Vincent Szeptycki
| Vincent Szeptycki Wincenty Leon Szeptycki | ||
| Naissance | Liczkowce (Podolie) |
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|---|---|---|
| Décès | (à 53 ans) Lemberg |
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| Allégeance | ||
| Arme | Cavalerie | |
| Grade | Général de brigade | |
| Conflits | Guerres napoléoniennes Insurrection de novembre 1830 |
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Vincent Léon Szeptycki, né le à Liczkowce et mort le à Lemberg, est un officier polonais ayant servi durant les guerres napoléoniennes.
Biographie
Jeunesse et parcours dans les armées napoléoniennes
Vincent Szeptycki naît le , du mariage de Johann Szeptycki et de la comtesse Marianna Bobrowska. Sa jeunesse est marquée par la perte précoce de ses parents et par le deuxième partage de la Pologne[1].
S'étant rendu à Varsovie en 1807 pour s'engager dans les armées de Napoléon Ier[1], il est lieutenant en premier des chevau-légers polonais de la Garde impériale le . Il participe à la guerre d'Espagne, en particulier à la bataille de Medina de Rioseco, le , où il perd deux chevaux tués sous lui[2]. Son comportement lors de cette bataille lui attire les faveurs du maréchal Bessières[1]. Il se signale également dans divers combats, comme à Bellorado[2] et Frías[3]. De plus, il est présent à la bataille de Somosierra, le suivant, durant laquelle il effectue un rapport à Napoléon sur ordre du chef d'escadron Łubieński, dont les cavaliers viennent de franchir le défilé à la suite de la charge victorieuse du 3e escadron polonais de Kozietulski[4]. Il est décoré de la Légion d'honneur à la suite de ce fait d'armes[1].

Il est promu capitaine le [2] et reçoit, la même année, la croix de Virtuti Militari pendant la campagne d'Autriche[1]. En , il commande l'un des deux escadrons de chevau-légers qui sont renvoyés en Espagne pour y opérer sous le commandement du colonel Delaitre[5]. Nommé chef d'escadron de son régiment en 1812, il sert lors des campagnes de Russie et d'Allemagne[3]. Il passe ensuite au 3e régiment d'éclaireurs de la Garde le [2], soit en qualité de capitaine[2],[6], soit comme chef d'escadron[7],[8] ; il dirige l'un des escadrons de cette unité aux côtés d'Ambroise Skarzynski, de Józef Załuski et de Stanislas Wąsowicz, sous le commandement d'ensemble du major Kozietulski[7]. Au cours de la campagne de France, il se distingue à la tête de son escadron lors de la bataille de Reims, le , où il capture un bataillon prussien[2],[6]. Il est blessé une semaine plus tard à Arcis-sur-Aube[9].
Retour en Pologne
De retour en Pologne après la chute de Napoléon, il prend le commandement d'un régiment de lanciers à Varsovie. Il quitte cependant l'armée en 1818, année de son mariage avec la comtesse Constance Czaki, pour s'adonner à l'agriculture et à l'écriture[1].
L'insurrection de novembre 1830 le sort de sa retraite. Rejoignant les insurgés polonais, Szeptycki supervise l'organisation du soulèvement dans la voïvodie de Lublin avant de se rendre à Varsovie en . Il participe ensuite aux affrontements contre les Russes, notamment à la bataille de Boremel, à la suite de laquelle il est élevé au grade de général. Il est toutefois contraint de se replier face aux troupes russes du général Rüdiger en direction de la Galicie, mais poursuit la lutte jusqu'à l'écrasement de la rébellion[1].
Réfugié à Podgórze auprès de sa famille, il y meurt le à l'âge de 54 ans. Son mariage demeure sans postérité[1].
Guerres napoléoniennes
- Bataille de Medina de Rioseco
- Bataille de Wagram
- Bataille de Smolensk (1812)
- Bataille de la Moskova
- Bataille de Lützen (1813)
- Bataille de Bautzen (1813)
- Bataille d'Arcis-sur-Aube
Distinctions
- officier de la Légion d'honneur
- Officier dans l'Ordre militaire de Virtuti Militari
- Décoré dans l'Ordre de l'Union
Notes et références
- (de) Constantin von Wurzbach, « Szeptycki, Vincenz Leo », dans Biographisches Lexikon des Kaiserthums Oesterreich, vol. 42, Vienne, (lire en ligne), p. 127.
- Tranié et Carmigniani 1982, p. 148.
- Luniński 1911, p. 150.
- ↑ Luniński 1911, p. 123.
- ↑ Tranié et Carmigniani 1982, p. 77.
- Pawly 2006, p. 38.
- Brunon et Brunon 1962, p. 33.
- ↑ Pawly 2006, p. 14.
- ↑ Pawly 2006, p. 44.
Bibliographie
- Jean Brunon et Raoul Brunon (ill. Pierre Benigni et Louis Frégier), Les éclaireurs de la Garde impériale : 1813-1814, Marseille, Collection Raoul et Jean Brunon, , 72 p. (OCLC 67376767, lire en ligne).
- (pl) Ernest Luniński, Napoleon, Legiony i Księstwo Warszawskie [« Napoléon, les légions et le duché de Varsovie »], Varsovie, Fonderie et imprimerie S. Orgelbrand Synów, .
- (en) Ronald Pawly (ill. Patrice Courcelle), Napoleon's Scouts of the Imperial Guard, Osprey Publishing, coll. « Osprey / Men-at-Arms » (no 433), , 48 p. (ISBN 978-1-84176-956-1).
- Jean Tranié et Juan-Carlos Carmigniani, Les Polonais de Napoléon : l'épopée du 1er régiment de lanciers de la garde impériale, Copernic, , 179 p..
Liens externes
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