Yango (entreprise)
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Yango est un service de transport de passagers et de livraison qui opère en Europe, en Afrique, au Moyen-Orient et en Amérique du Sud et qui est disponible via une application mobile.
Yango est exploité par une société enregistrée aux Émirats arabes unis, RideTechnology Global FZ-LLC, dont le siège social se trouve à Dubaï [1].
Yango ne dispose pas de ses propres voitures ni de ses propres chauffeurs, mais s'associe à des entreprises de transport et à des chauffeurs locaux. Dans les pays où la société opère, ses partenaires ont ouvert des centres dédiés aux chauffeurs[2],[3].
Histoire
Yango débute initialement comme une marque développée par l'équipe de Yandex Taxi et exploitée par Ridetech International B.V., une filiale de Yandex N.V., holding enregistrée aux Pays-Bas pour le compte du conglomérat informatique russe Yandex LLC[4]. Depuis 2022, la marque Yango est exploitée de façon indépendante par une société enregistrée aux Émirats arabes unis, RideTechnology Global FZ-LLC, dont le siège social se trouve à Dubaï[1].
Le , l'application bêta de Yango est lancée à Abidjan (Côte d'Ivoire)[5]. Le , elle est également lancée en Finlande[6].
Le , deux mois après son lancement en Côte d'Ivoire, Yango est officiellement lancée en Israël[7]. L'application est installée par 100 000 utilisateurs au cours des deux premières semaines de son lancement[8]. L'entreprise introduit un nouveau modèle commercial controversé dans le secteur des taxis locaux en offrant aux passagers un prix exact pour la course, connu à l'avance[3]. Cette fonctionnalité de prix fixe attire l'attention du ministère israélien des Transports à cause d'un risque de violation de la loi israélienne, qui stipule que les chauffeurs de taxi ne peuvent facturer que le prix indiqué par le compteur[9].
En , les chauffeurs de taxi de rue de Côte d'Ivoire organisent des grèves contre Yango, mais aussi Uber, accusant les sociétés de travailler avec des chauffeurs de VTC, ce qui n'est pas couvert par la législation en vigueur dans le pays[10]. Cela conduit à la création d'un groupe de travail sur l'amélioration de la loi sur les transports par le ministère des transports. Plus tard, le concept de VTC est introduit dans la législation, offrant à Yango et à d'autres services de covoiturage sur le marché la possibilité d'obtenir des licences temporaires.
En , Yango annonce avoir cédé son activité de commandes de courses en Israël à un acteur local[11]. En juin de la même année, Yango arrive sur le marché togolais, soit son 13e pays d'implantation en Afrique[12].
En , Les autorités béninoises suspendent Yango, l’accussant d’opérer sans autorisation, et demande à Gozem de régulariser la situation de Yango « dans un délai de deux mois »[13].
Controverses
Yango demande la permission d'accéder à certaines fonctions du téléphone afin d'adapter l'expérience de l'utilisateur. En , le plus grand journal national finlandais, Helsingin Sanomat, recommande de ne pas télécharger l'application en raison des risques de sécurité liés à la collecte de données[14]. À la suite d'une enquête, l'Autorité finlandaise de régulation des communications constate en effet que les conditions de service de Yango sont essentiellement les mêmes que celles d'Uber.
Peu après, le Helsingin Sanomat publie un article de suivi comparant les droits d'autorisation demandés par diverses applications de taxi ; il place Yango en deuxième position, derrière Uber[15].
Pays couverts
En 2025, Yango opère dans les pays suivants :
Références
- (en) « Yango sets up global office in Dubai », sur Gulf Business, (consulté le )
- ↑ (ro) « Ride-hailing app Yango launches in Bucharest », sur Business Review, (consulté le )
- (he) -דפנה הראל כפיר, « אפליקציית המוניות יאנגו השיקה שירות חדשני: הנוסע יודע את מחיר הנסיעה מראש [Taxi app Yango has launched innovative service: the traveler knows the fare in advance] », sur פואנטה, (consulté le )
- ↑ (en) « Ridetech International B.V. », sur opencorporates, (consulté le )
- ↑ « Yango, qui se cache derrière le géant du VTC à Abidjan ? », sur Afrique Sur 7, (consulté le )
- ↑ (en-US) « Tech giant Yandex veers into Finnish market disrupting the taxi business with smart mobility service Yango », sur Helsinki Business Hub, (consulté le )
- ↑ (he) « Yango challenging Gett in Israel's taxi app market », sur en.globes.co.il, (consulté le )
- ↑ Meir Orbach, « Gett CEO Preparing Employees For IPO », sur CTECH - www.calcalistech.com, (consulté le )
- ↑ Udi Etsion and Tomer Hadar, « Israel's Transportation Ministry Goes After Taxi-Hailing Company Yango », sur CTECH - www.calcalistech.com, (consulté le )
- ↑ « En Côte d’Ivoire, les taxis protestent contre les VTC », sur RFI, (consulté le )
- ↑ (en) « Yango divests Israeli taxi operations to local investors », sur Calcalis Tech, (consulté le )
- ↑ « Comment Yango veut défier Gozem au Togo », sur Jeune Afrique, (consulté le )
- ↑ « Le Bénin serre la vis aux services de VTC », sur Jeune Afrique, (consulté le )
- ↑ (fi) « Helsingissä toimintansa aloittanut venäläinen taksipalvelu voi saada kuvasi ja tietoja SIM-kortistasi », sur Helsingin Sanomat, (consulté le )
- ↑ (fi) « Taksi Helsinki haluaa oikeuden käyttäjänsä kalenteriin ja lähettää sähköpostia – HS vertaili eri taksisovellusten tietoturvaa, tämä kannattaa tietää ennen kuin annat sovelluksille luvan [Taxi in Helsinki wants the right to the user's calendar and email - HS compares the security of different taxi applications, this is worth knowing before allowing your apps] », sur Helsingin Sanomat, (consulté le )
Articles connexes
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