Vincenzo Inzerillo

| Sénateur XIe législature de la République italienne | |
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(à 77 ans) |
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Vincenzo Inzerillo, né à Palerme le , mort le , est un homme politique italien.
Membre de plusieurs juntes municipales démocrates-chrétiennes de Palerme, il est sénateur entre 1992 et 1994. Il est condamné pour concours externe en association mafieuse.
Biographie
Adjoint à la mairie de Palerme
Employé de Ferrovie dello Stato Italiane, il est membre de la Démocratie chrétienne et devient le secrétaire du sénateur Giuseppe Cerami puis d'Attilio Ruffini[1].
Il est élu au conseil municipal de Palerme sur les listes de la Démocratie chrétienne, en . Il est assesseur chargé du patrimoine dans la municipalité d'Elda Pucci en 1983, puis chargé des services démographiques aux côtés de Nello Martellucci l'année suivante[1].
D' à , il est adjoint de Leoluca Orlando lors du Printemps de Palerme[2], chargé du logement puis des bâtiments dangereux[1]. D'août à , il est adjoint au maire et vice-maire de Domenico Lo Vasco[3]. Il se rapproche alors de Calogero Mannino[1].
Sénateur
Il est élu sénateur en 1992 dans la circonscription de Brancaccio.
Il siège à la commission des Finances entre le 16 et le , puis à la commission Territoire, environnement et biens environnementaux[4].
En 1994, il n'est pas réélu.
Condamnation pour concours externe en association mafieuse
Inzerillo est arrêté le à cause des accusations de trois collaborateurs de justice, Gioacchino Pennino, Giovanni Drago et Salvatore Cancemi, qui le décrivent comme membre de la cosca de Brancaccio dirigée par les patrons Filippo et Giuseppe Graviano, ce qu'a confirmé ensuite Gaspare Spatuzza, proche de ce dernier[5].
Il est condamné à huit ans de prison en première instance pour association mafieuse en 2000, puis acquitté en appel en 2004, mais renvoyé devant le tribunal par la Cour de cassation en 2006[5],[6] et définitivement condamné à cinq ans et quatre mois pour un concours externe en association mafieuse en 2010[2].
Sa libération est anticipée d'un an pour bonne conduite en 2012[7]. Sa rente du Sénat, perçue malgré sa condamnation, est révoquée en 2015[8].
Il est cité dans l'enquête pour les attentats de 1993 de la Via dei Georgofili à Florence, près des églises romaines Saint-Jean-de-Latran et San Giorgio in Velabro et de la via Palestro à Milan, sans être finalement pas inquiété[7]. Le jugement contre les responsables du meurtre de Pino Puglisi, curé à Brancaccio, le désigne également comme un membre du cercle des frères Graviano et cite l'épisode lors duquel le père Puglisi a déchiré publiquement dans la rue les billets de remerciement que l'entourage du sénateur avait fait parvenir à la paroisse[9].
Notes et références
- (it) « Mafia e politica, l'ex senatore democristiano era vicino alla cosca di Brancaccio - la Repubblica.it », sur Archivio - la Repubblica.it, (consulté le )
- (it) Riccardo Lo Verso, « La morte dell'ex senatore Inzerillo e le lacrime per i nuovi sospetti. Cosa dicevano i boss intercettati », sur Live Sicilia, (consulté le )
- ↑ « Dipartimento per gli Affari Interni e Territoriali », sur amministratori.interno.gov.it (consulté le )
- ↑ « Scheda di attività di Vincenzo INZERILLO - XI Legislatura | Senato della Repubblica », sur www.senato.it (consulté le )
- (it) Redazione, « "Otto anni per Inzerillo" », sur Live Sicilia, (consulté le )
- ↑ (it) Tp24.it, « Mafia: condannato l'ex senatore Dc Vincenzo Inzerillo », sur TP24.it, (consulté le )
- (it) « Torna libero l'ex senatore Inzerilloera stato indagato per la trattativa », sur la Repubblica, (consulté le )
- ↑ (it) « Senato revoca vitalizio a otto ex senatori condannati. Tra questi anche Berlusconi », sur rainews, (consulté le )
- ↑ (it) Ottavio Gintoli, « "Sono vittima di diffamazione", ex senatore condannato denuncia il legale delle vittime », sur Sicilia News, (consulté le )
Article connexe
Liens externes
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