstruits. Un bâtiment de l'époque coloniale est découvert (bâtiment D), dans le bâtiment B un autel est découvert et la Yacata 5 est fouillée pour déterminer comment elle avait été construite. Le quartier de Santa Ana, qui est situé en face des pyramides yacatas est exploré et d’autres reconstructions de yacatas et de murs ont lieu. Dans les années 1970, une carte détaillée du site est dessinée, en s'appuyant à la fois sur les découvertes archéologiques et sur les documents de l’époque. La place des cérémonies et son périmètre, ainsi que les yacatas 2 et 3, sont les dernières à être étudiées. Dans le bâtiment E, une installation de stockage est également découverte et étudiée. À l'extérieur du périmètre, un atelier d'obsidienne avec des quartiers d'habitation est découvert[6].

La zone est fouillée pour dernière fois en 1992 par Efrain Cárdenas. La face nord-ouest de la grande plate-forme est restaurée et le musée du site est construit[6].

Période contemporaine

Les yacatas sont considérées comme faisant partie des monuments les plus emblématiques de la région[11]. Le site accueille chaque année le Festival culturel de Fin de Año dans lequel les communautés autochtones habitant autour du lac Pátzcuaro célèbrent leur culture, principalement à travers la chanson et la danse. Cet événement annuel est parrainé par la municipalité de Tzintzuntzan, par d’autres communautés ainsi que par le secrétariat au tourisme de l'état. Elle se déroule à la fin de décembre entre Noël et le Jour de l'An. Certaines danses traditionnelles y sont présentées, notamment la Danza del Pescado, la Danza de los Moros, la Danza de los Tumbies et la Navegante Pescador. Dans la soirée, on présente[Qui ?] des jeux de balle purépecha (uárukua) dans lesquels la balle est enflammée et où des bâtons semblables à ceux servant pour le hockey sont utilisés. Le nouvel an purépecha est actuellement fixé début de février[4].

Le Musée du site du site archéologique de Tzintzuntzan est inauguré en 1992, avec l'objectif principal d'exposer des vestiges découverts sur le site. Le musée contient une salle où sont exposés des objets religieux, décoratifs et utilitaires. Il existe des dessins retraçant l'histoire des gouverneurs de l'empire ainsi qu’un plan du Michoacán moderne indiquant les emplacements d’où proviennent les objets présentés. Le musée propose des visites guidées et la vente de publications et de reproductions d'artefacts.

Notes et références

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Tzintzuntzan (Mesoamerican site) » (voir la liste des auteurs).
  1. (es) « Tzintzuntzan », Mexico, INAH (consulté le ).
  2. (en) Julie Adkins, « "Mesoamerican Anomaly? The Pre-Conquest Tarascan State" », Dallas, TX, Southern Methodist University (consulté le )
  3. (es) « Tzintzuntzan, “lugar de colibríes” », Mexique, El oficio de historiar (consulté le )
  4. (es) Erick Alba, « Las Yácatas de Tzintzuntzan, sede del Festival Cultural de Fin de Año » [« The yacatas of Tzintzuntzan, site of the Cultural Festival of the End of the Year »], La Jornada de Michoacán, Morelia, Mexico,‎ (lire en ligne, consulté le )
  5. (es) Eugenia Fernández Villanueva Medina, « Tzintzuntzan, Michoacán, a lo largo del tiempo », Mexique, Arqueología Mexicana (consulté le ).
  6. (es) « Tzintzuntzan: historia del sitio », Mexique, INAH (consulté le )
  7. (es) « Tzintzuntzan: importancia del sitio » [« Tzintzuntzan:Importance of the site »], Mexique, INAH (consulté le ).
  8. (es) Eduardo Williams, « El Antiguo Occidente de México: Un Área Cultural Mesoamericana », FAMSI (consulté le ).
  9. (es) Luis F. Cariño, Gerardo del Olmo Linares, « Tzintzuntzan. Austeridad sobria y misteriosa (Michoacán) », Mexique, Mexico Desconocido (consulté le ).
  10. (es) Hector Arriaga, « Las Yácatas, vestigios purépechas », Terra, Mexique,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  11. (es) Gerardo Argueta, Olivia Tirado, Eduardo Ruiz et Angélica Ayala, « Los tesoros, semidestruidos’ » [« Semi-destroyed treasures »], La Voz de Michoacán, Morelia (consulté le ).

Liens externes

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