Vaimalau

Vaimalau
Administration
Pays Drapeau de la France France
Collectivité Wallis-et-Futuna
Royaume coutumier Uvea
Île Wallis
District Mu'a
Code postal 98600
Démographie
Population 363 hab. (2023 en évolution de −2,16 % par rapport à 2018)
Géographie
Coordonnées 13° 18′ 49″ sud, 176° 14′ 26″ ouest
Localisation
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Vaimalau est une localité française, qui n'a pas le statut de commune mais le statut de village, de Wallis-et-Futuna, dans le district de Mu'a, sur la côte ouest de l'île de Wallis.

Géographie

Situation et description

Vaimalau est un village de Mu'a sur la côte ouest, formant la limite avec le district de Hahake.

Hydrographie

Le village est arrosé par les sources d'eau suivantes :

  • Lalolalo
  • Lano
  • Lanumaha
  • Lanutavake
  • Lanutuli
  • Lopa
  • Pātoga
  • To'ogatoto
  • Vaihakili

Urbanisme

Hameaux, lieux-dits et écarts

À Wallis, les villages sont divisés en plusieurs sections (des « classes », kalasi) qui se complètent ou se relaient dans toutes les entreprises collectives et pour l’organisation des cérémonies. Parmi ces kalasi se trouvent des zones résidentielles nommées api.

Kalasi

Api

Alagau, Alalae, Alatofa, Atuvalu, Fakae'ela, Falealupo, Falehau, Falekuma, Faletaliave, Fatufoa, Fenuamau, Finekata, Fineveke, Fugautuvai, Futumate, Halakau, Hiku'one, Hinave, Lauliki (ulu'ola), Lausikula, Loto'alahi, Lotumā, Makanofoa, Malaetoli, Malumoehau, Ma'uta, Meito, Motuakiu, Nukuhifala, Paogo, Papa'a, Pātoga, Petania, Pouniu, Siligateveka, Siokimua, Siomata, Tagitekaviki, Talahaulogo, Taliemalaga, Taliofamai, Tapuili, Tauga, Taugalahi, Tepae, Tepuna, Tesia, Tetoki, Tofu, Tualoto, Tufaho, Tui'alagau, Uluola, 'Utulevē, Vahaa'utu, Vaihakili, Vainaki, Vaitupu et Vaotapu.

Histoire

Période des forts

La résidence de Finekata, qui signifie en wallisien « femme rieuse », de fine (« femme ») et kata (« rire, plaisanter »), est fondée, selon la tradition orale, sous le règne de Ga'asialili, deuxième hau d'Uvéa de la première dynastie selon la chronologie de Henquel, par les Ha’avakatolo après que Kula, leur chef, ait quitté Tapuhia[1], village situé sur la côte occidentale de l'île de Wallis[2].

Des combattants du chef Ma'ufehi Huluava, commandés par son fils Toafatavao, venus du village d'Alele se heurtent aux guerriers du sud rassemblés autour des chefs Tui'Agalau, Kalāfilia[3], Hoko et Fakate. La bataille a lieu à 'Utulevē. Les guerriers du nord sont massacrés et leur sang forme le marais de Tepuna, appelé depuis To'ogatoto, « les marais sanglants ». Ce combat met fin à la guerre du Molihina et aboutit à l'extermination de la population d'Alele, dont le guerrier Valakehe, par les Tongiens. Un autre événement historique fait également référence au marécage de Tepuna, relatant la guerre des frères Talapili et Talamohe, les quatrième et cinquième hau d'Uvéa de la première dynastie de la chronologie de Henquel, contre le Tui'Agalau Tui'Pulotu accusé d'avoir tué leur père, Vakaana.

Le chef Kalāfilia fait construire sa résidence à 'Utulevē. Plus tard, lorsque sa fille, Ohopulu, est sur le point d'accoucher, elle demande à son père de montrer à tous son appartenance 'aliki. Ainsi, il fait construire une plateforme près de la résidence, sur laquelle a lieu la naissance de son petit-fils Alokuaulu. Le père de l’enfant aurait été Taimalelagi, frère cadet du Tuʻi Tonga et il aurait été à l'origine de l'ordre donné d'enterrer plusieurs hommes debout, dans des cavités aménagées sur la plateforme. C'est donc à la lueur de Tongiens décapités et transformés en torches, que se serait déroulé l'accouchement, d'où le nom de Mālamatagata (« hommes-torches ») donné au monument[4]. Alokuaulu devient par la suite Tui'Agalau et sa fille Simuoko épouse Laupuatokia, descendant de Ma'ufehi Huluava, et sont à l’origine du repeuplement d'Alele.

La lignée Vehi’ika, adverse de la lignée Takumasiva, s'installe par la suite à Finekata, jointive de Kolo Nui, fort tongien construit au xve siècle par les Ha’avakatolo.

Le village de Loto'alahi est donné au chef Kalāfilia par Tui'Uvea, le chef du village de Te'esi, pour avoir mis fin au cannibalisme en s'attaquant au hau Kafoa Logologofolau (fils de Vehi’ika). Bien que celui-ci soit originaire de Finekate, il aurait ensuite résidé à Utufua puis à Niuvalu (Ha'afuasia), où se trouve sa sépulture[5].

Politique et administration

Au village de Vaimalau correspond le titre de chefferie de Kalāfilia. Ce titre couvre également les anciens villages de 'Utulevē, de Malaetoli et de Loto'alahi.

Liste des chefs de village (Kalāfilia)

Liste des chefs de village (Kalāfilia) successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
? ? Misoni    
Les données manquantes sont à compléter.
? ? Tietolo Iloai    
Les données manquantes sont à compléter.
? 18 juin 2016 Petelo Togiaki    
18 juin 2016 30 juin 2018 Nasalio Matavalu    
10 octobre 2018 2021 Lutoviko Mauligalo    
25 octobre 2021 2025 Elia Magoni    
8 août 2025 en cours Kamaliele Hamaivao    

Population et société

Démographie

La loi relative à la démocratie de proximité du 27 février 2002 a, dans ses articles consacrés au recensement de la population, instauré des recensements de la population tous les cinq ans en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française, à Mayotte et dans les îles Wallis-et-Futuna, ce qui n’était pas le cas auparavant

En 2023, le village comptait 363 habitants[Note 1], en évolution de −2,16 % par rapport à 2018 (France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1976 1983 1990 1996 2008 2013 2018 2023
234308390389389382371363
(Sources : Base Insee, population sans doubles comptes jusqu'en 1999 puis population municipale à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Chapelle Sainte-Bernadette de Lausikula

À l'origine, à cet emplacement, il y a un petit oratoire, avec une statue de sainte Bernadette disposée à l'entrée d'une grotte naturelle entaillant la falaise. En 2012, au lendemain du Cyclone Evan (en), le curé de la paroisse de Hahake entreprend la rénovation et la construction d'une nouvelle chapelle. La grande chapelle est bénie le [8].

Notes et références

Notes

  1. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.

Références

  1. (en) « Ethnology of Uvea (Wallis Island) / by Edwin G. Burrows », sur HathiTrust (consulté le )
  2. Alice Fromonteil, « La chute de Finetapuhia dans la source‑miroir. Quand les mots et les récits agissent pour résister à 'Uvea (Wallis) », Cahiers de littérature orale, no Hors-Série,‎ , p. 75–82 (ISSN 0396-891X, DOI 10.4000/clo.6757, lire en ligne, consulté le )
  3. Kalāfilia est à la fois le nom propre d’un chef tongien qui a colonisé Wallis et le nom de sa résidence, construite à 'Utulevē, dite la résidence du Kalāfilia.
  4. Maurice Hardy, « Étude archéologique de la plate-forme du Mālamatagata à 'Utuleve, île de 'Uvea (Wallis) », Journal de la Société des Océanistes, vol. 128, no 1,‎ , p. 69–76 (ISSN 0300-953X, DOI 10.4000/jso.5851, lire en ligne, consulté le )
  5. (en) « Ethnology of Uvea (Wallis Island) / by Edwin G. Burrows », sur HathiTrust (consulté le )
  6. Titre V de la loi n° 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité
  7. pour les années 2008, 2013, 2018 et 2023
  8. La-Croix.com, « À Wallis, une église monumentale et onéreuse suscite la controverse », sur La Croix, (consulté le )
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