Wash trade

Une opération de wash trade (ou « opération fictive » selon l'OQLF[1]) est une forme de manipulation de marché dans laquelle un investisseur vend et achète simultanément les mêmes instruments financiers pour créer une activité artificielle trompeuse sur le marché[2]. Tout d'abord, un investisseur passera un ordre de vente, puis passera un ordre d'achat pour acheter de lui-même, ou vice versa. Plusieurs motivations sont possibles :

  • Augmenter artificiellement le volume des transactions, en donnant l'impression que l'instrument est plus demandé qu'il ne l'est réellement[3].
  • Générer des commissions aux courtiers afin de les dédommager pour quelque chose qui ne peut pas être ouvertement payé. Cela a été fait par certains des participants au scandale du Libor[4].

Certaines bourses ont mis en place des procédures de prévention contre les wash trade, parfois obligatoires comme la STPF (Self-Trade Prevention Functionality) sur l'Intercontinental Exchange (ICE)[5].

Le wash trading est illégal aux États-Unis depuis l'adoption du Commodity Exchange Act (CEA) de 1936[6].

En France, la commission des sanctions de l’Autorité des Marchés Financiers sanctionne les pratiques de wash trade avérées, comme par exemple dans sa décision du contre des sociétés et employés du groupe Amundi[7].

Références

  1. « opération fictive », sur vitrinelinguistique.oqlf.gouv.qc.ca (consulté le )
  2. The New Market Manipulation, 66 Emory Law Journal 1253 (2017)
  3. « September 25, 1997 order regarding the Securities Exchange Act of 1934 »
  4. « Financial Services Authority », www.fsa.gov.uk
  5. « Self Trade Prevention Functionality », theice.com,
  6. Staff, « Wash Trading »,
  7. Commission des sanctions de l’AMF, « Décision de la Commission des sanctions du 4 août 2021 à l'égard des sociétés Amundi Asset Management, Amundi Intermédiation, Tullett Prebon et de MM. Ludovic Delion, Gregory Saey et Thomas Vignon », sur amf-france.org, (consulté le )
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