Union des femmes bulgares

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Vela Blagoeva, Jeni Bojilova-Pateva (en), Ekaterina Karavelova, Anna Karima, Kina Konova (en), Julia Malinova (en) |
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L'Union des femmes bulgares (bulgare : Български женски съюз, 'Balgarski Zhenski Sayuz' \'b&l-gar-ski 'zhen-ski s&-'yuz\), est une organisation de défense des droits des femmes active en Bulgarie de 1901 à 1944[1].
Histoire
L'apparition d'un mouvement en faveur des femmes s'inscrit dans le processus de Réveil national et intellectuel en Bulgarie, sous l'influence des changements sociaux qui se font jour au sein de la société à partir du milieu du XIXe siècle, dont notamment l'instruction des filles avec la création de la première écoles pour les filles en 1841.
Entre 1857 et 1878, avant la libération de la domination ottomane, on dénombre une soixantaine d'organisations féminines démocratiques regroupant entre 5000 et 6000 membres sans aucune discrimination religieuse, ethnique ou sociale. C'est surtout entre 1869 et 1875 que sont fondées un grand nombre d'associations avec pour objectif de promouvoir l'instruction des femmes dans un contexte très patriarcal qui les relègue à la sphère domestique.
En 1901, l'organisation fondée par Vela Blagoeva, Ekaterina Karavelova, Anna Karima, Kina Konova, Julia Malinova et Zheni Pateva fédère les 27 organisations féminines locales créées en Bulgarie depuis 1878. Fondée en réponse aux limitations de l'éducation et de l'accès des femmes à l'université dans les années 1890, elle vise à promouvoir leur développement intellectuel et leur participation. L'Union des Femmes bulgares se donne comme objectif d'élever le niveau culturel des femmes et revendique pour elles l'égalité des droits civiques et politiques.
L'Union organise des congrès nationaux et publie sa propre revue Zhenski glas (Voix des femmes).
La polarisation politique aboutit à la scission de l'Union féminine en 1909. Anna Karima constitue avec un groupe de femmes partageant ses idées progressistes, l'Union bulgare des femmes progressistes qui lutte pour l'égalité des droits, le droit de vote des femmes pour les femmes âgées d'au moins 21 ans. En 1938, elle élargit ses revendications et défend la santé des femmes et des enfants, la paix et contre la prostitution. En 1919, une section bulgare de la Ligue internationale des femmes pour la paix et la liberté (WILPF) est créée et dirigée par Ekaterina Karavelova.
Ce début du XXe siècle, marqué par les courants modernistes, avant-gardistes en littérature, l'européanisation rêvée de la vie intellectuelle et l'exaltation de la création personnelle est propice à la promotion d'un nouvel idéal, celui de la femme cultivée, indépendante et active dans la société. Paradoxalement, l'entre-deux-guerre est une période de plus grande visibilité des intellectuelles, notamment écrivaines, davantage marginalisées pendant la période communiste, malgré la proclamation de l'égalité entre les femmes et les hommes en 1944.
Après le coup d’État de 1944 qui amène au pouvoir le Front de la Patrie, prélude à l'instauration de la dictature du parti communiste, la Fédération et ses sections tombent sous le contrôle du parti et ses responsables sont remplacées par des militantes communistes. A l'accueil favorable réservé au nouveau régime par la majeure partie des femmes engagées, succède bientôt le désenchantement : le pouvoir communiste laisse très peu de place aux écrivaines, même dans les journaux féminins, tels que Naroden Zenski glas (Voix des femmes populaires) ou Zenata Dnes (La femme d'aujourd'hui). Promouvoir l'accès à la culture des femmes et à leur reconnaissance n'est plus à l'ordre du jour[2].
L'Union des femmes bulgares est dissoute après la prise de pouvoir des communistes en Bulgarie en 1944 et remplacée par l' Union nationale des femmes bulgares, organisation de masse qui soutient, à partir de 1947, l'éducation marxiste-léniniste et participe à l'édification du socialisme en Bulgarie.
Présidentes
- 1901-1906 : Anna Karima
- 1908-1910 : Julia Malinova
- 1912-1926 : Julia Malinova
- 1926-1944 : Dimitrana Ivanova
Voir aussi
Notes et références
- ↑ (br) Снежана Стоянова, « Жени Божилова Патева—Основателката и първата председателка на бургаското Женско Дружество "Самосъзнание" от 1905 г. до 1925 г. » [« Zheni Bozhilova-Pateva—The Founder and First Chairman of the Burgas Female Society "Self-Confidence" from 1905 to 1925 »] [archive du ], sur J. B. Pateva, Burgas, Bulgaria, Независимо женско дружество "Самосъзнание", (consulté le )
- ↑ Marie VRINAT-NIKOLOV, « BULGARIE : ASSOCIATIONS AVANT LE COMMUNISME »
, sur Le Dictionnaire universel des créatrices (consulté le )
Bibliographie
- Biographical Dictionary of Women's Movements and Feminisms in Central, Eastern, and South Eastern Europe: 19th and 20th Centuries, Budapest, Hungary, Central European University Press, (ISBN 978-963-7326-39-4, lire en ligne)
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