William Blanchard Jerrold
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(à 57 ans) Londres |
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Arthur Jerrold (d) |
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Samuel Laman Blanchard (en) (beau-père) |
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William Blanchard Jerrold, né le à Londres et mort le dans sa ville natale, est un écrivain britannique.
Biographie
Fils de l'écrivain britannique Douglas William Jerrold, William Blanchard Jerrold commença ses études à Brompton puis les poursuivit en France. De retour à Londres, il entra à l'école artistique de Saint Martin's Lane. Il illustra certains articles de son père dans l'Illuminated Magazine[1], mais abandonna bientôt le dessin pour la littérature[2].
Après avoir débuté au Weekly Newspaper de son père, où il publia une série d'articles sur l'émigration, il fut l'un des premiers collaborateurs du Daily News, journal fondé en 1846[2]. En 1847, il prépublia en feuilleton un roman ayant pour titre The Disgrace to the Family. A Story of Social Distinctions et, l'année suivante, dans The Illustrated London News, une nouvelle intitulée The Progress of a Bill. Il collaborait également au Morning Post, au Lloyd's Weekly Newspaper, aux Household Words et à l'Athenæum[1].
En 1851, il voyagea en Suède en tant que commissaire de la Société du Crystal Palace[1]. En 1855, il rédigea un compte rendu de l'Exposition universelle de Paris pour le Daily News. Dès cette date et jusqu’à sa mort, il résidait la moitié de l’année à Paris[2].
Après la mort de son père (1857), il prit la direction du Lloyd's Weekly, auquel il donna une couleur libérale très marquée[2].
Dans les années 1850, il écrivit aussi des pièces de théâtre telles que As Cool as a Cucumber (Froid comme un concombre, 1851), The Chatterbox (1856), Beau Brummel (1858) et The King of Calais (1859)[2].
Après une série d'articles sur la pauvreté à Londres, publiés en 1862 dans le Morning Post, Jerrold fut envoyé à Paris par ce journal, avec mission d'étudier les institutions françaises créées pour les pauvres. Il publia à son retour The Children of Lutetia (Les Enfants de Lutèce, 1864). Dans un but similaire, il fit également un voyage d'études aux Pays-Bas en 1869[1].
En 1867, il fut nommé rapporteur de deux sections à l'Exposition universelle de Paris[1].
En 1867-1868, il choisit le pseudonyme de « Fin-Bec » pour signer The Epicure's Year-Book. Il écrivit également The Cupboard Papers (Les Mémoires du buffet) dans le journal populaire All the Year Round (1873) ainsi que de nombreux autres articles consacrés à la gastronomie dans diverses revues telles que le Gentleman's Magazine et l'Athenœum[1].
En 1872, Jerrold écrivit London, a Pilgrimage, qui reste surtout connu pour ses illustrations, réalisées par Gustave Doré[1], qui confèrent une veine fantastique à cette description des inégalités sociales de la métropole victorienne.
Après la mort de Napoléon III, il rédigea une biographie de ce dernier en quatre volumes (1874-1882), notamment en utilisant des documents fournis par l'ex-impératrice Eugénie[2].
Références
- Bitard (cf. Bibliographie), p. 708-709.
- Berthelot (cf. Bibliographie), p. 116.
Voir aussi
Bibliographie
- Marcellin Berthelot (dir.), La Grande Encyclopédie, t. XXI, Paris, Lamirault, 1897, p. 116 (consultable en ligne sur Gallica).
- Adolphe Bitard, Dictionnaire général de biographie contemporaine française et étrangère, Paris, Dreyfous, 1878, p. 708-709 (consultable en ligne sur Gallica).
- Angelo De Gubernatis, Dictionnaire international des écrivains du jour , 2e section, Florence, Niccolai, 1890, p. 1241 (consultable en ligne sur Gallica).
Liens externes
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