Yvette Doré-Joyal
Yvette Doré-Joyal, née le à Drummondville et morte le à Montréal, est une journaliste et romancière québécoise.
Dans ses romans, elle explore les réalités sociales du Québec rural ainsi que les aspirations des femmes québécoises du milieu du XXe siècle.
Biographie
Jeunesse et premières expériences littéraires
Yvette Doré-Joyal naît en 1921 à Drummondville. Ses parents sont Emilia Joyal et René Doré et elle est l'aînée d'une famille de 10 enfants[1]. À 15 ans, elle commence à travailler, en particulier chez le marchand général de Saint-Germain-de-Grantham, chez qui elle officie en tant que secrétaire pendant 12 ans[2].
Investie par ailleurs dans ce qui s'appelle alors encore la Jeunesse agricole catholique, Yvette Doré-Joyal signe des textes dans Jeunesse rurale et l'almanach du mouvement, ainsi que des pièces de théâtre qu'elle monte à la salle paroissiale de Drummondville[2].
Carrière de journaliste
En 1947, Yvette Doré-Joyal entre à la Canadian Celanese de Drummondville en tant que sténo-dactylo — poste qu'elle quitte néanmoins à l'occasion de son mariage avec Hector Joyal[1]. À la suite de leur mariage, ils déménagent tous deux en Abitbie. Là, elle collabore à deux médias : La Gazette du Nord, dont elle signe la page féminine, et Radio-Nord, dans l'émission Bonjour voisine[2].
Yvette Doré-Joyal reprend des études en 1960, alors qu'elle et sa famille habitent désormais à Québec. Dix ans plus tard, en 1970, ils déménagent à Ottawa où elle enseigne à des adultes[2].
Carrière littéraire
En 1978, Yvette Doré-Joyal publie son premier roman : J'avais oublié que l'amour fut si beau, aux Éditions du Jour. Elle y présente dans une première partie les destins de cinq ou six femmes, des amies qui, « arrivées au milieu », font le point sur la vie qu'elles ont menée jusque-là. Après quoi, elle s'attache à suivre l'une de ces femmes, Agathe, qui décide de changer de vie au lendemain d'un enterrement[3].
En 1984 parait Tendres amours de l'aube, aux Éditions Asticou — un second roman, qui devait avoir une suite[4],[note 1]. Celui-ci raconte le parcours d'une jeune femme entre sa province natale et Montréal à l'aube de la Seconde Guerre mondiale. L'autrice y analyse également les mutations de la société québécoise des années 1930, notamment le déclin des valeurs traditionnelles face à la modernité ainsi que les inégalités de classe[4].
Yvette Doré-Joyal meurt le à l'hôpital Saint-Luc de Montréal[1].
Œuvres
- (fr-CA) J'avais oublié que l'amour fut si beau, Montréal, Les Éditions du Jour, , 179 p. (ISBN 0776007653)
- (fr-CA) Tendres amours de l'aube, Hull, Éditions Asticou, , 190 p. (ISBN 2891980492)
- (fr-CA) L'heure, le lieu, le cri, Saint-Hyacinthe, Éditions JML, , 129 p. (ISBN 2892340381)
Notes et références
Note
- ↑ La nécrologie d'Yvette Doré-Joyal mentionne un troisième roman publié (L'heure, le lieu du cri) sans qu'on en trouve de trace ailleurs.
Références
- « DORE-JOYAL, Yvette » (avis de décès paru dans The Ottawa Citizen du ).
- Réginald Hamel, John Hare et Paul Wyczynski, Dictionnaire des auteurs de langue française en Amérique du Nord, Fides, , 1364 p. (lire en ligne), p. 434
- ↑ (fr-CA) Suzanne Lafrenière, « Prise de conscience », Le Droit, , p. 20
- (fr-CA) Paul-François Sylvestre, « En-dessous de la plume d'Yvette Dore-Joyal », Liaison, no 32, , p. 45 (lire en ligne)
Liens externes
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