Val-d'Auzon
| Val-d'Auzon | |
L'église et le monument aux morts d'Auzon-les-Marais. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Aube |
| Arrondissement | Troyes |
| Intercommunalité | CC Forêts, Lacs, Terres en Champagne |
| Maire Mandat |
Bernard Ogiez 2026-2032 |
| Code postal | 10220 |
| Code commune | 10019 |
| Démographie | |
| Population municipale |
356 hab. (2023 |
| Densité | 13 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 24′ 28″ nord, 4° 21′ 50″ est |
| Superficie | 27,58 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Troyes (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Brienne-le-Château |
| Législatives | 1re circonscription de l'Aube |
| Localisation | |
Val-d'Auzon est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est.
Géographie



Hydrographie
La commune est dans la région hydrographique « la Seine de sa source au confluent de l'Oise (exclu) » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par l'Auzon, le canal de l'Orient, un bras du Moriller, le cours d'eau 01 de la commune de Brevonnes, le Fossé 01 de la Croisette, le Fossé 01 de la Croix Blanche, le Fossé 01 de la Saute, le Fossé 01 du Grand Marais, le Fossé 02 du Bois de la Garenne, le Ruchet, le ruisseau du Petit Marais et divers autres petits cours d'eau[1],[Carte 1].
L'Auzon, d'une longueur de 40 km, prend sa source dans la commune de Piney et se jette dans l'Aube à Morembert, après avoir traversé neuf communes[2].

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : la Noue (0 ha)[Carte 1],[3].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[6] et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Nord-est du bassin Parisien » et « Lorraine, plateau de Langres, Morvan »[7]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 746 mm, avec 12,1 jours de précipitations en janvier et 8 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Mathaux à 7 km à vol d'oiseau[10], est de 11,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 733,9 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,5 °C, atteinte le ; la température minimale est de −18 °C, atteinte le [Note 2].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[13], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Val-d'Auzon est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle est située hors unité urbaine[15]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Troyes, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[15]. Cette aire, qui regroupe 209 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[16],[17].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (91,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (91,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (87,7 %), forêts (5,5 %), zones urbanisées (3 %), zones agricoles hétérogènes (3 %), prairies (0,9 %)[18]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Alsonum (854) ; Ausona (1137) ; Ausonium (1140) ; Ausus (1203) ; Auson (1227) ; Ausone (1249) ; Ausonnum (1267) ; Auxonnum (1381) ; Auzon (1487) ; Aussonum (XVIIIe siècle) ; Auzonium (XVIIIe siècle)[19].
Son nom est issu de la racine hydronymique préceltique (ligure) : Alz-, devenue Awz- ou Auz-, et désignant l'« eau », la « source » ou le « cours d'eau ».
Histoire
Au Moyen Age, les villages qui composent Val-d'Auzon faisaient partie du comté de Brienne.
Villehardouin est le siège de la maison de Villehardouin, une importante famille champenoise.
En 1972, les anciennes communes d'Auzon-les-Marais, Montangon et Villehardouin fusionnèrent en Val-d'Auzon.
Politique et administration
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[25].
En 2023, la commune comptait 356 habitants[Note 4], en évolution de −6,56 % par rapport à 2017 (Aube : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Lieux et monuments
- L'église d'Auzon-les-Marais. Construite au début du XIe siècle (voir la petite porte nord), l'abside et le transept sont refaits au XVIe siècle. Le clocher est du XVIIIe siècle. La voûte de l'abside de 1839[28].
- L'église de Montangon, aussi dédiée à saint Martin était jadis à la présentation du prieur de l'abbaye du Saint-Sépulcre de Villacerf. La construction actuelle date du XVIe siècle. Elle a été restaurée en 1871 par l'architecte Boulanger. Le maître-autel est l'œuvre du sculpteur troyen François Joseph Valtat.
- L'église de Villehardouin, consacrée aussi à Saint-Martin date des XIIIe siècle, XVIe siècle et XVIIIe siècle. Elle est "dénaturée" selon Marguerite Beau[28].
- Le château de Villehardouin, à Villehardouin.

Personnalités liées à la commune
Villehardouin, ancienne commune de l'Aube, aujourd'hui intégrée à Val-d'Auzon est le berceau de la maison de Villehardouin, qui s'est illustrée dans l'Histoire de l'Empire Byzantin.
Voir aussi
Liens externes
- Ressources relatives à la géographie :
- Photographies de Villehardouin
Notes et références
Notes
- ↑ Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
- « Réseau hydrographique de Val-d'Auzon » sur Géoportail (consulté le 18 mai 2024).
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
- ↑ « Fiche communale de Val-d'Auzon », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
- ↑ Sandre, « l'Auzon »
- ↑ « Le millésime 2022 de la BD TOPAGE® métropole est disponible », sur eaufrance.fr (consulté le ).
- Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Val-d'Auzon et Mathaux », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Mathaux-Étape », sur la commune de Mathaux - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « Mathaux-Étape », sur la commune de Mathaux - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
- Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Troyes », sur insee.fr (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
- ↑ Théophile Boutiot, Dictionnaire topographique de la France : Dictionnaire topographique de l’Aube, Paris, Impr. nationale, , p. 7.
- ↑ Réélu pour le mandat 2008-2014 : « Liste des maires de l'Aube », Préfecture de l'Aube, (consulté le ).
- ↑ Réélu pour le mandat 2020-2026 : « Répertoire national des maires » [txt], Répertoire national des élus, sur https://www.data.gouv.fr, (consulté le ).
- ↑ « Après avoir été élu près de 40 ans dans le Pas-de-Calais, Bernard Ogiez brigue la mairie de Val-d’Auzon », L'Est éclair, (lire en ligne
, consulté le ) « À 80 ans, Bernard Ogiez se présente à la mairie. Installé depuis cinq ans dans la commune, il offre son expérience d’élu municipal dans le Pas-de-Calais pendant près de 40 ans pour assurer une transition en douceur tout en poursuivant la redynamisation des trois villages. ».
- ↑ « Installation du conseil municipal », L'Est éclair, , p. 12 « John Jailliard, maire sortant, a installé le nouveau conseil municipal le 22 mars dernier. Bernard Ogiez est sans surprise élu nouveau maire de la commune, à l'unanimité des votes ».
- ↑ L'organisation du recensement, sur insee.fr.
- ↑ Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
- ↑ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
- Marguerite Beau : Essai sur l'architecture religieuse de la Champagne méridionale auboise hors Troyes (1991).
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