Vénus Beauté (Institut)

Vénus Beauté (Institut)

Réalisation Tonie Marshall
Scénario Tonie Marshall
Marion Vernoux
Jacques Audiard
Acteurs principaux Nathalie Baye
Bulle Ogier
Samuel Le Bihan
Mathilde Seigner
Audrey Tautou
Sociétés de production Agat Films & Cie
Tabo Tabo Films
Arte France Cinéma
Pays de production Drapeau de la France France
Genre Drame
Durée 105 minutes
Sortie 1999

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Vénus Beauté (Institut) est un film français sorti en 1999 réalisé par Tonie Marshall. Il remporte quatre César du cinéma.

Synopsis

Angèle est esthéticienne, aux côtés de Marie et Sam, à Vénus Beauté, un salon de beauté de quartier dirigé par Nadine où clientes et clients confient leurs malheurs entre deux soins. Quand Angèle (interprétée par Nathalie Baye) a terminé sa journée, elle drague des hommes avec lesquels elle tente d'établir un rapport minimal fait de sexe et de camaraderie. Elle échoue la plupart du temps. Elle ne croit plus à l'amour et elle a ses raisons. Un matin, dans une gare, Antoine la croise, l'aime d'un coup, puis le lui dit d'un trait.

Fiche technique

Distribution

Production

Genèse

Tonie Marshall qui fréquente un petit institut de beauté a l’idée du scénario en entendant les conversations des clientes à travers les cloisons. Pendant quatre ans elle tente de monter le film et reçoit des remarques sexistes : « Dès que vous commencez à mettre en scène un groupe de femmes ou que vous vous attaquez à des sujets réellement féminins, vous êtes confrontée à ce genre de réactions condescendantes »[2].

Attribution des rôles

Nathalie Baye déclare qu'elle a adoré le rôle d'Angèle pour ses « facettes antagonistes », « comme toutes les femmes qui travaillent dans la beauté, Angèle se doit de créer autour d'elle une ambiance toujours positive, alors que sa vie est un immense chaos »[3].

C'est le premier rôle au cinéma d'Audrey Tautou qui remporte le César du meilleur espoir féminin.

Tournage

Tonie Marshall pense tout d'abord tourner les scènes de la boutique en studio, puis tourne finalement dans une vraie boutique. « Le rapport avec l'extérieur aurait été compliqué si on avait eu une fausse rue et des figurants. Je me souviens de discussions avec Tonie où je lui avais dit que ça valait le coup de prendre le risque de tourner dans une vraie boutique, avec une vraie rue, avec l'engagement de ne pas contrôler la circulation », raconte Gérard de Battista, directeur de la photographie[2].

Le tournage a lieu dans une boutique à vendre située à l'angle de la rue de Patay et de la rue de Domrémy dans le 13e arrondissement de Paris (et devenue depuis une Caisse d'Epargne) : « Des gens passaient devant la vitrine sans même jeter un coup d'œil, sans se rendre compte qu'il y avait un tournage », indique Gérard de Battista. « Il y avait des femmes qui entraient et pensaient que c'était un vrai institut de beauté. C'est arrivé deux ou trois fois », ajoute Nathalie Baye[2].

Accueil du film

Bénéficiant de critiques élogieuses et d'un bouche à oreille de la part des spectateurs, Vénus Beauté (Institut) s'impose comme le succès surprise de l'année cinématographique 1999 avec près de 1,4 million d'entrées. Le film est le grand gagnant de la 25e cérémonie des César en 2000, détrônant ainsi les deux favoris de la soirée : Jeanne d'Arc de Luc Besson et La Fille sur le pont de Patrice Leconte. Tonie Marshall est la première femme à être récompensée par le César de la meilleure réalisation[4] ; elle sera rejointe par Justine Triet pour Anatomie d'une chute en 2024[5].

Critiques

Le film est un succès public et critique[6]. Il remporte 4 César : meilleur film, meilleur espoir féminin, meilleur scénario original ou adaptation et meilleur réalisateur.

Le film est décrit par Vincent Rémy dans Télérama comme "une sorte de mélodrame burlesque"[7].

Citation filmique et réminiscences

Le film contient un clin d'œil explicite au film Belle de jour : lorsque Marie se retrouve chez l'aviateur, elle ouvre une petite boîte qui émet un son étrange, sans que le spectateur ne puisse savoir ce qui s'y trouve. Trente ans auparavant, c'est Catherine Deneuve qui ouvrait la même petite boîte appartenant au mystérieux client chinois. Dans des atmosphères certes bien différentes, les deux films mettent au premier plan des personnages féminins, ainsi que les mystères du désir, son caractère imprévisible, et irrésistible, ce que cachent les "petites boîtes" de l'inconscient, et la dissociation, parfois, des besoins du corps, des pulsions, et des sentiments du cœur.

Par ailleurs Micheline Presle, qui joue le rôle de Tante Maryse, n'est autre que la mère de Tonie Marshall[4].

Série dérivée

À partir du , la chaîne Arte diffuse une série télévisée de 25 épisodes, qui fait suite au film. Vénus et Apollon est réalisée par Tonie Marshall, et a pour actrices principales Brigitte Roüan, Mélanie Bernier, Maria de Medeiros et Maeva Pasquali.

Ingrid, la patronne du salon de beauté, veut conquérir une nouvelle clientèle masculine et commence par rebaptiser son salon.

Distinctions

Récompenses

Nominations

Notes et références

  1. « Vénus Beauté (institut) (1999) - JPBox-Office », sur www.jpbox-office.com (consulté le )
  2. Jérôme Lachasse, « Vénus beauté (institut) : des instituts de beauté aux César, le sacre de Tonie Marshall », sur yahoo.com, (consulté le )
  3. ↑ « Vénus beauté (institut) sur France 2 : toute la finesse de Nathalie Baye », sur Premiere.fr, (consulté le ).
  4. « Tonie Marshall, réalisatrice de Vénus beauté (institut), est morte », sur L'Express,
  5. ↑ Thomas Martin, « Quelle femme a eu le premier César de la meilleure réalisatrice pour son film avant Justine Triet ? », sur actu.fr,
  6. ↑ Manon Garrigues, « Vénus Beauté (Institut) : 3 anecdotes sur le film de Tonie Marshall », sur Vogue France, (consulté le ).
  7. ↑ « Vénus Beauté (Institut) de Tonie Marshall : notre critique », sur www.telerama.fr, (consulté le ).

Liens externes

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