William Gould
| William Gould | |
| Naissance | Genève |
|---|---|
| Décès | (à 66 ans) 9e arrondissement de Paris |
| Origine | |
| Allégeance | |
| Arme | Infanterie |
| Grade | |
| Années de service | 1937 – 1945 |
| Conflits | Seconde Guerre mondiale |
| Distinctions | Officier de la Légion d'honneur Compagnon de la Libération Croix de guerre 1939-1945 |
William Gould, né le à Genève et mort le à Paris, est un militaire français, Compagnon de la Libération. Légionnaire d'origine suisse, il se rallie à la France libre en 1940 et combat en Afrique, au Proche-Orient, en Italie et en France.
Biographie
Jeunesse et engagement
William Gould naît le à Genève en Suisse[1]. En 1937, à l'âge de vingt-quatre ans, il se rend en France et s'engage dans la Légion étrangère[2].
Seconde Guerre mondiale
Stationné au Maroc au début de la Seconde Guerre mondiale, il fait partie des personnels de la légion qui forment en la toute nouvelle 13e demi-brigade de légion étrangère (13e DBLE)[3]. Avec celle-ci, William Gould est engagé dans la campagne de Norvège et participe à la bataille de Narvik en mai et [2]. Il s'y illustre en ramenant dans son camp son chef de section blessé, ce qui lui vaut une citation à l'ordre de l'armée[2]. À l'issue de la campagne scandinave, la 13e DBLE repart pour la France mais, devant l'avancée des troupes allemandes, est contrainte de se replier en Angleterre[3]. Après l'armistice du 22 juin 1940 et l'appel du général de Gaulle, William Gould et un bon nombre de ses officiers et camarades décident de se rallier à la France libre[3].
Engagé dans les forces françaises libres et toujours affecté à la 13e DBLE, il participe à l'expédition de Dakar en puis à la campagne du Gabon[2]. Il prend ensuite part à la campagne d'Érythrée au cours de laquelle il est blessé[3]. Promu caporal en , il est de la campagne de Syrie puis, après être passé sergent en novembre, il est engagé dans la guerre du désert en Égypte et en Libye[3]. En mai et , il participe à la bataille de Bir Hakeim et est blessé une seconde fois en recevant un éclat d'obus dans un poumon puis, quatre mois plus tard, il prend part à la seconde bataille d'El-Alamein[2]. Promu sergent-chef en puis adjudant en novembre suivant, il est admis en école d'aspirant et obtient ce grade en [2]. Toujours avec la 13e DBLE, subordonnée à la 1re division française libre (1re DFL), William Gould commande une section de canons lors de la campagne d'Italie[3]. Il participe ensuite au débarquement de Provence en et prend dès lors part à la libération de la France après avoir été promu sous-lieutenant[3]. Remontant la vallée du Rhône, il combat lors de la bataille des Vosges puis dans les Alpes en [3]. Posté en Tunisie après la fin des combats, il est naturalisé français en et démobilisé en décembre suivant[2].
Après-Guerre
Retiré à Nice, il devient dessinateur-créateur dans le domaine de la joaillerie[1]. William Gould meurt le à Paris, des suites de complications cardio-respiratoire dues à sa blessure de Bir Hakeim[3]. Il est inhumé à Saint-Michel dans l'Hérault[1].
Décorations
| Officier de la Légion d'honneur | Compagnon de la Libération Par décret du 16 octobre 1945 |
Croix de guerre 1939-1945 Avec deux palmes et trois étoiles de vermeil | |||||||||
| Médaille coloniale Avec agrafes "Érythrée", "Libye" et "Bir hakeim" |
Croix de guerre (Norvège) | ||||||||||
Références
- « Biographie - Ordre National de la Libération »
- Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Elytis, (ISBN 2-356-39033-2)
- Jean-Christophe Notin, 1061 compagnons : Histoire des Compagnons de la Libération, Éditions Perrin, (ISBN 2-262-01606-2)
Voir aussi
Bibliographie
- Jean-Christophe Notin, 1061 compagnons : Histoire des Compagnons de la Libération, Éditions Perrin, , 822 p. (ISBN 2-262-01606-2).
- Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Elytis, , 1230 p. (ISBN 2-356-39033-2).
- François Marcot, Dictionnaire historique de la résistance, Robert Laffont, (ISBN 2-221-09997-4).
Articles connexes
Liens externes
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