Wes Streeting

Wes Streeting
Illustration.
Portrait officiel de Wes Streeting en 2024.
Fonctions
Secrétaire d'État britannique à la Santé et à la Protection sociale

(1 an, 10 mois et 9 jours)
Premier ministre Keir Starmer
Gouvernement Starmer
Prédécesseur Victoria Atkins
Successeur James Murray
Secrétaire d'État à la Santé et à la Sécurité sociale
du cabinet fantôme

(2 ans, 7 mois et 6 jours)
Gouvernement Starmer
Prédécesseur Jonathan Ashworth
Député britannique
En fonction depuis le
(11 ans et 16 jours)
Élection 7 mai 2015
Réélection 8 juin 2017
12 décembre 2019
4 juillet 2024
Circonscription Ilford North
Législature 56e , 57e, 58e et 59e
Groupe politique Travailliste
Prédécesseur Lee Scott
Secrétaire d'État à la pauvreté infantile
du cabinet fantôme

(6 mois et 20 jours)
Gouvernement Starmer
Prédécesseur Poste créé
Successeur Poste supprimé
Secrétaire de l'Échiquier au Trésor
du cabinet fantôme

(6 mois et 7 jours)
Gouvernement Starmer
Prédécesseur Lyn Brown
Successeur Abena Oppong-Asare
Ministre aux Écoles
du cabinet fantôme

(6 mois et 23 jours)
Gouvernement Starmer
Prédécesseur Margaret Greenwood
Successeur Peter Kyle
Biographie
Nom de naissance Wesley Paul William Streeting
Date de naissance
Lieu de naissance Tower Hamlets (Angleterre, Royaume-Uni)
Nationalité Britannique
Parti politique Parti travailliste
Diplômé de Selwyn College

Wes Streeting, né le à Londres, est un homme politique britannique, membre du Parti travailliste. Député de la circonscription d'Ilford North depuis 2015, il est secrétaire d'État à la Santé et à la Protection sociale de 2024 à 2026 dans le gouvernement de Keir Starmer.

Biographie

Wes Streeting étudie l'histoire au Selwyn College de l'université de Cambridge[1]. De 2008 à 2010, il est président de la National Union of Students (en) (NUS)[1]. Sous sa présidence, le syndicat étudiant — autrefois considéré d'extrême-gauche — opère un virage plus à droite : la NUS réforme son organisation, rembourse ses dettes et accepte le principe d'une éducation supérieure payante[2].

Ouvertement homosexuel, Wes Streeting devient par la suite directeur de l'éducation de l'association LGBT Stonewall, pour notamment lutter contre l'homophobie à l'école[3],[4].

En , il est élu au conseil du borough londonien de Redbridge[5], dont il devient le vice-président[5] après la victoire des travaillistes aux élections locales de 2014[6].

Lors des élections législatives de 2015, il se présente à la Chambre des communes du Royaume-Uni dans la circonscription d'Ilford North. Il bat le député conservateur Lee Scott (en) avec seulement 589 voix d'avance[7]. Après la démission d'Ed Miliband de la direction du Parti travailliste après la défaite du mouvement lors du scrutin, Wes Streeting soutient la candidature de Liz Kendall lors de l'élection à la direction du parti[8].

Comme la large majorité des députés travaillistes, il fait campagne en faveur du maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne lors de la campagne en vue du référendum de [9]. Après le référendum, il soutient la candidature malheureuse d'Owen Smith pour remplacer Jeremy Corbyn à la direction du Parti travailliste lors de l'élection interne organisée après le vote d'une motion de défiance contre Corbyn par les députés travaillistes[10].

Lors des élections générales anticipées de 2017, il est réélu face à son prédécesseur conservateur Lee Scott, le devançant de 9 639 suffrages[11].

Wes Streeting est considéré comme un travailliste modéré, opposé à Jeremy Corbyn[12]. Il appartient à la frange blairiste du parti[13]. En décembre 2019, il est réélu avec 25 323 voix soit 5 218 de plus que son adversaire conservateur Howard Berlin[14]. Après la démission de Jeremy Corbyn, il rejoint le cabinet fantôme de Keir Starmer en tant que secrétaire au Trésor[15].

En , il est promu au poste de secrétaire d'État à la Santé du cabinet fantôme à l'occasion d'un remaniement dans l'opposition travailliste, devenant donc responsable du contrôle de l'action du gouvernement contre la pandémie de COVID-19[16]. À ce rôle, il critique durement la grève de 2022 dans le secteur de la santé et assure que le Parti travailliste combattra les syndicats[17].

En juillet 2024, il est réélu avec une très courte avance (528 voix) sur la candidate indépendante Leanne Mohamad, qui a fait campagne contre la guerre à Gaza et la position pro-israélienne du Parti travailliste (défendue par Wes Streeting) à ce sujet[18],[19]. Après la victoire des travaillistes lors du scrutin, il est nommé secrétaire d'État à la Santé et à la Protection sociale dans le nouveau gouvernement formé par Keir Starmer[20].

En , Wes Streeting annonce que la prescription de bloqueurs de puberté administrés aux mineurs qui souhaitent changer de genre, sera interdite de manière permanente au Royaume-Uni. Le gouvernement travailliste motive sa décision par le risque majeur pesant sur la santé des enfants[21].

En , le Guardian révèle que des proches de Keir Starmer s'inquiètent d'une potentielle tentative de Wes Streeting de renverser le Premier ministre dans les mois à venir[22]. Wes Streeting dément toute intention de demander le départ de Keir Starmer[23].

Après la large défaite des travaillistes aux élections locales du , des dizaines de députés travaillistes appellent à la démission du Premier ministre Keir Starmer[24]. Wes Streeting fait alors partie des personnalités les plus susceptibles de tenter de remplacer Keir Starmer comme chef du Parti travailliste[25]. Le , il démissionne de son poste de secrétaire à la Santé, disant dans sa lettre de démission avoir perdu confiance dans le leadership du Premier ministre et appelant à son départ[26]. Après son départ, il prend position en faveur d'un retour du Royaume-Uni dans l'Union européenne[27].

Résultats électoraux

Chambres des communes

Élection Circonscription Parti Voix % Issue
2015 Ilford North Travailliste 21 463 43,9 Élu
2017 30 589 57,8 Élu
2019 25 363 50,5 Élu
2024 15 647 33,4 Élu

Notes et références

  1. (en) Daniel Gayne, « MP Wes Streeting slams NUS anti-Semitism in Commons », sur varsity.co.uk, (consulté le ).
  2. (en) Lucy Hodges, « NUS president Wes Streeting: 'Moving to the right on tuition fees makes sense' », sur independent.co.uk, (consulté le ).
  3. (en) Nick Duffy, « Former Stonewall campaigner Wes Streeting elected as MP », sur pinknews.co.uk, (consulté le ).
  4. (en) Natalie Ostroff, « Homophobia in schools 'needs to be taken more seriously' », sur bbc.co.uk, (consulté le ).
  5. (en) « Councillor Wes Streeting », sur moderngov.redbridge.gov.uk (consulté le ).
  6. (en) Dave Hill, « Local elections: Labour wins control of Redbridge council for first time », sur theguardian.com, (consulté le ).
  7. (en) Rosa Doherty, « Election 2015: Wes Streeting's win in Ilford North gives Labour rare moment of cheer », sur The New York Times, (consulté le )
  8. (en) Margaret Hodge, « Labour leadership contest: Eight London Labour MPs on why they are backing Liz Kendall », sur The Guardian, (consulté le )
  9. (en) « EU vote: Where the cabinet and other MPs stand », sur BBC News, (consulté le )
  10. (en) Conor Pope, « Full list of MPs and MEPs backing challenger Owen Smith », sur labourlist.org, (consulté le )
  11. (en) Rashid Razaq, « Ilford North election result: Corbyn critic Wes Streeting calls for Labour to unite after win », sur standard.co.uk, (consulté le ).
  12. (en) Rashid Razaq, « Moderate Wes Streeting is backed by Gandalf - and hopes to work his magic against Conservative foe », sur standard.co.uk, (consulté le ).
  13. Owen Jones, « Les trahisons de M. Starmer n'ont pas tué la gauche britannique », sur Le Monde diplomatique,
  14. (en) Matthew Clemenson et Adriana Elgueta, « General Election 2019: Labour MP Wes Streeting condemns Jeremy Corbyn’s leadership as he holds Ilford North », sur ilfordrecorder.co.uk, Ilford Recorder, (consulté le ).
  15. (en) « Labour: Keir Starmer unveils full shadow cabinet line-up », sur bbc.com, British Broadcasting Corporation, (consulté le ).
  16. (en) « Labour reshuffle: Yvette Cooper becomes shadow home secretary », sur BBC News, (consulté le )
  17. (en-GB) Laura Donnelly, « Labour vows war on ‘hostile’ health unions », The Telegraph,‎ (ISSN 0307-1235, lire en ligne)
  18. (en) Becky Morton, « Pro-Gaza candidates squeeze Labour vote in some constituencies », BBC, (consulté le )
  19. (en) Imran Mulla, « UK election 2024: British-Palestinian Leanne Mohamad narrowly loses to Labour's Wes Streeting », sur Middle East Eye, (consulté le )
  20. (en) « Starmer names first cabinet after landslide win », sur BBC News, (consulté le )
  21. Arnaud De La Grange, Transition de genre : la prescription de bloqueurs de puberté interdite de manière permanente au Royaume-Uni, lefigaro.fr, 12 décembre 2024
  22. (en) « Starmer allies issue warning to PM’s rivals as fears grow over leadership challenge », sur The Guardian, (consulté le )
  23. (en) « Keir Starmer’s health secretary furiously denies plot to oust him », sur Politico.eu, (consulté le )
  24. (en) Niva Yadav et Rachael Burford, « All the Labour MPs calling on Starmer to quit following humiliating local election defeat », sur Evening Standard, (consulté le )
  25. (en) Rowena Mason, « Who are the main threats to Keir Starmer’s Labour leadership? », sur The Guardian, (consulté le )
  26. (en) Jessica Elgot, « Wes Streeting quits cabinet and calls on Starmer to resign », sur The Guardian, (consulté le )
  27. (en) David Lynch, « Streeting makes call to rejoin the EU, as Starmer’s rivals gather pace », sur Evening Standard, (consulté le )

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

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