Vincent Bouget
| Vincent Bouget | |
Vincent Bouget en 2017. | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Maire de Nîmes | |
| En fonction depuis le (1 mois et 25 jours) |
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| Élection | |
| Coalition | PCF-LÉ-PS-G·s-L’AP-PRG-PP-LFI diss. |
| Prédécesseur | Jean-Paul Fournier |
| Président de Nîmes Métropole | |
| En fonction depuis le (1 mois et 8 jours) |
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| Élection | 14 avril 2026 |
| Prédécesseur | Franck Proust |
| Conseiller municipal de Nîmes | |
| En fonction depuis le (5 ans, 10 mois et 19 jours) |
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| Élection | |
| Réélection | |
| Maire | Jean-Paul Fournier Lui-même |
| Groupe politique | NCG (2020-2026) |
| Conseiller départemental du Gard | |
| En fonction depuis le (4 ans, 10 mois et 21 jours) |
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| Avec | Dominique Andrieu-Bonnet |
| Élection | |
| Circonscription | Canton de Nîmes-3 |
| Président | Françoise Laurent-Perrigot |
| Groupe politique | COM |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Nîmes (France) |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | PCF (depuis 2002) |
| Diplômé de | Université Paris-Sorbonne |
| Profession | Professeur d'histoire-géographie |
| Résidence | Nîmes |
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| Maires de Nîmes | |
Vincent Bouget, né le à Nîmes (Gard), est un homme politique français. Membre du Parti communiste français (PCF), il est maire de Nîmes depuis le .
Biographie
Vincent Bouget naît le à la clinique Saint-Joseph de Nîmes[1],[2]. Il est le fils de Michel (1950-2013[3]) et Nathalie Bouget, respectivement technicien supérieur chez France Télécom et infirmière libérale[1], tous deux militants communistes[4],[5]. Il a une sœur cadette, Elsa[6]. Sa grand-mère maternelle, Betty Jallaguier, fut une figure locale de la Résistance et une militante communiste[7]. Son grand-père, Clément Troyes, fut un joueur de football professionnel ayant notamment évolué au Nîmes Olympique à la fin des années 1940[4]. Il est marié depuis 2023 à Fanny Flaissier qu'il rencontre durant sa période lycéenne[1],[8]. Le couple a deux filles, nées en 2010 et 2013[9]. Bien qu'il ne soit « ni baptisé, ni croyant », il est issu d'une famille protestante et déclare « se sentir de cette communauté culturelle »[10].
Parallèlement à son activité professionnelle, il conserve un attachement à la culture locale, notamment au sport et en particulier le football qu’il pratique dans sa jeunesse au sein d'un club nîmois[11]. Il se définit comme supporter du Nîmes Olympique, amateur de tradition taurine et en particulier de la corrida[4].
Il grandit à Nîmes dans le quartier Jean-Jaurès à proximité des Jardins de la Fontaine[1],[11]. Il effectue une grande partie de sa scolarité à Nîmes : d'abord à l’école Jean-Jaurès puis au collège Révolution et enfin au lycée Alphonse-Daudet où il obtient son baccalauréat avec mention « très bien »[4],[8]. Il envisage un temps de devenir journaliste sportif avant de s’orienter vers des études d’histoire. Il effectue ses classes préparatoires littéraires (hypokhâgne et khâgne) au lycée Daudet puis intègre l’Université Paris-Sorbonne[8]. Il obtient sa maîtrise en 2001[12]. L'année suivante, il réussit le CAPES qui lui permet de se destiner à l’enseignement. Durant cette période, il développe un intérêt particulier pour l’histoire contemporaine et notamment la Seconde Guerre mondiale.
En 2004, il commence sa carrière de professeur d’histoire-géographie dans un collège de Sarcelles (Val-d’Oise) en zone d’éducation prioritaire (REP+)[7],[8]. Cette expérience dans un contexte social difficile marque ses premières années d’enseignement. Après plusieurs années en région parisienne, il revient à Nîmes en 2009 où il est nommé au lycée Philippe-Lamour[4].
Engagement politique
Après avoir grandi dans un environnement familial fortement marqué par le militantisme, Vincent Bouget participe à ses premières réunions politiques sur Paris en soutien à la candidature de Robert Hue lors de l’élection présidentielle de 2002[8]. Marqué par l'accession de Jean-Marie Le Pen au second tour, il rejoint le Parti communiste français (PCF) le [9].
Après son retour à Nîmes en 2009, il est investi par le PCF aux élections cantonales de 2011[8]. En 2014, il devient secrétaire départemental du parti dans le Gard, fonction à laquelle il est régulièrement réélu par la suite[13]. Il est également membre du conseil national du parti. La même année, il participe aux élections municipales à Nîmes sur une liste conduite par Sylvette Fayet puis figure sur une liste de gauche menée par Damien Alary lors des élections régionales de 2015[9].
Lors des élections municipales de 2020 à Nîmes, il conduit une liste d’alliance de gauche. Arrivé au second tour avec plus de 26 % des suffrages, il devient conseiller municipal et s’impose comme leader de l’opposition municipale. Il est également élu conseiller communautaire de Nîmes Métropole. Il devient conseiller départemental du Gard délégué au sport en 2021 dans le canton de Nîmes-3[9], en binôme avec Dominique Andrieu-Bonnet. Dans ce cadre, il participe à la majorité de gauche et écologiste et occupe des fonctions liées notamment aux politiques sportives et à des organismes départementaux.
Lors des élections municipales de 2026 à Nîmes, il conduit une liste d’union de la gauche rassemblant plusieurs formations politiques, à l’exception de La France insoumise[8]. Sa campagne s’appuie notamment sur un travail de concertation mené pendant dix-huit mois avec le collectif « Nîmes en commun ». Au terme du scrutin, il est élu au second tour maire de Nîmes à l’issue d’une triangulaire avec environ 40,97 % des suffrages exprimés devant le candidat du Rassemblement national Julien Sanchez et une liste d’union de la droite et du centre menée par le candidat de la majorité sortante Franck Proust. Cette élection marque le retour de la gauche et du PCF à la tête de la ville vingt-cinq ans après son départ. Le , il est élu président de Nîmes Métropole[14].
Son engagement politique se revendique d’un communisme ancré dans les luttes sociales et les droits civiques. Il cite notamment des figures comme Jean Jaurès, Nelson Mandela, Rosa Parks ou Ambroise Croizat comme sources d’inspiration en insistant sur leur rôle dans les combats pour l’émancipation et la justice sociale[9],[11].
Synthèse des résultats électoraux
Élections municipales
Les résultats ci-dessous concernent uniquement les élections où il est tête de liste.
| Année | Liste | Commune | 1er tour | 2d tour | Sièges obtenus | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Voix | % | Rang | Voix | % | Rang | CM | CC | ||||
| [15] | PCF-G.s-E!-LFI diss.-PS-PRG | Nîmes | 4 395 | 15,68 | 2e | 7 384 | 26,47 | 2e | |||
| [16] | PCF-LÉ-PS-G·s-L’AP-PRG-PP-LFI diss. | 14 251 | 30,05 | 2e | 21 997 | 40,97 | 1er | ||||
Mandats et fonctions
Mandats municipaux
Mandats départementaux
- Conseiller départemental du Gard (depuis )
Ouvrages
- La Grève des PTT de l'automne 1974 et les médias, Paris, Comité d'histoire de La Poste, 2003 (ISBN 2-9514-5154-7).
- Avec Clément Luy, Si je vous dis Nîmes, Au diable Vauvert, 2026 (ISBN 979-10-307-0758-8).
Notes et références
- Émilie Bec, « Municipales 2026 à Nîmes : Vincent Bouget, la force tranquille et le travail avant tout »
, sur midilibre.fr, (consulté le ).
- ↑ « Vincent Bouget - Conseil départemental du Gard », sur gard.fr (consulté le ).
- ↑ « matchID - Moteur de recherche des décès », sur deces.matchid.io (consulté le )
- Maxime Gil, « Municipales 2026 : qui est Vincent Bouget, le nouveau maire de Nîmes ? », sur actu.fr, (consulté le ).
- ↑ « Vincent Bouget, enfant de Nîmes »
, La Marseillaise, (consulté le ).
- ↑ Coralie Mollaret, « Rencontre. Vincent Bouget dans les yeux d’Elsa… », sur objectifgard.com, (consulté le ).
- Adrien Valette, « Vincent Bouget, ce fils de Nîmes devenu maire », sur Le réveil de midi (consulté le )
- Agathe Beaudouin, « Municipales à Nîmes : Vincent Bouget, incarnation d’une « nouvelle génération » communiste »
, sur lemonde.fr, (consulté le ).
- « Vincent Bouget, ce fils de Nîmes devenu maire », sur lereveildumidi.fr, (consulté le ).
- ↑ Vincent Coste, « Aficionado, supporter des Crocos, prof d’histoire-géo, communiste : qui est Vincent Bouget, le nouveau maire de Nîmes ? »
, sur midilibre.fr, (consulté le ).
- « Élections municipales à Nîmes : sport préféré, livre favori, personnalité politique inspirante… le top 10 de Vincent Bouget », sur Le réveil du Midi (consulté le )
- ↑ « La grève des PTT de l’automne 1974 et les médias », sur histoire-sociale.cnrs.fr (consulté le ).
- ↑ Tony Selliez, « Le Nîmois Vincent Bouget réélu secrétaire du Parti communiste dans le Gard », sur francebleu.fr, (consulté le ).
- ↑ Tony Selliez et Julia Beaufils, « Vincent Bouget élu président de Nîmes-Métropole », sur francebleu.fr, (consulté le ).
- ↑ « Résultats par commune. Gard (30) - Nîmes », sur resultats-elections.interieur.gouv.fr, Ministère de l'Intérieur, (consulté le ).
- ↑ « Résultats par commune. Gard (30) - Nîmes », sur resultats-elections.interieur.gouv.fr, Ministère de l'Intérieur, (consulté le ).
Liens externes
- Site officiel
- Ressource relative à la recherche :
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