Yves Monteggiani
| Yves Monteggiani | |
| Naissance | Toulon (Var) |
|---|---|
| Décès | (à 58 ans) Hyères (Var) |
| Origine | |
| Allégeance | |
| Arme | Infanterie |
| Grade | |
| Années de service | 1927 – 1944 |
| Conflits | Seconde Guerre mondiale |
| Distinctions | Officier de la Légion d'honneur Compagnon de la Libération Médaille militaire Croix de guerre 1939-1945 |
Yves Monteggiani, né le à Toulon et mort le à Hyères, est un militaire et résistant français, Compagnon de la Libération. Sous-officier expérimenté des troupes coloniales, il choisit de se rallier à la France libre en 1940 et participe aux combats en Afrique, en Italie et en France. Grièvement blessé lors de la Libération de la France, il doit quitter prématurément l'armée.
Biographie
Jeunesse et engagement
Yves Lozach naît le à Toulon de Marie Catherine Lozach, domestique originaire de Bretagne, et d'un père inconnu[1]. Le , il est reconnu et légitimé par Noël Monteggiani, employé de l'arsenal de Toulon, à la suite du mariage de celui-ci avec sa mère[1]. En 1927, Yves Monteggiani effectue son service militaire et un an plus tard, au moment d'être rendu à la vie civile, décide de rester sous les drapeaux en s'engageant pour quatre ans[2]. Stationné au Maroc jusqu'en 1933 puis au Niger où il est méhariste dans un groupe nomade, il est ensuite promu sergent-chef et muté au Régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad (RTST)[3].
Seconde Guerre mondiale
Toujours en poste au Tchad au moment ou débute la Seconde Guerre mondiale, il se déplace à Brazzaville avec son régiment qui a choisi de sa rallier à la France libre et, aux côtés de Raymond Delange, Guy Baucheron de Boissoudy, Jean Coupigny et Adolphe Sicé, il joue un grand rôle dans le ralliement de la colonie du Congo français au général de Gaulle le [3]. Promu adjudant deux jours plus tard, il est affecté au bataillon de marche no 1 (BM1) tout juste formé et commandé par Raymond Delange[3]. Au sein de sa nouvelle unité, il participe à la campagne du Gabon puis, après avoir été promu adjudant-chef en , il prend part à la campagne de Syrie en juin suivant[2].
Atteint de paludisme, il est hospitalisé quelque temps en Afrique du Sud puis de retour au BM1, est engagé dans la guerre du désert et combat au Fezzan de à [3]. Promu sous-lieutenant en , il est muté au bataillon de marche no 12 en Afrique du nord avant de rejoindre la 1re division française libre (1re DFL) avec laquelle il participe à la campagne d'Italie et au débarquement de Provence[3]. Muté au bataillon de marche no 24 et suivant l'avancée de la 1re DFL, il prend part à la bataille des Vosges[3]. Le , à Ronchamp, il est grièvement blessé par balle à la tête alors qu'il menait sa section à l'assaut d'une position ennemie[3]. Cette blessure le rendant hémiplégique, il quitte les combats et l'armée avec le grade de lieutenant[2].
Après-Guerre
Affaibli par les séquelles de son paludisme et de sa blessure, Yves Monteggiani meurt le à Hyères où il est inhumé[3].
Décorations
Références
- « Acte de naissance de Yves Monteggiani - 7 E 146/486 N°17 », sur Archives départementales du Var
- « Biographie - Ordre National de la Libération »
- Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Elytis, (ISBN 2-356-39033-2)
Voir aussi
Bibliographie
- Jean-Christophe Notin, 1061 compagnons : Histoire des Compagnons de la Libération, Éditions Perrin, , 822 p. (ISBN 2-262-01606-2).
- Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Elytis, , 1230 p. (ISBN 2-356-39033-2).
- François Marcot, Dictionnaire historique de la résistance, Robert Laffont, (ISBN 2-221-09997-4).
- Olivier Wieviorka, Histoire de la Résistance : 1940-1945, Paris, Éditions Perrin, , 575 p. (ISBN 978-2-262-02799-5 et 2-262-02799-4, OCLC 827450568).
- François Broche, L'épopée de la France libre : 1940-1946, Paris, Pygmalion, (ISBN 2-85704-633-2).
Articles connexes
Liens externes
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