Willicaire de Vienne
| Willicaire de Vienne | ||||||||
| Biographie | ||||||||
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| Décès | après 771 | |||||||
| Évêque de l'Église catholique | ||||||||
| Archevêque de Vienne | ||||||||
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| Abbé de l'Église catholique | ||||||||
| Abbé de Saint-Maurice-d'Agaune | ||||||||
| – | ||||||||
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Willicaire (Wilicarius) est un archevêque de Vienne, en Dauphiné, au VIIIe siècle. Il est considéré comme un saint de l'Église catholique, localement.
Biographie
Archevêque de Vienne
Willicaire (Wilicarius[1], Wiliharius[2], parfois sous la forme Wilicaire, Vulchaire) est archevêque de Vienne vers les années 740[3],[1],[4]. Il aurait reçu du pape Grégoire III (731-741), le Pallium[1], mais c'est problématique : si le Liber Pontificalis parle d’un Wilcharius archevêque de Vienne qui reçut le pallium des mains de Grégoire III (731‑741)[5], Louis Duchesne a montré combien la fiabilité du Liber pontificalis variait selon les sources, les époques et les sujets abordés. La finale de la Vita de Grégoire III, qui mentionne le pallium à Wilchaire, est interpolée[6]. McKitterick pointe des additions franques au Liber Pontificalis, dont la mention des palliums de Wilchaire, dans la Vie de Grégoire II [sic], et de Chrodegang, dans la Vita d’Étienne II [III][7].
Louis Duchesne rapporte que selon les écrits d'Adon de Vienne (799-875), il « transporta en ville les reliques des saints Ferréol et Julien, leur basilique ayant été incendiée par les musulmans »[1], vers 731-734[8].
« Wilicaire succéda au vénérable évêque de Vienne Austrebert. En raison des dommages causés par les Sarrasins, comme la très célèbre demeure des martyrs située outre-Rhône venait d’être incendiée, il fit transférer les ossements du bienheureux Ferréol avec la tête du martyr Julien intra muros, et il fit construire en hâte et à peu de frais une église : et c’est ici qu'il fit déposer avec révérence les reliques desdits martyrs. »
— Adon de Vienne (trad. Lucas, 2018)[8]
« Blessé par les procédés de Charles Martel, se retira au monastère d'Agaune »[1], il semble résigner sa charge au début des années 740 pour se retirer au monastère de Saint-Maurice d'Agaune, en Valais[4]. Ulysse Chevalier, dans le Regeste dauphinois (1912), donne v. 752[9]. Après la Sede vacante du siège archiépiscopal, Pépin le Bref nomme Bertéric sur le siège de Vienne[1], en 767[10].
Incertitude de datation de son épiscopat à Vienne
| Épiscopat à Vienne | Auteurs | Position |
|---|---|---|
| … -732 | Nimmegeers[11] | |
| …-735 | Duchesne[12] | |
| …-739 | Gallia christiana de 1770[13] | |
| 738/739/740-742 | Mermet[14] | |
| 739-peu après 742 | Charvet[15] | Placé entre Austrobert (†736) et Procule (754) |
| 740 | Drouet de Maupertuy[16] | Placé entre Ostrebert (730) et Procule (766) |
| …-c.740 | Gilomen-Schenkel[17] | |
| avant 741 | Dabrowska-Zawadzka[18], Isel[19] | |
| c.735-745 | Dupont-Lachenal[20] | |
| ...-c.750 | Emery[21] | Placé entre Austrebert († avant 741) et Berteric (c.767/768). |
| 742-752 | Rochex[22] | Placé après Austrebert (†742) |
| c.742-c.752 | Gallia christiana de 1855[23] | Placé entre Austrebertus (†c.742) et Proculus (758) |
| …-c.752 | Gams[24], Chevalier[25] | Placé entre Austrebertus (†c.742) et Proculus |
| avant 741-c.767 | Bligny[26] | Placé entre Austrebert (après 726) et Berteric (767). |
| 755-années 780 | McKitterick[27] |
Démission et fin de vie à Saint-Maurice d'Agaune
En raison des incursions des Maures dans la région de Vienne, il se retire à Saint-Maurice d'Agaune, en Valais, où il est devient abbé[28]. En 762/765, il participe au concile d'Attigny (Ardennes), convoqué par Pépin le Bref en tant qu'« évêque du monastère de St-Maurice »[28],[4]. D'après certaines sources, en 765, est mentionné à Agaune comme « évêque Wilcarius, qui dirige la communauté »[4]. Louis Duchesne indique qu'il est mentionné à Agaune, en 771[1]. La liste des abbés produite par Léon Dupont Lachenal le cite comme abbé de 760 à † , « Vulchaire, ancien Archevêque de Vienne sur le Rhône et Evêque de Mentana (Nomentum) près Rome, Abbé de St-Maurice et Evêque de Sion »[29]. A contrario, la chronique du monastère de Saint‑Maurice (IXe ‑ Xe siècles) est la source la plus importante pour toutes les recherches sur les abbés de Saint‑Maurice ou les évêques de Sion des temps carolingiens : elle se contente de citer « XVIIII Wilicharius abba », sans mentionner son rang épiscopal qui n’apparaît que dans une autre source, et encore sans indication de siège. Il faut attendre le catalogue des évêques de Sion de Petrus Branschen de 1576 pour voir s’opérer la conjonction Saint‑Maurice/ Sion dans la titulature de Wilchaire[30] : de plus, l’évêque de Sion qu’on identifiait, par son épitaphe, à Wilchaire, a été nouvellement daté des Xe ‑ XIe siècles[31]. On en est même venu à penser que le diocèse de Sion avait provisoirement disparu au temps de Wilchaire[32]. Sa mort est placée à l'année 782[29].
Questions sur son identité
Gilomen‑Schenkel s’étonne que de nombreuses variantes onomatiques (Folcarius, Ubilicarius, Ulcarius, Vilearius, Villarius, Villicarius, Viricarius, Viulharius, Vulcarius, Vulcharius, Vulecharius, Vultcherius, Wailerius, Wicharius, Wilcarius, Wilcharius, Wilharius, Wiliarius, Wilicarius, Wilicharius, Willeharius, Willicardus, Willicarius, Williharius, Witgarius, Wlcarius, Wlharius, Wulcharius, Wulcharus) ont été référées, sans aucune différenciation philologique, à une seule et même personne[33].
Il semble qu'on doive distinguer trois personnes[34] :
- Vulchaire/Wilchar/Willicarius/Wilcharius, l’ancien évêque de Vienne devenu moine puis abbé de Saint‑Maurice (années 730/760), mais pas évêque de Sion ;
- un deuxième évêque, Wilchaire/Ilcharius/Vulcharius (années 750/790), « dont on ignore l’origine, qui séjourna à la curie romaine, devint évêque de Nomentum, légat du Pape, puis évêque de Sens et archevêque de la province des Gaules »[35] (enterré à Saint‑Pierre le Vif à Sens). Les Annales regni Francorum mentionnent la présence d’un archevêque Wilcharius, sans indication de diocèse, à l’assemblée de Corbény (771)[36], où il sacra Charles devenu par la mort de son frère l'unique roi des Francs[37]. Les lettres Desiderantissimæ vestræ Excellentiæ (777) et Audientes orthodoxam (782 ou entre 772 et 785) du pape Adrien Ier concernent le même personnage. Gilomen‑Schenkel pense que le titre donné à Wilchaire dans les Annales Einhardi (« Wilharium episcopum Sedunensem ») est une déformation des Annales regni Francorum qui portaient effectivement « Wilcharius archiepiscopus (Senonensis) »[38]. Autrement dit, on ne peut s’appuyer sur ces Annales pour attribuer à Wilchaire l’évêché de Sion. Ce Wilchaire occupa une place prééminente, sous Charlemagne, en Gaule et même en Espagne ; il agit comme « chef officiel de l’épiscopat franc »[39] et fait figure de vicaire apostolique itinérant, semblable aussi à ces archichapelains des rois Carolingiens. Péricard l’intégrait dans « la série au VIIIe siècle d’archevêques “extraordinaires” ou de vicaires pontificaux dont la mission dépassait le cadre provincial, tels Boniface, Chrodegang, Wilchaire et Drogon »[40].
- un troisième, Vultcherius/Vultchère, évêque de Sion aux Xe ‑ XIe siècles, dont l'épitaphe a été retrouvée à Saint‑Maurice.
Références
- Louis Duchesne, Fastes épiscopaux de l'ancienne Gaule, t. I : Provinces du Sud-Est, Paris, Thorin et fils, , 356 p. (lire en ligne), p. 149-150.
- ↑ Chevalier 1912, p. 93, Acte no 555.
- ↑ Ulysse Chevalier, Notice chronologico-historique sur les archevêques de Vienne : d'après des documents paléographiques inédits, Vienne, , 18 p. (lire en ligne), p. 9.
- Ansgar Wildermann (trad. Monique Baud-Wartmann), « Willicaire (740 - 762) » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
- ↑ Duchesne, vol. I, p. 421.
- ↑ Duchesne, vol. I, p. ccxxiv‑ccxxv et 421, §xviii.
- ↑ (en) Rosamond McKitterick, Rome and the Invention of the Papacy : The Liber Pontificalis, Cambridge, , p. 210 et 213.
- Gérard Lucas, Vienne dans les textes grecs et latins : Chroniques littéraires sur l'histoire de la cité, des Allobroges à la fin du Ve siècle de notre ère, MOM Éditions, coll. « Travaux de la Maison de l’Orient et de la Méditerranée », , 345 p. (ISBN 978-2-35668-185-0, DOI 10.4000/books.momeditions.1049, lire en ligne), « Grégoire de Tours, Les sept livres des miracles. 103. Saint Julien et saint Ferréol », p. 220-225.
- ↑ Chevalier 1912, p. 91, Acte no 547.
- ↑ Chevalier 1912, p. 93, Acte no 558.
- ↑ Nathanaël Nimmegeers, Évêques entre Bourgogne et Provence : la province ecclésiastique de Vienne au haut Moyen Âge (Ve – XIe siècle), Rennes, Presses Universitaires de Rennes, coll. « Histoire », , 404 p., p. 136-139
- ↑ Duchesne, vol. I, p. 425 note 35 ; 461 note 63 ; 482 note 29 ; 158. Villicarius figure en 41e place dans le Livre épiscopal de Léger de 1068 (Liber Episcopalis Viennensis Ecclesiæ) : cf. Duchesne, p. 199-200 ; Wilchar, Wilicarius ou Vultcherius est placé entre Austrobertus et Bertericus (767) par la « Chronologie réelle » reconstituée par Duchesne : cf. Duchesne, vol. I, p. 209. Wilcharius placé entre Amatus [Sion] et Altheus (780) [Sion & Saint-Maurice] : cf. Duchesne, vol. I, p. 246-247. Un autre (?) Wilcharius, ayant été évêque de Nomentum, est placé entre Lupus (762) et Gotescalcus [Sens] : cf. Duchesne, p. 418-419. Ce n’est qu’en 1895, dans son article « Wilchaire de Sens », p. 17-21, que Louis Duchesne formulera l’hypothèse de la continuité Vienne/Saint-Maurice – Nomentum/Sens.
- ↑ Gallia Christiana, vol. XII, Paris, , p. 737.
- ↑ Placé entre Austrobert (730-736) et Procule (755-768) : cf. T. Mermet, Chronique religieuse de la ville de Vienne, Vienne, , xii-xiii. Mais Mermet n’était pas cohérent, donnant aussi 738 comme date d’accession de Villicaire, et 754 pour la nomination de Procule : Mermet 1856, p. 67, 73. Sans oublier que dans un autre ouvrage le même auteur situe le début de l’épiscopat de Villicaire en 739 : cf. T. Mermet, Histoire de la ville de Vienne, de l'an 438 à l'an 1039, contenant un précis historique sur les Bourguignons, une chronique de Vienne sous les rois Francs, et l'histoire du second royaume de Bourgogne, Vienne, , p. 149.
- ↑ Claude Charvet, Histoire de la sainte église de Vienne. Supplément à l’Histoire de l’église de Vienne, Lyon, , p. XV, 146, 148, 150, 152.
- ↑ J.-B. Drouet de Maupertuy, Histoire de la sainte Eglise de Vienne, Lyon, , p. 4.90-92.
- ↑ Gilomen‑Schenkel 1985, p. 233-245.
- ↑ E. Dabrowska-Zawadzka, « La douille d’Autun et les crosses inscrites dans la France médiévale », Bulletin de la Société Nationale des Antiquaires de France, 1995, 1997, p. 310-313 (DOI 10.3406/bsnaf.1997.10017).
- ↑ D.F. Isel, « Prosopographie des fonctionnaires séculiers et ecclésiastiques avec d'autres personnalités importantes de 741 à 768 avec quelques annexes avant et après cette période » : « Die des Öfteren vorgeschlagene Gleichsetzung des Bischofs von Sens/fränkischen Erzbischofes mit dem Abt-Bischof von Saint-Maurice d'Agaune, der frühere Bischof von Vienne, kann wohl nicht aufrechterhalten werden ».
- ↑ Léon Dupont Lachenal, « Les abbés de St-Maurice d'Agaune », Les Échos de Saint-Maurice, t. 31, , p. 245-246 (lire en ligne [PDF]).
- ↑ J. Emery, Le diocèse de Grenoble, Paris, Beauchesne, , p. 444, 464-465.
- ↑ J.-L. Rochex, La gloire de l'abbaye et vallée de la Novalese, située au bas du Montcinis, du côté d'Italie, Chambéry, , p. 46-47.
- ↑ B. Hauréau, Gallia Christiana, vol. XVI, Paris, , p. 36-38.
- ↑ (la) Pius Gams, Series episcoporum Ecclesiae catholicae, quotquot innotuerunt a beato Petro apostolo, p. 654.
- ↑ Chevalier 1912, p. 92, n°547 : « Wilicaire, archevêque de Vienne, se fait moine à St-Maurice ; il en devient abbé, puis évêque de Sion » (c.752). Chevalier 1912, p. 93, n°555 : « Willicaire (Wiliharius), ancien (arch)evêque de Vienne et moine de St-Maurice, assiste à l’assemblée d’Attigny, convoquée par le roi Pépin » (765). Chevalier 1912, p. 93, n°556 : « Willicaire (ancien) évêque (de Vienne), reçoit au nom de l’abbaye de St-Maurice d’Agaune une donation à elle faite par Ayroenus » (765).
- ↑ Bernard Bligny, Histoire du diocèse de Grenoble, Beauchêne, , p. 327.
- ↑ (en) Rosamond McKitterick, Rome and the Invention of the Papacy : The Liber Pontificalis, Cambridge, , p. 213.
- Helvetia Sacra, p. 137.
- Léon Dupont Lachenal (version numérique Abbaye de Saint-Maurice 2012), « Les abbés de St-Maurice d'Agaune », Les Échos de Saint-Maurice, t. 42, , p. 85-86, « Abbés de Saint-Maurice et évêques de Sion » et « Mainmise des Rodolphiens et des Savoie. Les Prévôts » (lire en ligne [PDF]).
- ↑ Gilomen‑Schenkel 1985, p. 238‑239.
- ↑ Christoph Jörg, « Un évêque de Sion oublié ? Vultcherius Episcopus Sedunensis », Échos de Saint‑Maurice, vol. 73, , p. 188 (lire en ligne [PDF], consulté le ).
- ↑ Gilomen‑Schenkel 1985, p. 244-245.
- ↑ Gilomen‑Schenkel 1985, p. 238.
- ↑ Jean-Philippe Goudot, « Wilchaire de Vienne : un Protée primatial ? », Bulletin de l’Académie Delphinale (Nouvelle série), vol. 3, , p. 95.
- ↑ Jean‑Marie Theurillat, « L’abbaye de Saint‑ Maurice d’Agaune : des origines à la réforme canoniale : 515‑830 », Vallesia, vol. 9, , p. 114 (lire en ligne [PDF], consulté le ).
- ↑ (la) G. H. Pertz et F. Kurze (éd.), Annales regni Francorum inde ab a. 741 usque ad a. 829, qui dicuntur Annales Laurissenses maiores et Einhardi, Hanovre, , p. 32.
- ↑ Patrick Demouy, Le Sacre du Roi. Histoire, symbolique, cérémonial, Strasbourg, , p. 235.
- ↑ Gilomen‑Schenkel 1985, p. 240-241.
- ↑ Louis Duchesne, « Wilchaire de Sens archevêque de Gaule » », Bulletin de la Société archéologique de Sens, vol. 17, , p. 18-19.
- ↑ Jacques Péricard, Le diocèse de Bourges au haut Moyen Âge, de Saint Ursin à Audebert (IVe s.‑1097) (Thèse de doctorat d’histoire), Université Jean Moulin Lyon 3, (lire en ligne [PDF]), p. 322.
Voir aussi
Bibliographie
- (la) Gallia christiana, t. XVI, Paris, (lire en ligne), col.35.
- (la) « Ecclesia Sedunensis », dans Gallia christiana, t. XII : Provinces ecclésiastiques de Sens et de Tarentaise, Paris, (lire en ligne), col.738.
- Patrick Braun, Brigitte Degler-Spengler et Elsanne Gilomen-Schenkel, Helvetia Sacra : Section I, vol. 5 : Archidiocèses et diocèses V, Bâle, Helbing Lichtenhahn Verlag, , 564 p. (ISBN 3-7190-1595-5, lire en ligne [PDF]).
- Jean-Philippe Goudot, « Wilchaire de Vienne : un Protée primatial ? », Bulletin de l’Académie Delphinale (Nouvelle série), vol. 3, , p. 82-97.
- (de) Elsanne Gilomen‑Schenkel, « Die Rolle des Walliser Bistums im karolingischen Reich. Eine Erfindung der Historiographie ? », Vallesia, vol. 40, , p. 233-245 (lire en ligne, consulté le )
- Ulysse Chevalier, Regeste dauphinois, ou Répertoire chronologique et analytique des documents imprimés et manuscrits relatifs à l'histoire du Dauphiné, des origines chrétiennes à l'année 1349, Impr. valentinoise, (lire en ligne), p. 93, Acte no 558
- Louis Duchesne (éd.), Liber pontificalis, vol. I
Articles connexes
- Histoire du Valais
- Abbaye territoriale de Saint-Maurice d'Agaune
- Liste des évêques et archevêques de Vienne (France)
- Liste des saints du diocèse de Grenoble
Liens externes
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