Vol. 3... Life and Times of S. Carter

Vol. 3... Life and Times of S. Carter

Album de Jay-Z
Sortie
Enregistré 1999
New York :
Baseline Studios
The Hit Factory
D&D Studios (en)
Sony Music Studios
Manhattan Center Studio
Quad Studios
Durée 71:05
Genre Rap East Coast
Producteur DJ Clue & DURO, DJ Premier, Irv Gotti, Lil Rob, Russell « Russ » Howard, Sean « SAF » Francis, K Rob, Rockwilder, Swizz Beatz, Timbaland
Label Roc-A-Fella, Def Jam

Albums de Jay-Z

Singles

  1. Jigga My Nigga
    Sortie : 20 juillet 1999
  2. Girl's Best Friend
    Sortie : 18 octobre 1999
  3. Do It Again (Put Ya Hands Up)
    Sortie : 14 décembre 1999
  4. Things That U Do
    Sortie : 11 février 2000
  5. Big Pimpin'
    Sortie : 11 avril 2000

Vol. 3... The Life and Times of S. Carter est le 4e album studio de Jay-Z sorti en 1999. Cet album marque le retour du rappeur vers un style plus « street », comme son 1er, Reasonable Doubt (1996)[1]. À la production, il fait notamment appel à Swizz Beatz, Timbaland, DJ Premier, Rockwilder et DJ Clue.

Aux États-Unis, l'album débute à la 1re place du Billboard 200, en s'écoulant à 462 000 copies la première semaine. Cet album est un succès commercial : 2 millions d'exemplaires vendus le 1er mois. Par ailleurs, l'album a obtenu un succès « critique ». Le , l'album est certifié triple disque de platine par la Recording Industry Association of America, pour ses 3 millions copies aux États-Unis.

Historique

Accueil et postérité

Vol. 3... sort aux Etats-Unis en et s'écoule à 462 000 exemplaires dès sa première semaine, débutant ainsi premier du Billboard 200[12]. Les ventes sont trente pour cent supérieures à celles de la première semaine du précédent opus du rappeur, Vol. 2... Hard Knock Life (1998)[13]. En , l'album est certifié triple disque de platine par la RIAA[14]. En 2009, l'album se serait vendu à 3 093 000 copies selon Nielsen Soundscan[15].

Dans la critique parue à l'époque dans Rolling Stone, le journaliste Kris Ex écrit que Jay-Z « est devenu un meilleur architecte de chansons » tout en saluant Vol. 3… comme « son album le plus réussi à ce jour, avec une musique remplie de refrains accrocheurs, de rythmes entraînants et de paroles alimentées par la vigilance de Jay, véritable débrouillard[8]. » Richard Harrington de The Washington Post y voit un disque « plein d'assurance, de démonstrations de talent lyrique et de perspectives autobiographiques[16]. » Dans Entertainment Weekly, Anthony DeCurtis déclare que l'album permet de renouer avec le public urbain de Jay-Z, « avec panache »[5]. Steve Jones de USA Today est particulièrement impressionné par ses paroles et son flow, trouvant les deux « tranchants comme jamais[10]. » Dans The Village Voice, Robert Christgau écrit quant à lui que Jay-Z a trop à perdre commercialement pour abandonner « le jeu de la "réalité" où il est à la fois rappeur et voyou, avec ses clients, les voyous et les fantasmes », mais il impressionne par « une vigueur brute et expansive, maîtrisant à la fois le cosmopolitisme "viens voler avec moi" et la soif d'excitation qui a transformé les repaires de gangsters en foyers musicaux de Buenos Aires à Kansas City[11]. » Le critique Miles Marshall Lewis qualifie alors Jay-Z de « meilleur MC du hip-hop » et par de l'album comme un « album hip-hop par excellence du modèle des années 2000 »[17]. Dans le Los Angeles Times, Soren Baker écrit que l'album manque de « l'humour mordant et des jeux de mots spectaculaires » des précédents opus[6].

Dans The Rolling Stone Album Guide (2004), Jon Caramanica écrit : « Life & Times of S. Carter a porté à son apogée la combinaison de style et de fond de Vol. 2. En plus de maintenir une forte présence lyrique, Jay a également démontré son talent de maître du flow, changeant de cadences et de schémas de rimes avec une régularité et une flexibilité impressionnantes… Presque chaque morceau de cet album était sonorement unique, et Jay les a tous interprétés avec aplomb et talent[18]. » John Bush d'AllMusic écrit dans une critique rétrospective que quelques productions trop ampoulées (Dope Man et Things That U Do) l'empêchent de figurer parmi les meilleurs albums de Jay-Z[2].

En , Jay-Z fait une rétrospective de sa carrière et établit un classement de ses propres albums studio : il classe Vol. 3... Life and Times of S. Carter à la 10e place sur 12[19].

Liste des titres

Version américaine

NoTitreCompositeur(s)Durée
1.Hova Song (Intro)K-Rob2:21
2.So GhettoDJ Premier4:01
3.Do It Again (Put Ya Hands Up) (featuring Beanie Sigel & Amil)Rockwilder4:39
4.Dope ManDJ Clue, Darrell Branch, Ken Ifill, Lance Rivera*4:03
5.Things That U Do (featuring Mariah Carey)Swizz Beatz4:52
6.It's Hot (Some Like It Hot)Timbaland4:16
7.Snoopy Track (featuring Juvenile)Timbaland4:01
8.S. Carter (featuring Amil)Russell Howard, Sean Francis, Chauncey Mahan*4:14
9.Pop 4 Roc (featuring Beanie Sigel, Memphis Bleek & Amil)DJ Clue, Ken Ifill4:36
10.Hova InterludeK Rob1:34
11.Big Pimpin' (featuring UGK)Timbaland4:44
12.There's Been a MurderRussell Howard, Sean Francis, Chauncey Mahan*3:39
13.Come and Get MeTimbaland6:09
14.NYMPRockwilder4:03
15.Hova Song (Outro)K-Rob1:26
16.Jigga My Nigga (Titre bonus)Swizz Beatz5:23
17.Girl's Best Friend (Titre bonus)Swizz Beatz3:59
18.Anything (Titre bonus)Sam Sneed4:45
Note

* = coproducteur

Version européenne

L'édition européenne de l'album, commercialisée quelques semaines avant la sortie américaine, contient un autre tracklisting. Hova Interlude remplace Watch Me et There's Been a Murder remplace Is That Yo Bitch (featuring Missy Elliott et Twista). Anything était le morceau de fin de cette version européenne, avant les deux morceaux cachés. En raison de copies pirates, Jay-Z fut obligé de changer le tracklisting avant la commercialisation aux États-Unis[réf. nécessaire].

Samples

Le cas Big Pimpin’

La chanson Big Pimpin' contient un sample de Khusara Khusara composé par Baligh Hamdi. Une plainte est alors déposée par le neveu du compositeur, Osama Fahmy. Durant l'audition devant un juge, Timbaland a admis avoir trouvé la chanson original sur un CD non identifié et il pensait qu'elle était tombée dans le domaine public. L'entourage de Jay Z avait à l'époque tenté de désamorcer rapidement ce problème en versant en 2001 100 000 dollars au label EMI Arabia, division d'EMI Group. Plus tard, l'héritier Osama Fahmy décide tout de même de poursuivre Jay-Z et Timbaland estimant que l'accord de l'époque n'avait pas de valeur selon la loi égyptienne. Finalement, le , la justice américaine donnent raison au rappeur et à son compositeur, qui n'auront rien à payer de plus[21].

Classements

Album
Classement (1999) Meilleure
position
Drapeau des États-Unis Billboard 200 1
Drapeau des États-Unis Top R&B/Hip Hop Albums 1
Drapeau du Canada Canadian Albums Chart 11
Singles
Année Titre Classements / positions[22]
Billboard Hot 100 Hot R&B/Hip-Hop Songs Hot Rap Singles
1999 Jigga My Nigga 28 6 1
Girl's Best Friend 26 10 -
2000 Do It Again (Put Ya Hands Up) 65 17 9
Things That U Do - - -
Big Pimpin' 9 3 3

Notes et références

  1. « pqasb.pqarchiver.com/USAToday/… »(Archive.orgWikiwixGoogle • Que faire ?).
  2. (en) John Bush, « Vol. 3... Life and Times of S. Carter » (Identifiant r449404 peu probable - vérifier et adapter, SVP), sur AllMusic.
  3. (en) Greg Kot, « Recordings: Jay-Z – Vol. 3... Life and… », Chicago Tribune,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  4. (en) Colin Larkin, The Encyclopedia of Popular Music, Omnibus Press, (ISBN 978-0-85712-595-8), « Jay Z ».
  5. (en) Anthony DeCurtis, « Ghetto blasters », Entertainment Weekly, no 521,‎ , p. 73–74 (lire en ligne, consulté le ).
  6. (en) Soren Baker, « Laid-Back Jay-Z's 'Life' Lacks His Spectacular Wordplay », Los Angeles Times,‎ , F28 (lire en ligne, consulté le ).
  7. (en) Dele Fadele, « Review: Vol. 3… Life and Times of S. Carter », NME, London, IPC Media,‎ , p. 33 (lire en ligne, consulté le ).
  8. (en) Kris Ex, « The City Is Theirs: Jay-Z – Vol. 3 Life And Times of S. Carter », Rolling Stone, no 833,‎ , p. 58 (lire en ligne, consulté le ).
  9. (en) Riggs Morales, « Record Report: Jay-Z – Vol. 3...Life And Times Of S. Carter », The Source, no 126,‎ , p. 256.
  10. (en) Steve Jones, « Rap's defiant voices; pop's happy 'Heart' », USA Today,‎ , p. 02D (lire en ligne [archive du ]).
  11. (en) Robert Christgau, « Consumer Guide: Cleanup Time », The Village Voice, vol. 45, no 9,‎ , p. 114 (lire en ligne [archive du ], consulté le ).
  12. (en) Mancini, Robert. Jay Z Grabs Top Of Album Chart. MTV. Retrieved on February 22, 2010.
  13. (en) Baker, Soren. Assault Case Won't Stop the Music—or the Sales. Los Angeles Times. Retrieved on February 22, 2010.
  14. Gold & Platinum: Searchable Database « https://web.archive.org/web/20070626050454/http://www.riaa.com/goldandplatinumdata.php?table=SEARCH »(Archive.orgWikiwixGoogle • Que faire ?), . Recording Industry Association of America (RIAA). Retrieved on September 14, 2009.
  15. (en) Gary Trust, « Ask Billboard: Steve Vai, Jay Z, Radiohead », Billboard, Prometheus Global Media,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  16. (en) Richard Harrington, « Swaggering to the Finish Line », The Washington Post,‎ , G12 (lire en ligne, consulté le ).
  17. (en) Miles Marshall Lewis, « The Passing of the Mic », The Village Voice,‎ , p. 66, 120 (lire en ligne [archive du ], consulté le ).
  18. (en) Jon Caramanica, The Rolling Stone Album Guide, Simon & Schuster, , 424–25 (ISBN 0-7432-0169-8), « Jay Z ».
  19. « Jay-Z classe ses 12 albums du meilleur au pire », sur 2KMusic.com (consulté le ).
  20. (en) Samples of Vol. 3... Life and Times of S. Carter (1999) - WhoSampled.
  21. « Jay Z et Timbaland blanchis d'une accusation de plagiat sur Big Pimpin », sur LCI.fr, (consulté le ).
  22. Billboard Singles: Vol. 3… Life and Times of S. Carter. Allmusic. Retrieved on 2009-09-14.

Liens externes

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