Yves Goussard

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(à 17 ans) Bergen-Belsen |
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Yves (Ambroise Yves Victor) Goussard, né le à Fort-de-France et mort en déportation en à Bergen-Belsen, est un scout et résistant français, agent de liaison du réseau Armand-Spiritualist.
Biographie
Né au sein d'une famille de la bourgeoisie martiniquaise, il quitte son île natale en , afin de s'établir en métropole auprès de sa famille. Âgé de 10 ans, il intègre l'école catholique Notre-Dame du Raincy (Seine-Saint-Denis) et entre en même temps chez les scouts[1].
Pendant l'Occupation, le scoutisme est interdit par les autorités allemandes. Les réunions doivent alors se tenir clandestinement. En 1943, Yves Goussard, âgé de 15 ans, devient « routier » du clan de Villemomble et envisage d'entrer dans la résistance après que le père de son ami a été déporté à Buchenwald[1].
À partir de 1944, il travaille comme agent de liaison pour le réseau Armand-SPIRITUALIST, affilié au SOE. Yves est blessé lors des combats de l'étang de Rougemont à Oissery[1],[2],[3], puis soigné par Jeannine Pernette (née Lefebvre), infirmière de la Résistance[1],[4]. Capturé le , en même temps qu'une douzaine d'autres combattants, dont Raymond Valenet, il est déporté au camp de torture de Neue Bremm, puis au camp de concentration d'Oranienburg-Sachsenhausen et, enfin, à Bergen-Belsen. Il y meurt finalement du typhus en [1],[5].
Sa famille n'aura confirmation de son décès qu'en 1965[5],[6].
En 2012, il se voit attribuer, à titre posthume[7], la médaille de la Résistance[8].
Postérité
Par arrêté du secrétaire d'État chargé des Anciens Combattants, en date du , la mention honorifique « mort en déportation » est attribuée à Yves Goussard, le plus jeune des déportés martiniquais[1].
Le , une plaque lui rendant hommage est solennellement dévoilée au Mémorial national des Scouts morts pour la France, à Riaumont (Liévin), en présence des plus hautes autorités civiles, religieuses et militaires du département et de plus de 150 scouts[1],[9],[10].
A Fort-de-France, une école[11],[12] et une rue[13] portent son nom. En 2016, le groupe Scouts de France du Raincy change de nom et devient le groupe « Notre-Dame – Yves Goussard – Le Raincy »[14],[15].
Notes et références
- « GOUSSARD Yves », sur memoresist.org (consulté le )
- ↑ Sébastien Lernould, « 150 résistants ont été massacrés à l'étang Rougemont à Oissery », sur Le Parisien, (consulté le )
- ↑ « Oissery, un dommage collatéral ? | La Libération de Paris », sur liberation-de-paris.gilles-primout.fr (consulté le )
- ↑ « Jeannine PERNETTE », sur Mémoire et Espoirs de la Résistance (consulté le )
- Mathieu Quintard, « Le Raincy se souvient d’Yves Goussard, l’ancien scout mort déporté à 17 ans », sur Le Parisien, (consulté le )
- ↑ « Yves GOUSSARD, son neveu », sur Paulette Nardal au Panthéon (consulté le )
- ↑ « Ces résistants antillais oubliés de l'histoire », sur actu.fr, (consulté le )
- ↑ « Ambroise Yves GOUSSARD », sur Mémoire des hommes (consulté le )
- ↑ « YVES GOUSSARD » [archive], sur fortdefrance.fr
- ↑ « Plaque Yves Goussard », sur ansfac.org (consulté le )
- ↑ « École élémentaire publique Yves Goussard - Fort-de-France - Martinique (972) - Ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche », sur www.education.gouv.fr (consulté le )
- ↑ Cynthia Roussi, « Yves Goussard : un nom synonyme de courage et d'abnégation », sur martinique.franceantilles.fr, (consulté le )
- ↑ « Rue Yves Goussard, Fort de France (Martinique) », sur museedelaresistanceenligne.org (consulté le )
- ↑ Le groupe Scouts et Guides de France du Raincy, « Yves Goussard à l’honneur! », sur sgdfleraincy.scoutblog.org, (consulté le )
- ↑ « Groupe notre-dame-yves goussard-le raincy - Scouts et Guides de France » (consulté le )
Liens
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