Union des droites pour la République

Union des droites pour la République
Image illustrative de l’article Union des droites pour la République
Logotype officiel.
Présentation
Président Éric Ciotti
Fondation (ADAEC)
(UDR)
Scission de LR (2024)
Siège 11 place du Palais-Bourbon, Paris
Vice-président délégué Guilhem Carayon
Secrétaire générale Hanane Mansouri
Vice-présidents François Falletti
Alexandre Avril (en)
Christelle D'Intorni
Brigitte Barèges
Sophie Vaginay-Ricourt
Claire Geronimi
Trésorier national Bernard Chaix
Secrétaires généraux adjoints Charles Alloncle
Gérault Verny
Vincent Trébuchet
Théo Michel
Porte-paroles Bartolomé Lenoir
Charles Alloncle
Slogan « Pour que la France reste la France »
Positionnement Extrême droite[1],[2],[3],[4],[5],[6],[7],[8]
Idéologie Conservatisme[9]
Populisme de droite[10]
Libéralisme économique[11]
Libertarianisme[12],[13]
Identitarisme[14]
Affiliation française LR (2012-2024)
RN (depuis 2024)
Affiliation européenne Aucune
Groupe au Parlement européen Patriotes pour l'Europe
Adhérents Plus de 13 000 ()[15]
Couleurs Bleu, blanc et rouge
Site web udr.fr
Présidents de groupe
Assemblée nationale Éric Ciotti (UDR)
Parlement européen Jordan Bardella (PfE)
Représentation
Députés
17  /  577
Sénateurs
1  /  348
Députés européens
1  /  81
Maires de communes de plus de 30 000 habitants
2  /  288

L'Union des droites pour la République (UDR)[16], anciennement Les Amis d'Éric Ciotti (Association des Amis d'Éric Ciotti, À droite ! Les Amis d'Éric Ciotti, ADAEC)[17], est un parti politique d'extrême droite fondé en 2012 par Éric Ciotti.

Il prend son nom actuel en , après la crise de 2024 au parti Les Républicains et à la suite des élections législatives de 2024.

Historique

Création au sein de l'UMP

L'Association des Amis d'Éric Ciotti est fondée le par Éric Ciotti. Son siège social est situé 15, quai des Deux-Emmanuel à Nice. Le parti politique est également nommé « À droite ! Les Amis d'Éric Ciotti »[18],[19],[20],[21],[22],[23].

En 2021, en vue d’obtenir l’investiture du parti pour l’élection présidentielle, le député des Alpes-Maritimes ambitionne de structurer l'aile droite des Républicains et pose ses conditions aux candidats lors de sa traditionnelle réunion des « Amis d'Éric Ciotti »[24]. Prospectant auprès des nostalgiques de François Fillon, il mobilise la base de données des sympathisants du parti Force républicaine et obtient entre trois et quatre cents demandes d'adhésion à l'« Association des amis d'Éric Ciotti »[25]. Il crée la surprise en arrivant en tête du premier tour[26], renforcé par de bonnes performances lors de débats télévisés marqués par des thèmes qu’il aime mettre en avant[27]. Bien qu’il échoue au second tour face à Valérie Pécresse, certains considèrent qu'Éric Ciotti a remporté une victoire idéologique en obtenant le soutien d’une grande partie des adhérents des Républicains sur ses positions[28].

Candidat à la présidence des Républicains en 2022 lors du congrès, il dévoile son slogan de campagne, « la droite au cœur », lors d'une réunion des « Amis d'Éric Ciotti » en [29]. En 2023, le conseiller départemental du 8e canton et conseiller municipal de Nice Bernard Chaix est vice-président de l'« Association des Amis d'Éric Ciotti »[30].

Élections législatives de 2024

À l'occasion des élections législatives de 2024, Éric Ciotti, président contesté du parti Les Républicains, passe un accord avec la direction du Rassemblement national, sans consulter son parti, visant à faire élire sous l'étiquette LR-RN ses candidats, enregistrés en préfecture avec le nom de son micro-parti À droite ! Les Amis d'Éric Ciotti (ADAEC), les affiches de campagne et professions de foi des candidats portant la mention « Candidat républicain » ou « Républicains à droite » (RAD), telle que cette dernière apparaît depuis le sur la façade de sa permanence[31],[17],[32],[33],[34]. 64 candidats sont enregistrés à ce titre par la place Beauvau[35]. Parmi ceux-ci moins de la moitié vient du parti LR. D'anciens zemmouristes, des proches de Marion Maréchal ou de Pierre-Édouard Stérin, des chroniqueurs de CNews, Thierry Coudert, un ancien préfet passé par les cabinets de deux ministres socialistes, et Alexandre Humbert Dupalais, un jeune avocat ex-Marcheur de la première heure[36], complètent la liste des candidats[37],[38].

Lors du premier tour de ces élections, Christelle D'Intorni est élue et 60 candidats des Républicains à droite (RAD) ou À droite avec Éric Ciotti (ADAEC) selon la mention sur leur profession de foi sont qualifiés pour le second tour dont 38 sont en tête dans leur circonscription[39].

Lors du second tour, dix-sept candidats soutenus par Éric Ciotti et le RN sont élus, soit plus que le minimum de quinze députés nécessaire pour former un groupe parlementaire à l'Assemblée nationale[40]. Ces dix-sept députés décident alors de constituer un groupe propre lors de la XVIIe législature de la Cinquième République, nommé « À droite ! »[41].

Création de l'Union des droites pour la République (UDR)

Le , alors que la crise que traverse les LR n’est pas résolue, Éric Ciotti annonce son intention de créer un nouveau parti baptisé « Union des droites pour la République », faisant écho à l’ancien parti gaulliste Union des démocrates pour la République (UDR)[42]. Le parti lance le jour même son site internet pour adhérer. Le , le groupe À droite fondé après les élections législatives est renommé groupe UDR. Le , Éric Ciotti annonce à la suite de la nomination du gouvernement Barnier composé de personnalités LR et macronistes sa décision de démissionner de sa fonction de président du parti LR et de quitter le parti, sa décision devient effective le .

Les Jeunes UDR (JUDR) est le mouvement de jeunesse de l'UDR[43],[44].

Organisation interne

Bureau au [45] :

Place dans le paysage politique français

Élus

Liste des élus au
Poste Total Assemblée Membres de l'Union des droites pour la République
Nombre Noms
Députés
européens
1/81 Parlement européen 1 Laurent Castillo[47]
Députés 17/577 Assemblée nationale 17 Alexandre Allegret-Pilot, Charles Alloncle, Matthieu Bloch, Pierre-Henri Carbonnel, Bernard Chaix, Marc Chavent, Éric Ciotti, Christelle D'Intorni, Olivier Fayssat, Bartolomé Lenoir, Hanane Mansouri, Maxime Michelet, Éric Michoux, Vincent Trébuchet, Sophie Vaginay-Ricourt, Antoine Valentin, Gérault Verny.
Sénateurs 1/348 Sénat 1 Henri Leroy[48]
Maires 10/34958 (en 2026[49])

Positionnement politique

L'UDR est classé à l'extrême droite[59],[60],[61]. Le ministère de l'Intérieur et des Outre-mer attribue à ces candidats la nuance politique Union de l'extrême droite (UXD), contestée par Éric Ciotti, qui demande un classement en « Union de la droite »[62], dénonçant une « manœuvre scandaleuse »[63]. À l'occasion des élections municipales françaises de 2026, la nuance extrême droite est de nouveau attribuée au parti par le ministère de l'Intérieur. Ceci conduit l'UDR à saisir le Conseil d'État, qui rejette le recours[64].

Sur le plan économique, le parti porte un projet libéral[65].

Résultats électoraux

Élections législatives

Année Premier tour Second tour Sièges Rang Banc
Voix % Voix %
2024[a] 1 285 583 4,01 1 365 568 5,01
17  /  577
7e Opposition

Notes et références

Notes

  1. ↑ dans le cadre d'une alliance avec le RN

Références

  1. ↑ Tom Hollmann, « Législatives : LFI à gauche, « Les Amis d’Éric Ciotti » à l’extrême droite… Comment sont définies les nuances politiques ? », Le Parisien, (consulté le )
  2. ↑ « Rappel nuances - Elections Législatives 2024 - Publication des résultats des élections en France », sur resultats-elections.interieur.gouv.fr (consulté le ).
  3. ↑ Ulysse Legavre-Jérôme, « Législatives 2024 : « Les amis d'Éric Ciotti » surfent sur la vague d'extrême droite », Les Échos, (consulté le )
  4. ↑ Christine Ollivier, « Éric Ciotti fâché d’être classé à l’extrême droite », L'Opinion, (consulté le ).
  5. ↑ « Le clap de fin entre Éric Ciotti et Les Républicains », sur L'Humanité, (consulté le )
  6. ↑ « Après son ralliement au RN, Ciotti fâché d’être classé « union de l’extrême droite » », sur Le HuffPost, (consulté le )
  7. ↑ Chez Pol, « C’est officiel : l’alliance Ciotti-RN pour les législatives est bien une «union d’extrême droite» », sur Libération (consulté le )
  8. ↑ « Extrême droite : le parti d’Éric Ciotti se structure avec une marge de manœuvre limitée », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le )
  9. ↑ Hugo Romani, « Municipales 2026 : à Nice, le duel fratricide Estrosi-Ciotti pourrait fixer l'avenir de la droite » Accès libre, sur Slate,
  10. ↑ « Éric Ciotti crée l'Union des droites pour la République, afin de transformer Les Républicains » Accès libre, sur Les Échos,
  11. ↑ « Éric Ciotti veut couper dans la dépense publique « à la tronçonneuse » » Accès libre, sur BFM TV,
  12. ↑ Youmni Kezzouf, « Pour exister, Éric Ciotti se met dans les pas de Javier Milei et d’Elon Musk », Mediapart, (consulté le )
  13. ↑ Jean-Yves Camus, « Ciotti, le libertarien qui veut arnaquer la droite », Charlie Hebdo, (consulté le )
  14. ↑ Clément Guillou, « Budget 2025 : le groupe d’Eric Ciotti affirme son identité libérale » Accès libre, sur Le Monde,
  15. ↑ Mayalène Trémole, « INFO EUROPE 1 - Deux mois et demi après sa création, le parti d'Éric Ciotti compte plus de 13.000 adhérents », sur Europe 1, (consulté le ).
  16. ↑ Tom Kerkour, « Éric Ciotti annonce quitter Les Républicains, qu'il juge trop proche de la macronie », sur BFM TV, (consulté le )
  17. François Vignal, « Pourquoi les LR vont exclure Eric Ciotti de la présidence du parti… une troisième fois ? », sur Public Sénat, (consulté le )
  18. ↑ « Décisions du 3 septembre 2012 portant agrément d’associations de financement d’un parti ou d’une organisation politique », Journal officiel de la République française, no 219,‎ (lire en ligne)
  19. ↑ Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, « Avis relatif à la publication générale des comptes des partis et groupements politiques au titre de l’exercice 2012 : Formations politiques tenues de déposer des comptes certifiés auprès de la CNCCFP au plus tard le 1er juillet 2013 », sur legifrance.gouv.fr,
  20. ↑ « Liste des partis politiques enregistrés à la commission », sur liste.cnccfp.fr
  21. ↑ Laura Motet, « D’où vient le financement des partis politiques ? », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  22. ↑ « Bulletin de renouvellement à l'Association des Amis d'Éric Ciotti », sur upr.fr,
  23. ↑ « Publication des comptes 2022 de À droite ! Les Amis d'Éric Ciotti », sur liste.cnccfp.fr
  24. ↑ Christine Ollivier, « Présidentielle : Éric Ciotti veut peser sur la primaire des Républicains », Le Journal du dimanche,‎ (lire en ligne Accès payant, consulté le )
  25. ↑ « Congrès LR : Éric Ciotti prospecte les fillonistes du parti Force Républicaine », La Lettre,‎ (lire en ligne Accès payant)
  26. ↑ « Primaire LR : Éric Ciotti crée la surprise en devançant Valérie Pécresse », sur France Culture, (consulté le )
  27. ↑ Solenn de Royer et Sarah Belouezzane, « Eric Ciotti à l’aise lors des débats de la droite axés sur ses idées », Le Monde,‎ (lire en ligne Accès payant, consulté le )
  28. ↑ Laure de Charette, « "Si Valérie Pécresse a gagné politiquement, Éric Ciotti l'a emporté idéologiquement" », sur La Libre.be, (consulté le )
  29. ↑ Jean Cittone, « Éric Ciotti fait une démonstration de force pour sa rentrée politique », Le Figaro,
  30. ↑ Lou Fritel, « Au Cannet, Les Républicains veulent (re) devenir « un parti de gouvernement » », Paris Match,
  31. ↑ Ulysse Legavre-Jérôme, « Législatives 2024 : « Les amis d'Éric Ciotti » visent un groupe à l'Assemblée », Les Échos,‎ (lire en ligne)
  32. ↑ Romain David, « Législatives : face aux déboires de LR, les micro-partis, solutions de repli pour de nombreux candidats », sur publicsenat.fr,
  33. ↑ Simon Barbarit, « Législatives : le financement politique des partis, l’autre enjeu du scrutin », sur publicsenat.fr,
  34. ↑ Mathias Fleury, « Nice : Éric Ciotti a fait changer la bannière « Les Républicains » par « Républicains à droite » sur sa permanence », sur bfmtv.com,
  35. ↑ Émilien Houard-Vial, « Qui sont les amis de Ciotti ? 7 points sur le bloc de députés LR-RN », Le Grand Continent,‎ (lire en ligne)
  36. ↑ « J’ai cru en Macron » : aujourd’hui, il se présente pour l’extrême droite, Le Progrès, 22 juin 2024
  37. ↑ Alexandre Pedro et Clément Guillou, « Législatives 2024 : « Les amis d’Eric Ciotti » alliés avec le RN, un ensemble hétéroclite où les LR sont minoritaires », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  38. ↑ Clément Guillou, Alexandre Pedro et Ivanne Trippenbach, « « Versailles connection » : comment le milliardaire Pierre-Édouard Stérin place ses pions au RN » Accès payant, sur Le Monde, (consulté le )
  39. ↑ Ulysse Legavre-Jérôme, « Législatives 2024 : « Les amis d'Éric Ciotti » surfent sur la vague d'extrême droite », Les Échos,‎ (lire en ligne)
  40. ↑ Alexandre Sulzer, « Au lendemain des législatives, quel rôle pour Éric Ciotti et ses troupes à l’Assemblée nationale ? », sur leparisien.fr, (consulté le )
  41. ↑ « Éric Ciotti baptise son groupe parlementaire « À Droite ! » », sur 20minutes.fr, (consulté le )
  42. ↑ « Éric Ciotti lance l'Union des droites pour la République (UDR), estimant que la "marque LR est dépassée" », sur rmc.bfmtv.com (consulté le )
  43. ↑ Guillaume Rancou, « Les Jeunes de L’Union des Droites pour la République en Vaucluse ont leur représentant et un chemin de fer », sur La Provence, (consulté le ).
  44. ↑ Guilhem George, « Thierry Coudert, référent du parti d’Eric Ciotti, en Côte-d’Or », sur Le Bien public, (consulté le ).
  45. ↑ « Éric Ciotti dévoile l'équipe dirigeante de l'Union des Droites pour la République », Entrevue, (consulté le )
  46. ↑ Hélène Roué et Geoffroy Antoine, « OQTF, insécurité, justice : le combat de Claire Geronimi avec Éric Ciotti » Accès payant, Le Journal du dimanche, (consulté le )
  47. ↑ Victor Boiteau, « Au Parlement européen, pas de «cordon sanitaire» entre LR et un ciottiste soutien de Marine Le Pen » Accès payant, sur liberation.fr, (consulté le )
  48. ↑ Mathilde Tranoy, « « Je rejoins un ami de 32 ans, Eric Ciotti » : le sénateur Henri Leroy a quitté LR pour l’UDR », sur Nice-Matin, (consulté le )
  49. ↑ « Municipales 2026 : combien y a-t-il de maires en France ? », sur laprovence.com, (consulté le )
  50. ↑ [vidéo] « Municipales à Nice: Éric Ciotti est officiellement élu maire », (consulté le )
  51. ↑ « Municipales 2026 à Montauban : Didier Lallemand officiellement élu maire de la cité d’Ingres », sur ladepeche.fr (consulté le )
  52. ↑ Gilles Carvoyeur, « LA VALETTE-DU-VAR : Julien ARGENTO : « Je serai le Maire de tous » », sur Presse Agence, (consulté le )
  53. ↑ « Vidéo. Gabriel Melaimi, premier maire ciottiste de Picardie, prend officiellement ses fonctions », sur actu.fr, (consulté le )
  54. ↑ « Lavaur. Conseil municipal d'installation: Bernard Carayon réélu maire », sur letarnlibre.com, (consulté le )
  55. ↑ « CONSEIL MUNICIPAL D’INSTALLATION », sur pugetsurargens.fr (consulté le )
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  58. ↑ « Municipales 2026. Un mandat dans la continuité pour terminer ce qui a été commencé : Damien Bayle réélu maire à Boulieu-lès-Annonay », sur ledauphine.com, (consulté le )
  59. ↑ Ulysse Legavre-Jérôme, « Législatives 2024 : « Les amis d'Eric Ciotti » surfent sur la vague d'extrême droite », sur Les Echos
  60. ↑ Chez Pol, « Chez Pol C’est officiel : l’alliance Ciotti-RN pour les législatives est bien une «union d’extrême droite» », sur Libération
  61. ↑ « Au deuxième tour des municipales, Ciotti fait basculer Nice à l’extrême droite », sur Le HuffPost, (consulté le )
  62. ↑ « Législatives 2024 : Éric Ciotti demande que ses candidats LR alliés au RN soient officiellement classés en "union de la droite" et non "union de l'extrême droite" », sur francetvinfo.fr,
  63. ↑ Eloïse Cimbidhi, « «Une manœuvre scandaleuse» : Éric Ciotti récuse l’appellation «union de l’extrême droite» du ministère de l’Intérieur », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  64. ↑ Le Conseil d'État, « Elections municipales 2026 : Le Conseil d’Etat rejette les recours de LFI et de l’UDR contre la circulaire attribuant des nuances politiques pour la présentation des résultats », sur Conseil d'État, (consulté le )
  65. ↑ Youmni Kezzouf, « Pour exister, Éric Ciotti se met dans les pas de Javier Milei et d’Elon Musk », sur Mediapart, (consulté le )

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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