Vincenzo Cipriani

Vincenzo Cipriani
Vincenzo Cipriani vers 1910.
Biographie
Naissance
Décès
(à 76 ans)
Rimini
Nationalité
Activité
Fratrie

Vincenzo Cipriani, né le à Mesola et mort le à Rimini, est un militant anarchiste italien.

Il est le frère d'Amilcare Cipriani.

Biographie

Né à Mesola en dans une famille aisée, Alceste Cipriani passe son adolescence à Rimini, où il participe aux débuts du mouvement anarchiste en Romagne, influencé par les idées socialistes et internationalistes de son frère Amilcare[1]. Militant discret, la police le décrit comme rusé, peu aimable mais cultivé, malgré une faible instruction scolaire. Devenu aveugle, il reste néanmoins actif politiquement[1].

Inspecteur des taxes puis retraité assez jeune, il vit toute sa vie à Rimini et entretient des relations avec de nombreux anarchistes italiens et étrangers. En 1878, après l’attentat de la via Nazionale à Florence, il est arrêté avec d’autres membres de l’Internationale[1]. Jugé à Forlì avec vingt-quatre anarchistes pour « association de malfaiteurs », il est finalement acquitté en 1879. À partir de 1882, il participe activement à la campagne pour obtenir la libération de son frère Amilcare. en œuvrant à l'unité d'action entre anarchistes et socialistes révolutionnaires[1].

En , lors de l’anniversaire de la Commune de Paris, il est de nouveau arrêté avec d’autres socialistes et anarchistes. Malgré son handicap, il est accusé de conspiration[1]. Libéré, il signe en 1890 l’appel au congrès anarchiste de Capolago avec plusieurs figures importantes de l’anarchisme romagnol[1]. En 1895, il soutient la candidature de protestation du socialiste Nicola Barbato, principal représentant des Faisceaux siciliens. Continuant son militantisme, il soutint financièrement la presse anarchiste, notamment le journal L’Aurora de Ravenne[1]. En 1913, il participe à un meeting anarchiste contre la participation électorale avec Errico Malatesta. Il est décrit par l'historien Fabrizio Giulietti comme membre du groupe des anarchistes « novatoristes » influencés par Massimo Rocca[2].

Pendant la Première Guerre mondiale, il soutient l'interventionnisme contre les Empires centraux, position qui l'isole du milieu anarchiste de Rimini[1]. Après la guerre et la mort d’Amilcare en 1918, il reste en solitaire et, en , entre dans un hospice à Rimini, où il décède le .

Notes et références

  1. Lucio Febo, « CIPRIANI, Alceste Vincenzo », sur Biblioteca Franco Serantini
  2. Fabrizio Giulietti, Storia degli anarchici italiani in età giolittiana, Franco Angeli, (lire en ligne)

Bibliographie

  • Fabrizio Giulietti, Storia degli anarchici italiani in età giolittiana, Franco Angeli, 2012.
  • Richard Hostetter, Le origini del socialismo italiano, Milano 1963.
  • Pier Carlo Masini, Storia degli anarchici italiani. Da Bakunin a Malatesta, Milano, 1969. ad indicem;
  • Valerio Evangelisti, Emmanuela Zucchini, Storia del Partito socialista rivoluzionario 1881-1893, Bologna 1981.

Liens externes

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