William W. Scott

William W. Scott
Activité principale

William W. Scott, également connu sous le nom de W. W. Scott, est un rédacteur en chef de magazine de science-fiction actif dans la seconde moitié du XXe siècle aux États-Unis, surtout connu pour avoir dirigé le magazine Super-Science Fiction de à , pour un total de 18 numéros[1]. Il est crédité au sommaire sous la forme « W. W. Scott » et infléchit en la ligne éditoriale du magazine vers une thématique de « monstres » avant son arrêt[1].

Biographie

Les sources spécialisées ne livrent aucune donnée biographique vérifiée concernant William W. Scott (état civil, formation, dates de naissance et de décès), son nom apparaissant uniquement sous l’abréviation « W. W. Scott » dans les magazines qu'il dirige[1].

Carrière

En , le magazine Super-Science Fiction paraît aux États-Unis ; Scott en assure la rédaction en chef pour l’éditeur Feature Publications et pilote l’ensemble des livraisons jusqu’à l’arrêt du titre en [1] . La revue totalise 18 numéros et publie principalement des nouvelles originales relevant de la science-fiction populaire de l’époque[1] . À partir de , le magazine adopte une présentation et des sommaires centrés sur des créatures et « monstres », dans le sillage des tendances commerciales de la fin des années 1950[1].

Collaborations et contenu

Sous la direction de Scott, Super-Science Fiction accueille des textes d’auteurs alors débutants ou en début de carrière, parmi lesquels Robert Silverberg, Harlan Ellison et Randall Garrett[1] . Plusieurs contributions de Robert Silverberg paraissent à un rythme soutenu, parfois sous pseudonyme, pratique courante dans les périodiques de l’époque[2].

Réception et postérité

Dans l’historiographie des revues de science-fiction, Super-Science Fiction est généralement considéré comme un titre de second plan, mais représentatif du marché des digests américains de la période, notamment par son repositionnement de autour des « monstres » et par l’ampleur de sa production de fictions courtes, ce qui situe l’apport éditorial de Scott dans une dynamique industrielle davantage que d’avant-garde littéraire[1] . Les synthèses de Mike Ashley soulignent la place de la revue dans le paysage des années 1950 et son rôle de tremplin pour des signatures appelées à s’imposer par la suite[2].

Notes et références

  1. (en) Mike Ashley, « Super-Science Fiction », sur The Encyclopedia of Science Fiction, SFE Ltd. (consulté le )
  2. (en) Mike Ashley, Transformations: The Story of the Science-Fiction Magazines from 1950 to 1970, Liverpool, Liverpool University Press,

Voir aussi

Liens externes

(en) Mike Ashley, « Super-Science Fiction », sur The Encyclopedia of Science Fiction, SFE Ltd. (consulté le )

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