Vincent Ganivet

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Vincent Ganivet, né en 1976, est un artiste français.
Biographie
Vincent Ganivet est un artiste français diplômé de l'École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris en 2001, reconnu en particulier pour ses installations monumentales jouant sur l'équilibre, qui évoquent des ossatures de cathédrales[1],[2].
Démarche artistique
Avant de se consacrer aux structures autoportantes, Vincent Ganivet a d'abord exploré les formes de l'aléatoire, s'intéressant aux déboires du quotidien, aux fuites, aux déchets, qu'il intègre dans une pratique artistique de l'absurde et de l'éphémère[3]. Il transforme ainsi des phénomènes comme les dégâts des eaux, les feux d'artifice ou la simple poussière en installations poétiques, révélant la beauté cachée du banal et la poésie de l'accident[2],[4],[5].
Il garde de son expérience des chantiers un goût prononcé pour les matériaux industriels, simples et modestes, qu'il utilise dans une démarche de contre-emploi[6]. Il détourne ainsi des éléments comme les parpaings de leur usage courant – construire des murs droits – pour ériger des formes courbes et organiques telles des arches, des roues, des voûtes, inspirées autant par l'architecture que par l'ingénierie médiévale[7].
La question de la mise en œuvre est au cœur de la pratique de Vincent Ganivet: il applique des techniques de construction ancestrales – pierre sèche, tracé à la chaînette, etc. – , à des blocs contemporains, assemblés sans liant ni colle. La précision du calage de chaque élément est essentielle pour assurer la stabilité des sculptures[3]. Il tient à ce que rien ne soit dissimulé et travaille toujours sans trucage. Il revendique en même temps l'empirisme du bricolage et une certaine approche ludique de la construction[8],[9].
L'œuvre de Vincent Ganivet tient du memento mori, mettant en scène une tension constante entre force et fragilité, vulgaire et délicat, monumental et précaire[10],[11],[8]. Ses sculptures, bien que massives, semblent toujours au bord de l'effondrement, créant une impression de danger imminent[12]. Cette instabilité apparente invite le spectateur à une expérience singulière, à la fois menaçante et subjuguante[13].
Reconnaissance
Le travail de Vincent Ganivet est souvent décrit comme poétique, absurde et fascinant[14]. Les critiques soulignent sa capacité à transformer des matériaux bruts et banals en œuvres d'art d'une grande beauté, tout en interrogeant les notions d'équilibre, de risque, l'architecture et sa perception spatiale[4]. Son approche, qui mêle savoir-faire technique, expérimentation empirique et une certaine désinvolture face aux règles établies, lui confère une place singulière dans le paysage de l'art contemporain[15].
Œuvres dans l'espace public
- 2025: «Spathiphyllum Cratis», 1% artistique URCA, Reims (51)
- 2024: «Vitis Catenae»,1% artistique Maison Vermorel, Villefranche-sur-Saône (69)
- 2021: «Caténaires», Crédit Agricole Brie-Picardie, Chessy (77)
- 2018: «Badaboum», 1% artistique Ecole Angela Davis La Courneuve (93)
- 2018: «Triple hélicoïde», Esox Lucius, Saint-Maurice (71)
- 2017: «Catene de containers», commande pour les 500 ans du Havre (76)
- 2016: «Chainettes», 1% artistique du nouveau Collège de Savenay (44)
- 2016: «Cosinus hyperbolique», 1% artistique INSA, Villeurbanne (69)
- 2015: «Entrevous», Collection Lambert, Avignon (84)
- 2014: «Roues», 1% artistique de la médiathèque Elsa Triolet, l’Île-Saint-Denis (93)
Expositions (sélection)
- 2008 : "Matière à paysage", à la Galerie – Centre d'art, Noisy-le-Sec[16]
- 2009 : "Le Bel Accident", au Confort Moderne, Poitiers, où il réalise ses premières arches de parpaings: les caténaires[17]
- 2010 : "Dynasty", au Palais de Tokyo et au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, avec différentes formes d'arches[18],[19],[20]
- 2010 : "Je crois aux miracles", à la Collection Lambert, Avignon[21]
- 2011 : "Noli me tangere", à la galerie Yvon Lambert, Paris, avec sculptures en blocs, fontaines et fumigènes sur toiles[22],[23],[12],[5]
- 2011 : "Lumière noire", à la Staatliche Kunsthalle de Karlsruhe, où une sculpture monumentale s'est effondrée[24],[25]
- 2011 : "Mondes inventés, ...", au MUDAM, Luxembourg[26]
- 2012 : "L’équilibre des contraires", au Grand Café, Saint-Nazaire[8]
- 2012 : "Monuments et Imaginaires", à la Forteresse de Salses, où une sculpture monumentale s'est effondrée[27]
- 2014 : "Au-delà de l’architecture", à Topographie de l’art, Paris[28]
- 2015 : "Konkret mehr Raum", à la Kunsthalle Osnabrück, Allemagne[29]
- 2017 : "500 ans du Havre", au Havre[9]
- 2017 : "Atlas & Axis", aux Instants Chavirés, Montreuil, avec une œuvre de blocs de polystyrène, dont la démolition publique a tenu lieu de finissage[30]
- 2017 : "SILO", à la Chapelle du Genêteil, Château-Gontier, où l'artiste a tenté d'utiliser des pneus comme module, sans succès[31]
- 2020 : "Glass und Beton", au MARTA Herford, Allemagne[32]
- 2020 : "Milléniales", au Frac Aquitaine – MECA, Bordeaux[33]
- 2021: "C.18", à L'îlot Sauvage, Niort, avec une arche monumentale combinant 18 sections[34]
- 2024 : "Sub Sculptura", à Esox Lucius, Saint-Maurice, où l'artiste délivrait quelques-uns de ses secrets de fabrication[35]
- 2025 : "SILO", lors de la Biennale du design, Saint-Étienne, avec une voûte de pneus[36]
Notes et références
- ↑ « Vincent Ganivet - Les presses du réel », sur www.lespressesdureel.com (consulté le )
- « Vincent Ganivet — À propos », sur Slash Paris (consulté le )
- « Vincent Ganivet : arcs, sculptures et structures autoporteuses », sur Paris Art (consulté le )
- « Travail à la chaîne — Vincent Ganivet — La Maréchalerie, centre d’art contemporain — Exposition », sur Slash Paris (consulté le )
- « Vincent Ganivet — Galerie Yvon Lambert — Exposition », sur Slash Paris (consulté le )
- ↑ « Atlas & Axis » : installation de Vincent Ganivet, le BTP rencontre l’art », sur Paris Art, (consulté le )
- ↑ « Critique: expo "I’m Not You / Riley Optimism" (installation) », sur Paris Art, (consulté le )
- « L'Équilibre des contraires », sur Le Grand Café (consulté le )
- « Un Été Au Havre - Vincent Ganivet », sur www.uneteauhavre.fr (consulté le )
- ↑ « Concrete Stone | Cnap », sur www.cnap.fr (consulté le )
- ↑ « Serial, Vincent Ganivet et Diogo Pimentao, Galerie Edouard-Manet », sur Paris Art, (consulté le )
- « Vincent Ganivet », sur Paris Art, (consulté le )
- ↑ « Matière à… », sur Paris Art, (consulté le )
- ↑ « Vincent Ganivet | Flash Collection », sur flashcollection.fraciledefrance.com (consulté le )
- ↑ « Expo: "Le Bel Accident", Sabina Lang, Daniel Baumann, Vincent Ganivet », sur Paris Art, (consulté le )
- ↑ GG, « Matière à paysage à la Galerie, Noisy | Zérodeux / 02 » (consulté le )
- ↑ GG, « Lang/Baumann – Vincent Ganivet au Confort Moderne | Zérodeux / 02 » (consulté le )
- ↑ « Dynasty. Vincent Ganivet », sur Paris Art, (consulté le )
- ↑ « Dynasty — 1 exposition, 2 lieux, 40 artistes, 80 propositions — Exposition », sur Slash Paris (consulté le )
- ↑ « Dynasty, ou le temps décliné », sur Paris Art, (consulté le )
- ↑ « Collection Lambert », sur collectionlambert.com (consulté le )
- ↑ « Vincent Ganivet expose à la galerie parisienne Yvon Lambert », sur Paris Art, (consulté le )
- ↑ (en) « Vincent Ganivet: Noli Me Tangere | Exhibitions | MutualArt », sur www.mutualart.com (consulté le )
- ↑ « Ausstellung Lumière Noire – », sur www.kunstmarkt.com (consulté le )
- ↑ GG, « Lumière noire | Zérodeux / 02 » (consulté le )
- ↑ « Mondes inventés, Mondes habités », sur Mudam, (consulté le )
- ↑ « Une œuvre très éphémère au château de Salses », sur lindependant.fr (consulté le )
- ↑ « « Au-delà de l’architecture : construction-déconstruction-régénération » | Cnap », sur www.cnap.fr (consulté le )
- ↑ « KONKRET MEHR RAUM! | Institut français d'Allemagne », sur www.institutfrancais.de (consulté le )
- ↑ « Vincent Ganivet | Atlas & Axis », sur ArtsHebdoMédias (consulté le )
- ↑ « Vincent Ganivet | Silo », sur ArtsHebdoMédias (consulté le )
- ↑ (de) Redaktion, « Glas und Beton— Manifestationen des Unmöglichen », sur Herford-aktuell, (consulté le )
- ↑ Arnaudet Didier, « Écho artpress 485 : "Milléniales", actualité de la peinture à la Méca - artpress », (consulté le )
- ↑ « Expo à Niort : le juste équilibre de centaines de briques de Vincent Ganivet », sur actu.fr, (consulté le )
- ↑ « Sub Sculptura | Cnap », sur www.cnap.fr (consulté le )
- ↑ « Biennale Internationale Design Saint-Étienne 2025 | silo », sur www.biennale-design.com (consulté le )
Liens externes
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