Valisère
| Valisère | |
Réclame de 1924 (L'Illustration) | |
| Création | 1913 à Grenoble |
|---|---|
| Disparition | 1993 |
| Actionnaires | Triumph International (depuis ) |
| Produits | Ganterie et lingerie |
| Société mère | Triumph Holding AG |
| Site web | www.valisere.com |
Valisère, d'abord nommée Société anonyme grenobloise des gants d'étoffes (SAGE), était une entreprise de ganterie et de lingerie fondée par la famille Perrin à Grenoble dans l'Isère (d'où son nom) en 1913. Elle produisait à l'origine des gants en étoffe, puis se lança à partir de 1922 dans la confection de sous-vêtements et de lingerie fine. La société Valisère connut un rapide succès et s'étendit ensuite à l'international. A son apogée, la société était l'une des plus importantes de Grenoble. Elle disparaît en 1993.
Actuellement, la marque appartient à Triumph.
Histoire
Création et entre-deux-guerres
Filiale de l'entreprise Perrin, elle est fondée en 1913, par Valérien Perrin et Alphonse Douillet, sous le nom Société anonyme grenobloise des gants d'étoffes (SAGE), avec un capital de 500 000 francs[1]. Elle change de nom en 1919, pour prendre celui de Valisère[2].
L'entreprise s'installe à Grenoble, rue de Paris[1].
Elle est spécialisée dans les gants en tissu et fabrique elle-même les tissus destinés à sa production[1]. A partir de 1916, elle a aussi sa propre teinturerie[1]. Le tout dans une optique d'économies d'échelle[3]. A partir de 1922, l'entreprise se lance dans la confection de sous-vêtements et de lingerie fine[réf. nécessaire]. Suite au décès d'Alphonse Douillet, en 1924, Camille Perrin et Edwin Fischer rentrent au conseil d'administration[3]. Le siège social de l'entreprise est transféré à Paris en 1929[3].
La société Valisère connait un rapide succès et ouvre une deuxième usine au Brésil (en 1934) puis au Maroc[réf. nécessaire].
En 1946, est créé la société Ditex (avec des sociétés annexes en Algérie, en Afrique occidentale française et à Madagascar), pour gérer les réseaux de vente de Valisère[4]. Le siège est de retour à Grenoble en 1948[3].
En 1950, elle emploie 3 000 personnes, ce qui en fait une des principales entreprises de Grenoble[5].
Déclin
L'activité de lingerie occupe de plus en plus de place dans l'entreprise, et constitue 50% de son activité en 1966[3]. Valisère utilise des produits nouveaux et fins : fils de rayonne acétate, nylon, tergal puis Lycra[réf. nécessaire]. Toujours en 1966, le siège est de nouveau transféré à Paris[3].
En 1977, Valisère est rachetée par le groupe Poron[3], spécialisé en bonneterie puis par Phildar[5].
Triumph rachète Valisère en 1990[5]. En 1993, la production est transférée par Triumph vers son usine d'Obernai et l'entreprise est liquidée[5].
La marque appartient actuellement à Triumph[6].
Reconversion du site
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Le parc Paul-Valérien Perrin, à Grenoble, est situé à l'emplacement des usines Valisère[7].
Notes et références
- Colonel 2023, p. 627.
- ↑ Audrey Colonel, « Le gant : un héritage des siècles passés », dans Global Fashion Conference 2020 (ISBN 978-989-54263-1-7, lire en ligne), p. 21
- Colonel 2023, p. 628.
- ↑ Colonel 2023, p. 629.
- « Après l'arrêt définitif des machines, les salariés licenciés tentent de faire redémarrer l'usine Valisère », Le Monde, (lire en ligne [archive du ]
, consulté le )
- ↑ « INPI – Service de recherche marques », sur bases-marques.inpi.fr (consulté le )
- ↑ « L'usine Valisère - Raconte-moi Berriat/St-Bruno », sur raconte-moi-berriat-saint-bruno.histoires-de.fr (consulté le )
Annexes
Bibliographie
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- Eric Robert et Nathalie Pillet, Gant Perrin-Valisère, histoire d'élégance et d'industrie, Renage, Editions Dire l'entreprise, , 125 p.
- « Valisère », dans Audrey Colonel-Coquet, Dictionnaire historique de la ganterie grenobloise, PUG, coll. « La Pierre et l'écrit », (ISBN 978-2-7061-5264-1), p. 627-629.

Liens externes
- Site officiel
- Archives conservées par : archives départementales de l'Isère (123J)
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