Vulcan (Virginie-Occidentale)
| Vulcan | |||
| |||
| Administration | |||
|---|---|---|---|
| Pays | |||
| Comté | Mingo | ||
| Type de localité | localité non constituée en municipalité | ||
| Code ZIP | 25697 | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées | 37° 33′ nord, 82° 08′ ouest | ||
| Altitude | 225 m |
||
| Localisation | |||
| Géolocalisation sur la carte : États-Unis
Géolocalisation sur la carte : États-Unis
| |||
Vulcan est une localité non constituée en municipalité (c'est-à-dire une partie d'un territoire qui ne fait partie d'aucune commune) dans le comté de Mingo, en Virginie-Occidentale, aux États-Unis, fondée au début du XXe siècle. Vulcan se situe entre des montagne et le long de la rivière Tug Fork, en face de l'État du Kentucky.
Elle doit son nom à Vulcain, dieu romain du feu et de la forge[1]. En effet, Vulcan est initialement une communauté minière. Cependant à partir de 1968, les réserves de charbon sont épuisées et la ville a connu un important dépeuplement[2].
Vulcan a attiré l'attention internationale en 1977 lorsque, en pleine guerre froide, elle a sollicité l'aide de l'Union soviétique pour la reconstruction d'un pont effondré, unique voie d'accès légale à la localité[3], [2].
Affaire du Pont
Le seul chemin d'entrée et de sortie de Vulcan était un pont suspendu au-dessus de la rivière Tug Fork pour rejoindre la route 194 du Kentucky. Le pont était bien trop étroit pour la circulation automobile et s'était détérioré au début des années 1970, avec des planches manquantes[2].
Entre 1974 et 1975, le pont s'était complètement effondré à cause de la pourriture du bois, coupant ainsi la voie d'accès à la localité. Le maire de Vulcan ayant déjà tenté d'obtenir son remplacement auprès des gouvernements de l'État de Virginie-Occidentale et fédéral, mais sans succès[4],[5].
Face à cette inaction, John Robinette, maire autoproclamé de Vulcan, sollicita en 1977 l'aide de l'Union soviétique et de l'Allemagne de l'Est pour reconstruire le pont de la ville, en envoyant des lettres à leurs représentants à Washington DC[6].
En réponse, le journaliste soviétique Iona Andronov est envoyé à Vulcan le pour rencontrer John Robinette et évaluer la situation. Andronov fut autorisé à promettre aux habitants que son gouvernement surveillerait la situation et financeraient la construction d'un nouveau pont si le gouvernement américain n'en construisaient pas de nouveau rapidement.
Moins d'une heure après la visite d'Andronov à Vulcan, les journalistes apprirent que l'État de Virginie-Occidentale avait finalement accepté de construire ce pont. L'Assemblée législative de Virginie-Occidentale alloua 1,3 million de dollars au projet, et le nouveau pont fut inauguré en 1980[3],[7],[8].
Notes et références
- ↑ (en) Hamill Kenny, West Virginia Place Names: Their Origin and Meaning, Including the Nomenclature of the Streams and Mountains, Piedmont, West Virginia, The Place Name Press, (lire en ligne), p. 652
- (en) « A West Virginia Town Applied For Soviet Foreign Aid, and Other Lesser Known American History Facts », HistoryCollection.com, (consulté le )
- (en) « Plight of Nolan residents stirs memories of 'bridge the Russians almost built' », Charleston Gazette-Mail, (consulté le )
- ↑ (en) « West Virginia Town/Access Problem CBS Evening News for Friday, Aug 12, 1977 » [archive du ], sur Vanderbilt Television News Archive
- ↑ (en) Gregory Gregory Jaynes, « Stranded Mining Town Awaits Bridge », The New York Times, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) « The West Virginian Town That Applied For Soviet Foreign Aid », Appalachian Magazine
- ↑ (en) Jason Deparle, « West Virginia Roads: A Bumpy Legacy Lives On », The New York Times, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) « West Virginia Bridge Being Build Without Russian Aid », Ocala Star-Banner, (lire en ligne, consulté le )
Liens externes
- Ressource relative à la géographie :
- Portail de la Virginie-Occidentale

_relief_location_map.png)
_location_map.svg.png)
