Union des droites pour la République
L'Union des droites pour la République (UDR)[16], anciennement Les Amis d'Éric Ciotti (Association des Amis d'Éric Ciotti, À droite ! Les Amis d'Éric Ciotti, ADAEC)[17], est un parti politique d'extrême droite fondé en 2012 par Éric Ciotti.
Il prend son nom actuel en , après la crise de 2024 au parti Les Républicains et à la suite des élections législatives de 2024.
Historique
Création au sein de l'UMP
L'Association des Amis d'Éric Ciotti est fondée le par Éric Ciotti. Son siège social est situé 15, quai des Deux-Emmanuel à Nice. Le parti politique est également nommé « À droite ! Les Amis d'Éric Ciotti »[18],[19],[20],[21],[22],[23].
En 2021, en vue d’obtenir l’investiture du parti pour l’élection présidentielle, le député des Alpes-Maritimes ambitionne de structurer l'aile droite des Républicains et pose ses conditions aux candidats lors de sa traditionnelle réunion des « Amis d'Éric Ciotti »[24]. Prospectant auprès des nostalgiques de François Fillon, il mobilise la base de données des sympathisants du parti Force républicaine et obtient entre trois et quatre cents demandes d'adhésion à l'« Association des amis d'Éric Ciotti »[25]. Il crée la surprise en arrivant en tête du premier tour[26], renforcé par de bonnes performances lors de débats télévisés marqués par des thèmes qu’il aime mettre en avant[27]. Bien qu’il échoue au second tour face à Valérie Pécresse, certains considèrent qu'Éric Ciotti a remporté une victoire idéologique en obtenant le soutien d’une grande partie des adhérents des Républicains sur ses positions[28].
Candidat à la présidence des Républicains en 2022 lors du congrès, il dévoile son slogan de campagne, « la droite au cœur », lors d'une réunion des « Amis d'Éric Ciotti » en [29]. En 2023, le conseiller départemental du 8e canton et conseiller municipal de Nice Bernard Chaix est vice-président de l'« Association des Amis d'Éric Ciotti »[30].
Élections législatives de 2024
À l'occasion des élections législatives de 2024, Éric Ciotti, président contesté du parti Les Républicains, passe un accord avec la direction du Rassemblement national, sans consulter son parti, visant à faire élire sous l'étiquette LR-RN ses candidats, enregistrés en préfecture avec le nom de son micro-parti À droite ! Les Amis d'Éric Ciotti (ADAEC), les affiches de campagne et professions de foi des candidats portant la mention « Candidat républicain » ou « Républicains à droite » (RAD), telle que cette dernière apparaît depuis le sur la façade de sa permanence[31],[17],[32],[33],[34]. 64 candidats sont enregistrés à ce titre par la place Beauvau[35]. Parmi ceux-ci moins de la moitié vient du parti LR. D'anciens zemmouristes, des proches de Marion Maréchal ou de Pierre-Édouard Stérin, des chroniqueurs de CNews, Thierry Coudert, un ancien préfet passé par les cabinets de deux ministres socialistes, et Alexandre Humbert Dupalais, un jeune avocat ex-Marcheur de la première heure[36], complètent la liste des candidats[37],[38].
Lors du premier tour de ces élections, Christelle D'Intorni est élue et 60 candidats des Républicains à droite (RAD) ou À droite avec Éric Ciotti (ADAEC) selon la mention sur leur profession de foi sont qualifiés pour le second tour dont 38 sont en tête dans leur circonscription[39].
Lors du second tour, dix-sept candidats soutenus par Éric Ciotti et le RN sont élus, soit plus que le minimum de quinze députés nécessaire pour former un groupe parlementaire à l'Assemblée nationale[40]. Ces dix-sept députés décident alors de constituer un groupe propre lors de la XVIIe législature de la Cinquième République, nommé « À droite ! »[41].
Création de l'Union des droites pour la République (UDR)
Le , alors que la crise que traverse les LR n’est pas résolue, Éric Ciotti annonce son intention de créer un nouveau parti baptisé « Union des droites pour la République », faisant écho à l’ancien parti gaulliste Union des démocrates pour la République (UDR)[42]. Le parti lance le jour même son site internet pour adhérer. Le , le groupe À droite fondé après les élections législatives est renommé groupe UDR. Le , Éric Ciotti annonce à la suite de la nomination du gouvernement Barnier composé de personnalités LR et macronistes sa décision de démissionner de sa fonction de président du parti LR et de quitter le parti, sa décision devient effective le .
Les Jeunes UDR (JUDR) est le mouvement de jeunesse de l'UDR[43],[44].
Organisation interne
Bureau au [45] :
- Président : Éric Ciotti
- Vice-président délégué : Guilhem Carayon
- Vice-présidents : François Faletti, Alexandre Avril (en), Christelle D’Intorni, Brigitte Barèges, Sophie Vaginay, Claire Geronimi[46]
- Secrétaire générale : Hanane Mansouri
- Secrétaires généraux adjoints : Charles Alloncle, Géraut Verny, Vincent Trébuchet et Théo Michel
- Trésorier : Bernard Chaix
- Délégués généraux : Arnaud Dassier et Antoine Valentin
- Délégués nationaux : Laurent Castillo, Charles Prats, Sébastien Laye et Philippe Fontana
Place dans le paysage politique français
Élus
Positionnement politique
L'UDR est classé à l'extrême droite[59],[60],[61]. Le ministère de l'Intérieur et des Outre-mer attribue à ces candidats la nuance politique Union de l'extrême droite (UXD), contestée par Éric Ciotti, qui demande un classement en « Union de la droite »[62], dénonçant une « manœuvre scandaleuse »[63]. À l'occasion des élections municipales françaises de 2026, la nuance extrême droite est de nouveau attribuée au parti par le ministère de l'Intérieur. Ceci conduit l'UDR à saisir le Conseil d'État, qui rejette le recours[64].
Sur le plan économique, le parti porte un projet libéral[65].
Résultats électoraux
Élections législatives
| Année | Premier tour | Second tour | Sièges | Rang | Banc | ||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Voix | % | Voix | % | ||||
| 2024[a] | 1 285 583 | 4,01 | 1 365 568 | 5,01 | 7e | Opposition | |
Notes et références
- Cet article est partiellement ou en totalité issu de l'article intitulé « Les Jeunes UDR » (voir la liste des auteurs).
Notes
Références
- ↑ Tom Hollmann, « Législatives : LFI à gauche, « Les Amis d’Éric Ciotti » à l’extrême droite… Comment sont définies les nuances politiques ? », Le Parisien, (consulté le )
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- ↑ « Éric Ciotti crée l'Union des droites pour la République, afin de transformer Les Républicains »
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- ↑ « Éric Ciotti veut couper dans la dépense publique « à la tronçonneuse » »
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- ↑ Eloïse Cimbidhi, « «Une manœuvre scandaleuse» : Éric Ciotti récuse l’appellation «union de l’extrême droite» du ministère de l’Intérieur », Le Figaro, (lire en ligne)
- ↑ Le Conseil d'État, « Elections municipales 2026 : Le Conseil d’Etat rejette les recours de LFI et de l’UDR contre la circulaire attribuant des nuances politiques pour la présentation des résultats », sur Conseil d'État, (consulté le )
- ↑ Youmni Kezzouf, « Pour exister, Éric Ciotti se met dans les pas de Javier Milei et d’Elon Musk », sur Mediapart, (consulté le )
Voir aussi
Articles connexes
Liens externes
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