Xénophon (chat)

| Espèce |
Chat domestique, Felis catus (d) |
|---|---|
| Race | |
| Couleur | |
| Sexe | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | |
| Date de la mort | |
| Lieu de la mort | |
| Masse |
25 lbs, 11,34 kg |
| Enfants | |
| Propriétaires |
Le chat Xénophon, également connu sous les noms de Xnephon, Zenophon ou encore Fulmer Xénophon, est un spécimen remarquable de race british shorthair. Il est considéré comme l'un des chats à poils courts les plus primés en se distinguant par sa couleur, ses marques et sa taille remarquable. Souvent perçu comme l'exemple idéal de la race, il connaît une grande renommée et n'a jamais été vaincu lors des expositions, malgré l'arrivée en Angleterre de races de chats plus exotiques.
Description
Xénophon est un chat de race British shorthair, dont la couleur est d'un « brun sable riche »[1], appelé aussi blotched tabby. Un journaliste, visitant la chatterie de Sam Woodiwiss (l'un de ses propriétaires), le décrit comme possédant « une tête merveilleuse, de grandes marques et une perfection de couleur »[2].
The Windsor magazine en parle comme étant « un chat des plus simples, d'une taille immense, avec des marques de couleur sable exceptionnellement fines »[3]. W. M. Elkington compare ses rayures à celles d'un tigre[4]. The Daily Telegraph, en 1895, précise que ce félin est « beau, aux formes bien dessinées avec des tâches fines et magnifiquement construit »[5].
D'après des journaux de , ce chat pèserait 25 livres, soit environ 11,34 kg, poids assez conséquent pour un chat[6]. Sam Woodiwiss le garde difficilement sur ses genoux tant il est volumineux[N 1],[7]. Lors du voyage de Xénophon à New York, un journaliste du Washington Times évoque sa surprise face à la carrure du chat et évalue son poids à une vingtaine de livres[8].
D'après Frances Simpson, « sa couleur, ses marques et sa taille merveilleuses se rapprochaient du chat à poil court idéal »[1].

Histoire
Xénophon est né en 1892, de parents et d'éleveurs inconnus[9],[10], il aurait été retrouvé chaton dans les bois, totalement sauvage[4].
Xénophon a fait naître l'envie d'élever des félins chez Sam Woodiwiss alors qu'il élevait des bouledogues. Participant à une exposition canine, l'exposition de chats, qui se déroulait à l'étage du dessus, a éveillé sa curiosité. Son attention a été attirée par Xénophon, alors peu célèbre. « En quelques minutes, il était à moi. », alors Sam Woodiwiss se mit à élever des chats[11].

Il est répertorié sous le no 1338 dans le Stud-book du National Cat Club (NCC) où il est enregistré sous le nom de Xnephon[10]. Il a appartenu à de nombreux propriétaires dont J. Johnson (Malton), Charles Heslop (Darlington), Sam Woodiwiss (East Finchley)[10] et Lady Decies qui l'a eu de ce dernier en 1898[12], et qui le fait appeler Fulmer Xénophon[13].
Charles H. Lane écrit dans son livre qu'il aurait pu posséder le champion, qu'il a refusé en raison de son trop grand nombre de chats, et qu'il le regrette à présent[14].
Le no 1811 du Stud-book du National Cat Club (NCC), une chatte shorthair tabby gris, est répertoriée sous le nom de « Sœur de Xénophon » de parents inconnus, elle a appartenu à Charles Heslop (qui fut également propriétaire de Xénophon)[15]. Elle n'est presque jamais mentionnée dans des documents concernant Xénophon.
Victoires

E. Leuty Collins dit que le célèbre british shorthair a remporté huit championnats, plus de vingt premiers prix, en plus des coupes et des prix spéciaux[3].
Parmi les seules victoires officielles, répertoriées dans le registre de la NCC, on peut citer : premier à l'exposition de Malton, second à Bishop Auckland, premier avec un prix spécial à Walsingham, premier avec quatre prix spéciaux au Crystal Palace (dont The Rotherham Challenge Bowl pour le meilleur chat anglais à poil court)[16] , troisième à Brighton, premier avec un prix spécial à Guisborough, premier avec un prix spécial à Great Ayton en 1893, premier avec quatre promotions au Royal Aquarium en 1894, pendant qu'il appartient à Sam Woodiwiss[10].
Une fois transféré chez Lady Decies, il est vainqueur de la médaille d'or du Cruft's Cat Show en 1895, premier aux championnats du Crystal Palace, premier à l'exposition du Brighton Pavilion en 1899 et il reçoit le prix du meilleur chat à poils courts en 1901[17].
Décès
Xénophon s'éteint le à Beresford Lodge, Birchington[N 2]. Sa mort est annoncée dans l'édition du de l'hebdomadaire Our Cats[18] qui rappelle tous les prix remportés par ce chat, jamais égalé, son dernier prix remporté lors du Couronnement des jardins Botaniques.
En 1903, Charles H. Lane le cite comme étant le meilleur tabby brun qui a été exposé pendant de nombreuses années[19].
Dans l'article du Boudoir Magazine de 1904 qui lui rend hommage, on le décrit comme étant « l'un des meilleurs chats tigré anglais jamais montrés »[N 3],[20].
Représentations dans les arts
Xenophon a été identifié dans des illustrations de l'artiste Louis Wain. Il l'a souvent représenté pour des articles de journaux et magazines, comme ci-dessous :
-
The Queen, 1894. -
South Wales Daily News, 1895. -
The Brooklyn Daily Eagle, 1896. -
The Harmsworth London Magazine, 1898. -
The Illustrated London News, 1896.
Notes et références
Notes
- ↑ Citation originale : « Mr. Sam Woodiwiss is the owner of a smooth haired tom, Xenophon, of such gigantic proportions that when the writer, after an introduction, induced the cat to approach by calling in seductive accents, he experienced a feeling akin to dismay as the mammoth jumped on his knee, which in the course of a few moments began to exhibit unmistakable signs of fatigue, and no wonder — for 25 pounds is a fair weight. ».
- ↑ Beresford Lodge est une chatterie appartenant à Lady Decies.
- ↑ Citation originale : « Champion “Zenophon,” her short-haired tabby, is dead, but I give his portrait as a model of one of the best English tabby cats ever shown. »
Références
- Simpson 1903, p. 288.
- ↑ (en) « Mr. Sam Woodiwiss. », Bath Chronicle and Weekly Gazette, (lire en ligne).
- (en) E. Leuty Collins, « Cats as cup winners. », The Windsor Magazine, 1898-1899, p.354 (lire en ligne
[PDF]).
- (en) W. M. Elkington, « The Cult of the Cat. », The Lady’s Realm, vol. 8, (lire en ligne).
- ↑ (en) « Cats at the Crystal Palace. », The Daily Telegraph, (lire en ligne).
- ↑ (en) « One cat worth 12.500 $. », Argus, (lire en ligne).
- ↑ (en) Pittsburg Poet, « Great Values of Cats. », The Girard Grit, (lire en ligne).
- ↑ (en) « Some cats of society. », Washington Times, (lire en ligne).
- ↑ (en) « Crystal Palace cat show. », Morning Post, (lire en ligne)
- National Cat Club 1894, p. 36.
- ↑ (en) « Sam Woodiwiss. », Evening Standard,
- ↑ (en) « High price for a cat. », The Queen, (lire en ligne)
- ↑ (en) Cat Fancier's Association, « British shorthair article 1995 »
- ↑ Lane 1903, p. 176.
- ↑ National Cat Club 1895, p. 40.
- ↑ (en) « Cat show at the Crystal Palace. », London Evening Standard, (lire en ligne)
- ↑ « The History Project: Xenophon », sur cat-o-pedia.org (consulté le )
- ↑ (en) « Fulmer Champion Xenophon. », Our Cats,
- ↑ Lane 1903, p. 178.
- ↑ (en) Anon, « Cats as society pets. », Boudoir Magazine, (lire en ligne)
Annexes
Articles connexes
Bibliographie
- [Simpson 1903] (en) Frances Simpson, The Book of Cat, Londres,
- [Lane 1903] (en) Charles H. Lane, Rabbits, cats, and cavies, New York,
- [National Cat Club, 1894] (en) National Cat Club, NCC Studbook Volume 2, (lire en ligne)
- [National Cat Club, 1895] (en) National Cat Club, NCC Studbook Volume 3, (lire en ligne)
- Portail des félins
- Portail des animaux de compagnie