Zina Brozia
| Nom de naissance | Eloi |
|---|---|
| Naissance |
Bourg-lès-Valence |
| Décès |
(à 81 ans) 14e arrondissement de Paris |
| Activité principale |
artiste lyrique soprano |
| Style | opéra |
| Années d'activité | 1904-1914 |
| Maîtres | Elena Teodorini |
Zina Brozia, née Ambroisine Baptiste dite Eloy ou Eloi[1] le à Bourg-Lès-Valence et morte le à Paris[2],[3], est une soprano lyrique française qui fait ses débuts à l'Opéra Comique en 1905 et à l'Opéra Garnier en 1908[4]. Zina Brozia s'est également produite sur des scènes internationales à Bruxelles, Parme et Boston[5].
Vie et carrière
Née en 1876 à Bourg-lès-Valence dans le sud-est de la France, Ambroisine Éloi est la fille de Joseph Éloi (1832-1876?), verrier, et d'Irma Marie Chopin (1835-1892), ménagère. Elle adopte le nom de scène de Zina Brozia, un anagramme d'Ambrozine[6]. Elle est la plus jeune d'une famille de trois filles et un garçon[6]. Elle étudie à Paris auprès de la soprano roumaine Elena Theodorini.[réf. souhaitée]
Après un premier rôle de Marguerite dans Faust au Théâtre de la Monnaie à Bruxelles (1904-1905), le , elle fait ses débuts parisiens à l'Opéra Comique, en interprétant Violetta dans La Traviata de Verdi[5]. Toujours à l'Opéra Comique, elle crée, le , le rôle de Séso dans Aphrodite de Camille Erlanger[7]. En 1907, elle se produit à l'Opéra de Monte-Carlo, d'abord dans le rôle d'Elena dans Mefistofele d'Arrigo Boito, puis dans celui d'Élisabeth dans Don Carlos de Verdi[5].
En 1908, elle apparait au Teatro Regio de Parme, dans le rôle de Cio-Cio-San dans Madame Butterfly, dans le rôle-titre de Manon, à l'Opéra Garnier, dans le rôle de Gilda dans Rigoletto et dans le rôle-titre de Thaïs, opéra de Jules Massenet. Au Théâtre Garnier, elle interprète ensuite Ophélie dans Hamlet d'Ambroise Thomas et Marguerite dans Faust (1909)[8]. En septembre 1911, elle interprète le rôle de Salomé dans Hérodiade au Théâtre de la Gaîté.[réf. souhaitée]
En , elle se rend à Boston où elle apparait au Boston Opera dans divers rôles au cours des mois suivants, notamment Thaïs, Marguerite, Mimi et Manon. En 1914, elle revient à Paris où elle crée Messaline dans La danseuse de Tanagra d'Henri Hirschmann au Théâtre de la Gaîté[9].
En 1919, Zina Brozia joue dans Tenebras, série de films muets de Félix Léonnec[10].
Zina Brozia décède à Paris le [3],[11].
Vie privée
Zina Brozia épouse le comte Kira de Bellagio en 1920. Le mariage l'éloigne de la scène, mais elle continue à recevoir des artistes dans son hôtel de l'avenue de Ségur à Paris[10].
Notes et références
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Zina Brozia » (voir la liste des auteurs).
- ↑ Par jugement du 16 août 1883, Ambroisine Baptiste dit Eloy ou Eloi
- ↑ Acte de décès à Paris 14e, n° 838, vue 26/31.
- « Zina Brozia (1876-1958) », sur https://data.bnf.fr, BnF (consulté le )
- ↑ « Zina Brozia », sur https://opera1900.ovh, Association l'Art Lyrique Français (consulté le )
- « Zina Brozia by Cheri-Rousseau & Glauth », ipernity (consulté le )
- Olivier Gouzou, « Zina Brozia, de l'Opéra de Paris, et le mythe Chaliapine », sur http://oliviergouzou32.blogspot.com, (consulté le )
- ↑ « Aphrodite », Les Archives du Spectacle, (consulté le )
- ↑ « Zina Brozia (Soprano) ( Arles, France 1880 - ?) », Forgotten Opera, (consulté le )
- ↑ Édouard Noël et Edmond Stoullig, Les annales du théâtre et de la musique, Paris, Charpentier, (lire en ligne), p. 344-347
- « Brozia », sur www.artlyrique.fr (consulté le )
- ↑ Gouzou, Olivier, « La mort de Zina », Le blog de Olivier Gouzou, (consulté le )
Liens externes
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