Vulkangruppe

Vulkangruppe
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Organisation
Positionnement

Le Vulkangruppe, également connu sous les noms de Groupe Vulkan ou Volkano Group (groupe Vulcain en français), est un groupe d'extrême gauche basé en Allemagne, fondé en 2011 selon l'Office fédéral de protection de la Constitution[1]. Il est responsable d'actes de sabotage et de destruction d'infrastructures énergétiques, ferroviaires et informatiques, principalement dans la région de Berlin et dans le Brandebourg. Dans leurs messages de revendications, les membres du groupe changent souvent de nom, faisant à chaque fois référence à des volcans islandais (par exemple Grímsvötn ou Katla).

Revendications

Le Vulkangruppe est considéré comme anarchiste et classé à l’extrême gauche[2].

Selon le magazine allemand Focus, ses membres « considèrent le sabotage de l’approvisionnement en électricité comme faisant partie de leur lutte contre le capitalisme, le patriarcat et le colonialisme ». En plus de perturber « la vie capitaliste quotidienne », ces militants veulent obliger les habitants à « faire une pause », écrit le rapport sur la protection de la Constitution de Berlin[2].

Pour sa part, le groupe affirme que ses actions visent à dénoncer la « soif d’énergie » qui « détruit les ressources naturelles » et contribue au réchauffement climatique[3].

La composition et le nombre de membres du Vulkangruppe restent inconnus[2].

Historique

En 2018, le groupe qui s'appelle alors « Vulkangruppe NetzHerrschaft zerreißen » (« Groupe volcan pour réduire en miettes la corruption »), incendie huit câbles d'alimentation électrique dans le quartier berlinois de Charlottenburg, affectant 6 000 foyers et 400 entreprises, et générant des dégâts matériels estimés à 2,5 millions d’euros[4].

En 2020, le groupe incendie l’institut Heinrich Hertz de Berlin, où était développée une application destinée à tracer les porteurs du Covid-19[4].

En , c’est la gigafactory de Tesla, à Grünheide, dans le Brandebourg, qui est visée, via l’incendie criminel d’un poteau électrique[5]. L'alimentation électrique de l'usine est interrompue et la production temporairement arrêtée[1],[6].

En une panne de courant de près de trois jours survient à Berlin dans le quartier d’Adlershof. Les autorités soupçonnent l’implication du Vulkangruppe dans l'incident.

En , le groupe incendie la centrale à gaz de Berlin-Lichterfelde, affectant le chauffage et l'approvisionnement électrique des quartiers de Steglitz et Zehlendorf alors que Berlin est soumise à des températures négatives[5]. Environ 45 000 foyers et 1 900 entreprises sont affectés. Parmi ceux-ci, 26 000 foyers et 1 200 entreprises sont privés d'électricité quatre jours consécutivement[7]. Une femme de 83 ans décède lors des coupures de courant, sans qu'un lien avec le sabotage ne soit établi[8]. Le maire de Berlin, Kai Wegner, qualifie l'incendie de « terrorisme »[9]. Le gouvernement annonce renforcer sa lutte contre l’extrême gauche et promet une récompense d'un million d'euros pour toute information menant aux auteurs de l'attaque[10]. Dans sa lettre de revendication, Vulkangruppe présente ses excuses aux habitants et affirme que son objectif était de cibler l'industrie des combustibles fossiles, présentant cette action comme une « mesure nécessaire contre l'expansion des centrales électriques alimentées aux combustibles fossiles » en Allemagne[8].

Références

  1. « Un groupe d'extrême gauche revendique l'incendie criminel à Berlin », sur euronews, (consulté le )
  2. « Qu’est-ce que le « Vulkangruppe », ce collectif d’extrême gauche derrière le sabotage d’une usine Tesla ? », sur leparisien.fr, (consulté le )
  3. « La ville de Berlin paralysée par une panne d’électricité massive, après un incendie revendiqué par un groupe d’extrême gauche », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. Par Maxime Poul Le 6 mars 2024 à 11h34, « Qu’est-ce que le « Vulkangruppe », ce collectif d’extrême gauche derrière le sabotage d’une usine Tesla ? », sur leparisien.fr, (consulté le )
  5. « La ville de Berlin paralysée par une panne d’électricité massive, après un incendie revendiqué par un groupe d’extrême gauche », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  6. (en-US) Jess Weatherbed, « The German Tesla plant fire is claimed by far-left “Volcano Group” », sur The Verge, (consulté le )
  7. (de) Dietmar Neuerer, Zwölf Anschläge der Vulkangruppe seit 2011 registriert, handelsblatt.com, 6 janvier 2026
  8. (en) Sophie Tanno, Sebastian Shukla, « Thousands of Berliners lost power for days after climate activists struck. Here’s what happened », sur CNN, (consulté le )
  9. (en-US) « Berlin mayor calls left-wing arson attack behind massive power outage terrorism that endangers lives - CBS News », sur www.cbsnews.com, (consulté le )
  10. (fr-CH) Reuters, « L'Allemagne prévoit de renforcer la lutte contre les militants d'extrême gauche après l'attaque contre le réseau électrique de Berlin | Zonebourse Suisse », sur ch.zonebourse.com, (consulté le )
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