White Man (film, 1995)

White Man

Titre québécois Jeu de pouvoir
Titre original White Man's Burden
Réalisation Desmond Nakano
Scénario Desmond Nakano
Musique Howard Shore
Acteurs principaux John Travolta
Harry Belafonte
Kelly Lynch
Sociétés de production A Band Apart
Chromatic
HBO
Rysher Entertainment
UGC
Pays de production Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau de la France France
Genre thriller
Durée 89 minutes
Sortie 1995

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

White Man (White Man's Burden) est un film américain réalisé par Desmond Nakano et sorti en 1995. L'intrigue du film se situe dans une réalité alternative, où les personnes blanches sont pour la plupart au plus bas de l'échelle sociale.

Synopsis

Dans une réalité alternative, les personnes blanches sont, pour la plupart, au plus bas de l'échelle sociale. Louis Pinnock (John Travolta) est un employé modèle dans une usine dirigée par le puissant PDG noir Thaddeus Thomas (Harry Belafonte). Alors que Pinnock livrait un colis chez Thomas, ce dernier le prend pour un voyeur, ce qui conduit au licenciement de Pinnock. Désespéré et expulsé de chez lui, Pinnock décide de kidnapper l'homme d'affaires et d'exiger une rançon.

Fiche technique

Distribution

Production

Quentin Tarantino et Travolta s'entendent sur l'intérêt de ce scénario original de Desmond Nakano[pas clair][réf. nécessaire].

Sortie et accueil

Malgré la présence de John Travolta et le parrainage bienveillant de Quentin Tarantino, le film ne sort que tardivement sur les écrans américains où il ne fait guère recette. Puis, il sombre dans un certain oubli[1].

Commentaires

Titre

Le titre anglais du film, White Man's Burden, renvoie au poème The White Man's Burden (Le Fardeau de l'homme blanc) de Rudyard Kipling.

Analyse

Le film est une uchronie, reprenant le principe du «monde à l'envers» afin de dépeindre les absurdités sociales et culturelles contemporaines. Ici le racisme et les inégalités inhérents à la civilisation des États-Unis sont dans le collimateur. White man colle à une réalité quotidienne et ne se projette pas dans une société futuriste. Il ne fait pas intervenir des éléments d'outre-espace ou des bouleversements de civilisation pour justifier la situation. Nous sommes juste dans l'Amérique du milieu des années 1990. Mais les rôles sont inversés. Les Noirs vivent dans de superbes villas et sont servis par de loyales nounous blanches, tandis que les Blancs se voient cantonnés aux emplois ingrats et aux quartiers décrépis, abandonnés par les services publics les plus élémentaires.

Cette inversion donne lieu à des moments aigres et cinglants : un petit garçon blanc zappe devant une télé où ne passent que des programmes joués par des Noirs ; matraqué par ce fond culturel, il s'identifie à un super-héros noir plutôt qu'à un modèle positif ayant sa couleur de peau. Les publicités et les critères de beauté imposent les standards noirs et les Blancs en sont complètement absents. Les Blancs sont contrôlés sans ménagement par des policiers noirs brutaux ou expulsés par des propriétaires noirs peu scrupuleux. Dans les dîners huppés, un riche Noir égrène des banalités racistes à propos des Blancs, même si l'on souligne bien «qu'on aime beaucoup leur musique» !

Notes et références

  1. ↑ Emmanuel Denis, « White man », sur DeVilDead (consulté le )

Liens externes

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