Ugo Clavenzani
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| Conseiller à la chambre des Corporations XXXe législature du royaume d'Italie | |
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| Député XXIXe législature du royaume d'Italie | |
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| Député XXVIIIe législature du royaume d'Italie | |
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Ugo Clavenzani, né le à Gorgonzola, est un syndicaliste et homme politique fasciste italien.
Biographie
Syndicaliste fasciste
Après avoir participé à la Première Guerre mondiale comme officier, Ugo Clavenzani rejoignit le mouvement fasciste. Initiateur du syndicalisme fasciste en Lombardie[1], il fut nommé président de la Confédération nationale des syndicats fascistes de l'Industrie et participa à la vie politique comme député durant deux législatures (1929-1934/1934-1939). Lors de plusieurs sessions, il participa aux discussions sur : l'assistance aux travailleurs à l'étranger, l'ajustement des salaires au coût de la vie, la création de fonds pour la création et le fonctionnement d'agences pour l'emploi gratuites pour les chômeurs, la discipline des horaires de travail dans les entreprises industrielles, et tint un discours sur règles concernant le règlement des litiges relatifs au travail à la pièce dans le domaine industriel[2].
En , il remplaça Edoardo Malusardi à la direction des syndicats de Turin[1]. Sous sa gestion, qui dura de la fin 1931 à la fin 1933, malgré une conjoncture économique de plus en plus négative, le syndicat des travailleurs de l'industrie turinoise continua de se montrer combatif et « intransigeant »[1]. Par exemple, il se battit pour pouvoir contrôler les salaires réellement versés sur les livrets de paie des ouvriers ; pour instituer un syndicat unitaire des employés et des chefs de service (jusqu'alors membres de l'association des cadres d'entreprise) ; pour gérer lui-même les mutuelles d'entreprise ; ou encore pour augmenter les taxes sur la richesse mobilière. Mais pour atteindre ces objectifs, le syndicat turinois continua de se heurter aux résistances individuelles et collectives des industriels, sans parler de celles de Giuseppe Bottai ou de Mussolini[1].
Action syndicale dans l'après-guerre
Après la guerre, avec Amilcare de Ambris, Luigi Fontanelli, Luigi Contu, etc., Clavenzani anima le Movimento sindacalista (Mo.Si.) et participa, en 1946, à la fondation du Mouvement social italien (MSI) au sein duquel il fit parti de la commission syndicale-corporative[3]. Il fut également un des représentants de l'« aile gauche », le parti l'ayant en outre chargé d'étudier les questions liées au corporatisme et à la socialisation des entreprises[4].
Publications
- Dalla corporazione alla socializzazione, Roma, 1956
Notes et références
- Valera Sgambati, Storia di Torino. Dalla Grande Guerra alla liberazione, 1915-1945, vol. 8, Torino, G. Einaudi, (lire en ligne), « Il regime fascista a Torino »
- ↑ « Ugo Clavenzani », sur Camera dei deputati
- ↑ Nicola Tonietto, La genesi del neofascismo in Italia, Università degli studi di Trieste, 2016-2017 (lire en ligne), p. 161
- ↑ Pierpaolo Cetera, Il dopoguerra degli "sconfitti". Il fascismo nell "Italia repubblicana" (1945-1950) (lire en ligne)
Bibliographie
- Valera Sgambati, Il regime fascista a Torino, in Tranfaglia, Nicola (a cura di), Storia di Torino. Dalla Grande Guerra alla liberazione, 1915-1945, Vol. 8, G. Einaudi, Torino 1998.
Liens externes
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