Zeta Ursae Minoris

ζ Ursae Minoris
Description de cette image, également commentée ci-après
Courbes de lumière de Zeta Ursae Minoris, tracées à partir des données du satellite TESS. La courbe de lumière principale met en évidence une éclipse qui survient en ainsi que la variabilité continue mais moins prononcée de type γ Doradus. La courbe en encadré montre quant à elle la période de pulsation (sans l'éclipse)[1].
Données d'observation
(époque J2000.0)
Ascension droite 15h 44m 03,519s[2]
Déclinaison +77° 47 40,179[2]
Constellation Petite Ourse
Magnitude apparente +4,30[1]

Localisation dans la constellation : Petite Ourse

(Voir situation dans la constellation : Petite Ourse)
Caractéristiques
Type spectral A3Vn[3]
Indice U-B +0,05[4]
Indice B-V +0,04[4]
Variabilité Algol + γ Dor[5],[1]
Astrométrie
Vitesse radiale −13,1 ± 4,1 km/s[6]
Mouvement propre μα = +19,91 mas/a[2]
μδ = −1,99 mas/a[2]
Parallaxe 8,84 ± 0,12 mas[2]
Distance 369 ± 5 al
(113 ± 2 pc)
Magnitude absolue −0,98[6]
Caractéristiques physiques
Luminosité 227 L[6]
Rotation 210 km/s[7]

Désignations

ζ UMi, 16 UMi, HD 142105, HIP 77055, HR 5903, BD+78°527, FK5 590, GC 21243, NSV 7263, SAO 8328[8]

Zeta Ursae Minoris (ζ UMi, ζ Ursae Minoris, Zêta Ursae Minoris), parfois nommée Akhfa Al Farkadaïn, est une étoile binaire de quatrième magnitude de la constellation de la Petite Ourse. D'après la mesure de sa parallaxe annuelle par le satellite Hipparcos, le système est situé à environ 369 années-lumière de la Terre[2].

Bien que classée comme une étoile blanche de la séquence principale de type spectral A3Vn[3], la composante visible de Zeta UMi est en fait probablement sur le point de devenir une géante qui a déjà commencé à se refroidir, à s'étendre et à devenir plus brillante. Il s'agissait probablement d'une étoile de classe B7 lorsqu'elle était sur la séquence principale[9]. La lettre « n » du type spectral indique que ses raies spectrales apparaissent élargies (« nébuleuses ») en raison de sa rotation rapide. L'étoile tourne en effet sur elle-même à une vitesse de rotation projetée de 210 km/s[7]. Cela lui donne une forme légèrement aplatie avec un rayon équatorial qu'on estime être 10 % plus grand que son rayon polaire[7].

La masse de l'étoile vaut 3,4 fois celle du Soleil[9]. Elle est 227 fois plus lumineuse que le Soleil[6] et sa température de surface est d'environ 8 700 K[9].

Zeta Ursae Minoris a d'abord été suspectée d'être une variable de type Delta Scuti[9], puis la photométrie du satellite TESS a mis en évidence que l'étoile est à la fois une binaire à éclipses de type Algol, ainsi qu'une variable de type Gamma Doradus (γ Dor)[5],[1]. La binaire présente une période de 231,3 jours et la variation montre une amplitude de 0,05 magnitude autour de 4,30, l'éclipse durant quasiment un jour entier. La variation attribuée aux pulsations de type γ Dor a quant à elle une période de 0,66 jour, et l'amplitude qu'elle produit n'est que de 0,005 magnitude[5],[1].

Notes et références

  1. (en) « VSX : Detail for zet UMi », sur The International Variable Star Index, AAVSO (consulté le ).
  2. (en) F. van Leeuwen, « Validation of the new Hipparcos reduction », Astronomy & Astrophysics, vol. 474, no 2,‎ , p. 653–664 (DOI 10.1051/0004-6361:20078357, Bibcode 2007A&A...474..653V, arXiv 0708.1752).
  3. (en) A. Cowley, C. Cowley, M. Jaschek et C. Jaschek, « A study of the bright A stars. I. A catalogue of spectral classifications », Astronomical Journal, vol. 74,‎ , p. 375–406 (DOI 10.1086/110819 Accès libre, Bibcode 1969AJ.....74..375C).
  4. (en) H. L. Johnson et al., « UBVRIJKL photometry of the bright stars », Communications of the Lunar and Planetary Laboratory, vol. 4, no 99,‎ (Bibcode 1966CoLPL...4...99J).
  5. (en) M. Skarka et al., « Periodic variable A-F spectral type stars in the northern TESS continuous viewing zone. I. Identification and classification », Astronomy & Astrophysics, vol. 666,‎ , article no A142 (DOI 10.1051/0004-6361/202244037, Bibcode 2022A&A...666A.142S, arXiv 2207.12922, lire en ligne).
  6. (en) E. Anderson et Ch. Francis, « XHIP: An extended Hipparcos compilation », Astronomy Letters, vol. 38, no 5,‎ , p. 331 (DOI 10.1134/S1063773712050015, Bibcode 2012AstL...38..331A, arXiv 1108.4971, lire en ligne).
  7. (en) Gerard T. van Belle, « Interferometric observations of rapidly rotating stars », The Astronomy and Astrophysics Review, vol. 20, no 1,‎ , p. 51 (DOI 10.1007/s00159-012-0051-2, Bibcode 2012A&ARv..20...51V, arXiv 1204.2572, lire en ligne).
  8. (en) * zet UMi -- Variable Star sur la base de données Simbad du Centre de données astronomiques de Strasbourg.
  9. (en) James B. Kaler, « Alifa al Farkadain », sur Stars

Liens externes

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