Wiera Gran
| Surnom | Véra Gran, Mariol |
|---|---|
| Nom de naissance | Weronika Grynberg |
| Naissance |
Royaume du Congrès (Empire russe) |
| Décès |
(à 91 ans) Paris 13e (France) |
| Activité principale | Chanteuse, actrice |
| Années actives | 1926 |
Wiera Gran née Weronika Grynberg, le et décédée le dans le 13e arrondissement de Paris[1], aussi connue comme Véra Gran et Mariol, est une actrice et chanteuse polonaise.
Biographie
Wiera Gran naît dans une famille juive pauvre[2],[3].
Dès 1926, elle se produit dans les cabarets de Varsovie. Ses succès lui apportent beaucoup d’argent et le goût du luxe.
En 1939, elle fuit avec un jeune médecin, son futur mari, à Vilnius, puis en à Lvov, alors occupée par les Soviétiques, et refuge d’une partie des exilés varsoviens.
Elle rentre à Varsovie en , sur les conseils de sa mère. Elle se produit jusqu'en [4] dans les cafés du ghetto de Varsovie[3], particulièrement au Sztuka, souvent accompagnée par Janina Pruszycka ou par Władysław Szpilman qui inspire le film Le Pianiste[2]. Elle y rencontre évidemment des individus peu fréquentables, truands, collaborateurs, Groupe 13 ansin que des intellectuels[4].
Elle fuit Varsovie le , deux mois après les premiers convois vers les camps d’extermination. En 1943, elle rejoint son mari dans la ville de Boernerowo (en) en banlieue de Varsovie, libérée par l’armée rouge en .
Elle perd un jeune fils au cours de l'automne 1944[4]. En 1950, elle s'installe en France[4].
Après la guerre, elle est plusieurs fois accusée de crimes de collaboration avec l’occupant nazi par Jonas Turkow, Adolf Berman[4] et Marek Edelman, mais elle n'est pas condamnée faute de preuve.
En 1947, le comité central des Juifs en Pologne organise son procès mais elle est acquittée deux ans plus tard[5]. L'accusation se propage cependant. Wiera Gran devient indésirable à Varsovie, Caracas, Mexico, Londres, Tel Aviv. Elle se produit cependant à Paris, New York, Varsovie.
Elle déménage dans les années 1950 en Israël, puis en France où elle se produit aux côtés de Maurice Chevalier et Charles Aznavour[5].
Devant un nouveau procès en 1971, en Israël, pour se défendre d'accusations de collaboration portées par Jonas Turkow, le quotidien Haaretz la défend ainsi que l’historien Michel Borwicz, celui-ci citant des accusations sans fondements. Le procès est finalement classé sans suite en 1982[4].
Elle écrit son autobiographie (autobiographie d'une chanteuse) mais Jerzy Giedroyc refuse de la publier[4].
Elle meurt en 2007 de la maladie d'Alzheimer[6].
Notes et références
- ↑ État civil sur le fichier des personnes décédées en France depuis 1970
- Alice Ferney, « Wiera Gran, celle qui n'a jamais quitté le ghetto », sur Le Figaro,
- Juliette Médevielle, « Wiera Gran, une chanteuse dans le ghetto : un podcast à écouter en ligne », sur France Culture (consulté le )
- (pl) Joanna Szczęsna, Piętno, « Wysokie Obcasy »
, sur wyborcza.pl, (consulté le )
- (en-GB) Jon Henley, « Family of man who inspired The Pianist film win defamation appeal », The Guardian, (ISSN 0261-3077, lire en ligne
, consulté le )
- ↑ A. F. P. agence, « Le Pianiste: la famille du protagoniste gagne son procès pour diffamation », sur Le Figaro, (consulté le )
Bibliographie
- Agata Tuszyńska (trad. Isabelle Jannès-Kalinowski), Wiera Gran, l'accusée, Paris, Éditions Grasset, , 416 p. (ISBN 978 2 246 730 41 5)
Liens externes
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- Wiera Gran l'accusée "Son premier bal" "Jej pierwszy bal" sur YouTube
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