Vy Vato Sakelika

Vy Vato Sakelika est une société secrète malgache fondée en 1913 par des étudiants en médecine[1] sur un programme nationaliste. Aussi connue sous ses initiales V.V.S. (Vy Vato Sakelika : Fer, Pierre, Ramification), elle recrute ses adhérents en grande partie chez les Mérinas, groupe sur lequel l'administration française coloniales s'appuyait depuis sa conquête et qui fournissait d'ailleurs l'essentiel des effectifs scolaires. Elle est fortement réprimée par les autorités coloniales en 1915, avec 223 arrestations, 41 peines de prison prononcées dont 8 à perpétuité[1]. Plusieurs militants de l'association s'engagent dans l'armée française et prennent part à la Première Guerre mondiale pour éviter la répression[1].

Historique

Le mouvement Vy Vato Sakelika (V.V.S) aussi appelé en Français Fer, Pierre, Ramification est l'un des groupe de jeunes étudiants malgaches créé en 1913 qui a participé au guerre coloniale contre les colonisateurs Français durant les nombreuses conflits , année 1913. Leur objectif était : Défendre la culture malgache et rendre sa liberté à Madagascar face à la domination coloniale française. Même s’il a été surtout actif qu' entre 1913 et 1916, ce mouvement avait une influence importante dans la lutte pour rendre l'indépendance de Madagascar[2].

Points clés de l'histoire de la V.V.S. (Fer, Pierre ,Ramification)

- Fondation et Composition: Crée en 1913, elle regroupait des étudiants intellectuels Malgaches, plus précisément des étudiants de l'école de la médecine actuellement nommé Centre Hospitalier Universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona, il y a aussi des poètes Malgaches, des journalistes et des hommes d'église[3].

- Objectifs: Lutter contre les injustices coloniales, renforcer la solidarité malgache et promouvoir le nationalisme[3].

- Méthodes: Contrairement à une idée reçue, elle n'utilisait pas la violence mais diffusait des idées nationalistes via des tracts et des journaux secrets.

- Répression (1915-1916): Découverte par les autorités coloniales, la V.V.S. a été démantelée fin 1915. Plus de 400 personnes furent arrêtées, avec 41 peines de prison prononcées (dont 8 à perpétuité) et la fermeture de l'école de médecine.

- Héritage: Bien que brève, la V.V.S. a posé les bases du nationalisme malgache moderne et a influencé les mouvements de l'entre-deux-guerres.

Leaders du mouvement

Jean Ralaimongo: Enseignant et militant politique, Né en 1885,il n’était pas un chef direct du VVS, il appartenait à la même génération de nationalistes qui ont poursuivi la lutte politique après la disparition du mouvement.

Joseph Ravoahangy : Médecin et homme politique malgache , Né en 1893 à Fianarantsoa, plus tard cofondateur du parti nationaliste MDRM (Mouvement Démocratique de la Rénovation Malgache) après la Seconde Guerre mondiale.[1]

Joseph Raseta: Médecin et militant politique, Né en le à Marovoay plus tard, il devient aussi un leader du mouvement indépendantiste et participe à la création du MDRM avec Ravoahangy.[2]

Ny Avana Ramanantoanina: Poète, écrivain et dramaturge malgache, Né en 1891 aussi membre actif de la société secrète. Il utilisait la littérature et la poésie pour critiquer le colonialisme français. Quand le V.V.S est découvert par les colonisateurs Français, il est exilé à Mayotte par les autorités françaises.

Notes et références

  1. Michelle Zancarini-Fournel, Les luttes et les rêves : Une histoire populaire de la France de 1685 à nos jours, Paris, Éditions La Découverte, , 995 p. (ISBN 978-2-35522-088-3), chap. 13 (« Être en guerre (1914-1920) »), p. 560
  2. « HISTOIRE DU MOUVEMENT V.V.S À MADAGASCAR » Accès limité, sur fr.sribd.com (consulté le )
  3. Benjamina Ramanantsoa Ramarcel, Les sociétés Secrètes Nationalistes à Madagascar dans la première moitié du 20ème Siècle : V.V.S (Vy, Vato, Sakelika) 1913-1915., Paris, soutenance en 1986 (lire en ligne), Résumé
  • icône décorative Portail de la politique
  • icône décorative Portail des années 1910
  • icône décorative Portail de Madagascar
  • icône décorative Portail du monde colonial