Yan Gamarnik

| Maire de Kiev |
|---|
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 42 ans) Moscou |
| Nom dans la langue maternelle |
Яковъ Цудиковичъ Гамарникъ |
| Noms de naissance |
Яков Цудикович Гамарник, Яков Цудикович Гамарник |
| Nationalité | |
| Allégeance | |
| Formation | |
| Activités |
Homme d'État, homme politique, militaire |
| Conjoint |
Julia Annenkova (d) |
| Parti politique | |
|---|---|
| Membre de |
Comité central du Parti communiste de l'Union soviétique Comité central de l'Union soviétique (en) Comité exécutif central panrusse (en) |
| Arme | |
| Grade militaire |
Commissaire d'armée de 1er rang (en) |
| Distinctions |

Yan Gamarnik (en russe : Яков Цудикович Гамарник, Iakov Tsoudikovitch Gamarnik), né le 2 juin 1894 ( dans le calendrier grégorien) et décédé le à Moscou, est un homme politique soviétique. Il a été chef du département politique de l'Armée rouge de 1930 à 1937, commissaire adjoint à la défense de 1930 à 1934 et Premier secrétaire du Parti communiste de Biélorussie de à .
Biographie
Gamarnik est né à Jytomyr en Ukraine dans une famille juive. Il a étudié à l'Institut psycho-neurologique de Saint-Pétersbourg et à la Faculté de droit de l'Université de Kiev. En 1917, il devient membre et secrétaire du comité de Kiev du Parti communiste de l'Union soviétique (PCUS). De 1921 à 1923, Gamarnik a été président du conseil municipal de Kiev. Pendant son administration Kiev a été divisé en cinq districts. De à , il est passé par de nombreux postes du Parti communiste biélorusse, civils et militaires, y compris premier secrétaire du Parti[1].
Il a joué un rôle déterminant dans la préparation du plan de développement sur 10 ans pour la région extrême-orientale de l'URSS. Il a été membre du Comité central élu par le 17e Congrès du Parti communiste de toute l'Union. Il assiste au Plénum du .
Idéaliste, Gamarnik était un fervent partisan du maréchal Mikhaïl Toukhatchevski qui vise à faire de l'URSS une superpuissance militaire. En 1937, Gamarnik est accusé d'avoir participé à un complot antisoviétique trotskiste ; cependant, peu avant le procès, il avait été appelé par le gouvernement soviétique à être l'un des juges des accusés. Il a insisté sur l'innocence de Toukhatchevski et s'est ensuite suicidé avant d'être appréhendé pour cette position. Ce n’est qu'après qu'il a été ajouté à la liste des conspirateurs[2],[3].
Il a été réhabilité à titre posthume par le Comité Central du PCUS et Nikita Khrouchtchev en 1955.
Notes et références
- ↑ https://www.worldstatesmen.org/Belarus.html
- ↑ Thierry Wolton, Histoire mondiale du communisme, tome 1 : Les bourreaux, Grasset, , 1136 p. (ISBN 978-2-246-85957-4, lire en ligne)
- ↑ Victor Serge, Retour à l’Ouest : Chroniques (juin 1936 - mai 1940), Agone, , 400 p. (ISBN 978-2-7489-1126-8, lire en ligne)
Source
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Yan Gamarnik » (voir la liste des auteurs).
Annexes
Bibliographie
- Robert Conquest, The Great Terror: A Reassessment, Oxford University Press, May 1990, hardcover, (ISBN 0-19-505580-2) pp 201-202;
- Several versions of Gamarnik biography
- Gamarnik in the Fleet, with photo
- Trotsky about gamarnik and others
Liens externes
- Les procès de Moscou, Nicolas Werth, compte rendu de Marc Lazar, Vingtième Siècle : Revue d'histoire, 1988, vol. 17, n° 1, pp. 140-141. lire en ligne sur persee.fr
- Le Livre rouge du procès de Moscou, Lev Sedov, 1936. sur marxists.org
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