Viverra megaspila

Civette à grande taches (Stricto sensu)

Viverra megaspila
Description de cette image, également commentée ci-après
(Viverra megaspila) au Zoo de Saigon, au Viêt Nam.
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Sous-classe Theria
Infra-classe Eutheria
Ordre Carnivora
Sous-ordre Feliformia
Famille Viverridae
Sous-famille Viverrinae
Genre Viverra

Espèce

Viverra megaspila
Blyth, 1862

Statut de conservation UICN

( EN )( EN )
EN A2cd+3cd+4cd : En danger

Répartition géographique

Description de l'image Large-spotted Civet area.png.

Synonymes

  • Viverra megaspila E. Blyth, 1862 (Protonyme)
  • Moschothera megaspila (Pocock, 1933)
  • Viverra megaspila megaspila A. T. Smith & Xie Yan, 2008

La Civette à grandes taches (Viverra megaspila) est une espèce de mammifère carnivore de la famille des Viverridés.

Taxonomie

Illustration de Viverra megaspila dans Proceedings of the Zoological Society of London, 1876.

L’espèce a été formellement décrite par œuvres zoologiste britannique Edward Blyth dans The journal of the Asiatic Society of Bengal en 1862 [1]. Blyth identifie l’espèce comme une entité (« race ») distincte des autres espèces de civettes asiatiques du genre Viverra de l’époque : elle est de grande taille, comparable à celle de V. civetta et de V. civettina, mais nettement plus grande que V. tangalunga. Mais son critère distinctif principal réside dans le motif du pelage, caractérisé par des taches peu nombreuses mais beaucoup plus grandes, le plus souvent entières et montrant peu de tendance à se regrouper en ocelles[1].

Blyth souligne que V. megaspila a été confondue à tort avec V. tangalunga, mais qu’elle s’en distingue clairement par la taille et la structure des taches, et il appuie cette distinction sur des spécimens provenant de Prome, ainsi que sur des individus comparables signalés à Pinang et attribués à tort à d’autres taxons ; bien qu’il reconnaisse la grande proximité de ces formes, Blyth estime qu’elles sont suffisamment faciles à distinguer et qu’elles ne se fondent pas les unes dans les autres, justifiant ainsi la reconnaissance de V. megaspila comme une espèce À part entière[1].

Pocock considérait V. megaspila et la civette civettine (V. civettina) comme des espèces distinctes[2].Ellerman et Terence Morrison-Scott ont quant à eux considéré V. civettina comme une sous-espèce de V. megaspila[3].

Caractéristiques

Pocock a décrit la civette à grandes taches comme ayant une couleur variant du gris argenté au chamois doré ou fauve, avec un motif allant du noir au brun. Elle présente des taches de taille grande ou comparativement petite, qui sont parfois séparées ou fusionnent pour former des taches plus larges ou des rayures verticales derrière les épaules. Les bandes blanches sur la queue sont principalement limitées aux côtés et à la surface inférieure, mais forment très rarement des anneaux complets. Les adultes mesurent de 76 à 77 cm pour la tête et le corps, avec une queue de 33 à 39 cm. Son poids varie de 6,5 à 8,4 kg[2].

Répartition et habitat

La civette à grandes taches vit au Myanmar, en Thaïlande, en Malaisie, au Cambodge, au Laos, au Viêt Nam et dans le sud de la Chine. En Chine, elle a été observée pour la dernière fois en 1998[4]. Elle habite les forêts à feuillage persistant, les forêts décidues humides et les forêts sèches de diptérocarpes à des altitudes inférieures à 300 m. En Thaïlande, elle est présente dans plusieurs zones protégées jusqu'au sud de la province de Ranong[5].

Écologie et comportement

Il n'existe aucune donnée sur l'écologie alimentaire et le comportement de la civette à grandes taches [4].

Menaces

La civette à grandes taches est menacée par la dégradation de son habitat, la perte de celui-ci et la chasse au moyen de collets et de chiens. La population est considérée comme étant en déclin constant dans tous les pays de son aire de répartition, et pourrait avoir diminué de manière significative en Chine et au Viêt Nam en particulier[4]. Elle est vendue pour sa viande sur les marchés chinois et vietnamiens[6].

Notes et références

  1. Edward Blyth, « Report of Curator, Zoological Department, February, 1862 », Journal of the Asiatic Society of Bengal, vol. 31,‎ , p. 331–345 (lire en ligne)
  2. (en) R. I. Pocock, The fauna of British India, including Ceylon and Burma, vol. Mammalia Volume 1, Londres, Taylor and Francis, , 356–358 p. (lire en ligne), « Moschothera megaspila (Blyth). The Large-spotted Civet »
  3. (en) J.R. Ellerman et T.C.S. Morrison-Scott, Checklist of Palaearctic and Indian Mammals 1758 to 1946, Londres, British Museum of Natural History, (lire en ligne)
  4. UICN, consulté le 2025-12-27.
  5. (en) Lynam, A. J., Maung, M., Po, S.H.T. et Duckworth, J.W., « Recent records of Large-spotted Civet Viverra megaspila from Thailand and Myanmar », Small Carnivore Conservation, vol. 32,‎ , p. 8–11
  6. (en) Bell, D., Roberton, S. et Hunter, P. R., « Animal origins of SARS coronavirus: possible links with the international trade in small carnivores », Philosophical Transactions of the Royal Society of London, series B, Biological Sciences, vol. 359, no 1447,‎ , p. 1107–1114 (PMID 15306396, PMCID 1693393, DOI 10.1098/rstb.2004.1492)

Voir aussi

Liens externes

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