Valerie Rodway

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(à 51 ans) |
| Nom de naissance |
Valerie Muriel Fraser |
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Valerie Rodway, née Valerie Muriel Fraser le à la New Amsterdam et morte en , est une compositrice guyanienne de chansons culturelles et patriotiques, inspirées par les événements qui ont conduit à l'indépendance du Guyana en 1966. Elle est surtout connue pour avoir composé la musique accompagnant les poèmes nationaux du Guyana, tels que Arise, Guyana, Kanaima et le poème de Martin Carter sur l'indépendance du Guyana, Let Freedom Awaken. Pendant les deux décennies qui ont suivi, les écoliers ont appris les chansons qu'elle et d'autres ont composées pour inspirer le patriotisme et l'affinité culturelle. Elle sélectionne les poèmes pour ses compositions en se basant sur ses principes et ses valeurs, développés auprès de ses parents et de ses frères et sœurs.
Elle est considérée comme la plus grande compositrice de musique patriotique et nationale du Guyana[1] et comme l'une des meilleures compositrices du Guyana du XXe siècle, tant dans le domaine général que dans celui de la musique classique[2]. Elle reçoit à titre posthume le prix Wordsworth McAndrew en 2002. En 2019, elle reçoit la Couronne d'honneur Cacique, l'une des plus hautes distinctions du Guyana. Le bâtiment du National Trust of Guyana à Cummingsburg, Georgetown, est rebaptisé Valerie Rodway House en son honneur.
Rodway s'est mariée plusieurs fois, mais n'a jamais eu d'enfants. Elle est décrite comme une mère attentionnée et aimante par sa belle-fille, le Docteur Cicely Rodway, fille de James Rodway. James, son deuxième mari, qui a créé avec elle Guyana the Free. Elle enseigne également la musique dans une école de Georgetown, au Guyana, et est une pianiste connue pour ses collaborations musicales avec d'autres musiciens guyanien de renom.
Vie Privée
Valerie Fraser, née le à New Amsterdam, au Guyana britannique[3],[4], est la cinquième d'une fratrie de huit enfants et la quatrième fille[5],[6],[7]. Sa mère, Jane Elizabeth Fraser, est née à Berbice-Corentyne[6],[8]. Son père, Newton Berthier Fraser[8], est né à Essequibo (qui fait aujourd'hui partie de du Guyana). Issu d'une famille de marins depuis quatre générations, il est surnommé « Capo » car il était capitaine et propriétaire de goélettes et de sloops qui transportaient des marchandises à destination et en provenance des Caraïbes. En Guyana britannique, le sucre est transporté à Georgetown depuis les plantations de Berbice. Il transporte aussi du riz, des provisions et des passagers de la Guyana britannique à la Barbade. De la marne blanche est transportée de la Barbade à la Guyana britannique, où elle est utilisée pour paver les rues de Georgetown[9].
Parris Britton, l’un de ses ancêtres maternels, a acheté et conservé des terres qui, après sa mort, devinrent une source de revenus pour ses descendants[9]. Dans les années 1930, ces biens immobiliers générateurs de revenus aidèrent les Fraser à se remettre des ouragans dévastateurs qui détruisirent les goélettes et les sloops de son père, ainsi que de la Grande Dépression[9].
Selon sa sœur Lucille Wharton, Valerie, alors tout petite, avait l'habitude de s'éloigner de la maison familiale pour rendre visite à une voisine afin de « pianoter » sur son piano[4]. Valerie s'intéresse beaucoup à la musique et ses professeurs de musique, Edna Jordan, Eleanor Kerry, Winifred McDavid et Ruby McGregor, contribuent au développement de ses talents musicaux[5]. Elle obtient une licence de la Royal Academy of Music à Londres[4]. Elle se lie d'amitié avec la future musicienne Lynette Dolphin qui, avec sa sœur, fut accueillie dans la famille Fraser après le décès de sa mère, Clarice de Weever Dolphin, en 1936[9]. Lynette a une influence sur l'orientation musicale de Valerie Rodway[9]. La famille Fraser accorde une grande importance au service de la nation, au respect, à la ténacité et à l'attention portée aux autres[9].
En 1958, sous le nom de Valerie Warner, elle épouse le poète et enseignant James « Sonny » Rodway, petit-fils de l'historien guyanais James Rodway[4],[9],[10]. Les enfants de James Rodway devinrent ses beaux-enfants. Le Docteur Cicely Rodway, sa belle-fille, la décrit comme une bonne mère, douce et gentille. Elle n'a jamais eu d'enfants[9]. Elle décéde en [11] en laissant derrière elle un frère, Ovid Fraser[12].
Récompenses et héritages

Valerie Rodway reçoit à titre posthume le prix Wordsworth McAndrew en 2002[13] et la Couronne d'honneur du Cacique (CCH), l'une des plus hautes distinctions du Guyana, en 2019[14],[15].
Le bâtiment du National Trust of Guyana est rebaptisé Valerie Rodway House en 2019 afin d'honorer son œuvre et sa vie. Ce changement de nom, qui coïncide avec la célébration du centenaire de sa naissance, est organisé par le ministère de la Présidence (MoTP). Lors de cette cérémonie, le Docteur Vibert Cambridge, professeur à la School of Media Arts Studiesde l'université de l'Ohio, l'a qualifiée de « trésor national » qui « trouve son inspiration dans la nature, la lutte humaine et la poésie guyanienne »[12]. Le président David A. Granger déclare à son sujet : « Le talent de Valerie Rodway réside dans le fait qu'elle a dépassé les questions d'ethnicité, de religion et les préjugés liés au fait d'être urbain ou rural, et qu'elle nous a aidés à découvrir notre identité guyanienne. Lorsque vous lisez ses écrits et écoutez ses compositions, vous ne trouvez aucune trace de préjugés. Tout cela concerne le Guyana, tout cela nous concerne »[12].
Le ministre des Postes du Guyana annonce la sortie des timbres commémoratifs 2019 consacrés à Rodway par la Guyana Post Office Corporation (GPOC)[12]. Le manuscrit de O Beautiful Guyana est remis aux Archives nationales afin d'y être conservé[12].
Notes et références
- ↑ (en) Jared McCallister, « Reconnecting with his musical uncle », Daily News, , p. 24 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) Vibert C. Cambridge, Musical Life in Guyana: History and Politics of Controlling Creativity, Univ. Press of Mississippi, (ISBN 978-1-62674-644-2, lire en ligne)
- ↑ (en) Stabroek News, « Composer Valerie Rodway to be honoured on birth centenary », sur stabroeknews.com, (consulté le )
- (en) TIMES INT'L, « Our National Songs », sur guyanatimesinternational.com, (consulté le )
- (en) Guyana Inc. Staff, « Outstanding Afro-Guyanese », sur Guyana Inc. Magazine - Guyana's Premier Business Magazine, (consulté le )
- (en) Dmitri Allicock, « Guyana Times Sunday Magazine », sur issuu.com, (consulté le )
- ↑ Les frères et sœurs de Valerie Rodway sont Lucille Warton, première directrice guyanienne de la Carnegie School of Home Economics et consule du Guyana aux États-Unis. Ses autres frères et sœurs sont le Dr. Ovid Fraser, Aubrey Fraser, Granville « Vil » Fraser, Burchell Fraser, Hyacinth Godette et Mae Cholmondeley.
- (en) Advertising, « Lucille Wharton nee Fraser », sur stabroeknews.com, (consulté le )
- (en) Dr. Vibert Cambridge, « Valerie Rodway: Epitomizing grace and generosity », sur landofsixpeoples.com, (version du sur Internet Archive).
- ↑ (en) « Queen's College Magazine 1962 ~ 1963 », sur Issuu, (consulté le )
- ↑ (en) Staff Reporter, « Composer Valerie Rodway to be honoured on birth centenary - Guyana Chronicle », sur guyanachronicle.com, (consulté le )
- (en) Staff Reporter, « Valerie Rodway hailed as ‘national treasure’ - Guyana Chronicle », sur guyanachronicle.com, (consulté le )
- ↑ (en) Guyana Folk Fest, « 36 GUYANESE INDIVIDUALS & ORGANIZATIONS RECOGNIZED AT FOLK FESTIVAL », sur guyfolkfest.org, (version du sur Internet Archive).
- ↑ (en) Guyana Folk Fest, « Celebrating Guyanese Icons from New Amsterdam », sur guyaneseachievers.com, (version du sur Internet Archive).
- ↑ (en) Stabroek News, « Stamps honouring musical composer Valerie Rodway released », sur stabroeknews.com, (consulté le )
Liens externes
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