Zotzenberg

Zotzenberg
Appellation(s) principale(s) alsace grand cru Zotzenberg
Type d'appellation(s) AOC / AOP
Reconnue depuis 1992
Pays Drapeau de la France France
Région parente vignoble d'Alsace
Localisation Bas-Rhin
Climat semi-continental
Ensoleillement
(moyenne annuelle)
1 747 heures (à Strasbourg)[1]
Sol calcaires et marneux
Superficie totale 36,45 hectares[2]
Superficie plantée 12,85 hectares (en 2024)[3]
Cépages dominants sylvaner B[N 1], riesling B, gewurztraminer Rs et pinot gris G
Vins produits blancs
Production 551 hectolitres (en 2024)[3]
Pieds à l'hectare minimum 4 500 pieds/ha[4]
Rendement moyen à l'hectare 43 hl/ha (en 2024)[3]

Un alsace grand cru zotzenberg[N 2], ou plus simplement un zotzenberg, est un vin blanc français produit sur le lieu-dit le Zotzenberg et plusieurs lieux-dits l'avoisinant, situés sur la commune de Mittelbergheim, dans le département du Bas-Rhin, dans la collectivité européenne d'Alsace, au sein de la région Grand Est.

Il s'agit d'un des cinquante-et-un grands crus du vignoble d'Alsace, bénéficiant chacun d'une appellation mais partageant le même cahier des charges alsace grand cru[4] (avec des contraintes plus rigoureuses que pour l'appellation alsace). Le zotzenberg a la particularité d'autoriser le sylvaner B[N 1], en mono-cépage.

Histoire

La présence du sylvaner B[N 1] en Alsace date de la fin du XVIIIe siècle. Ce cépage provient d'Autriche ou de Transylvanie (une ancienne partie de l'empire d'Autriche, aujourd'hui en Roumanie). Selon des analyses de son ADN, il serait un ancien hybride du traminer et du Österreichisch-Weiß (« blanc autrichien », qui aurait donné aujourd'hui le Heunisch, appelé en français le gouais). Le vin du Zotzenberg, principalement fait avec du sylvaner, est commercialisé sous son propre nom dès le début du XXe siècle[5]. Jusqu'aux années 1970, le sylvaner B est majoritaire dans l'encépagement alsacien. Mais ses hauts rendements et sa plantation surtout en plaine lui ont donné une image de cépage donnant un vin peu aromatique, dilué et surtout désaltérant, se vendant moins cher que les autres vins d'Alsace. Le résultat est qu'il n'est quasiment plus planté depuis cette décennie, rapidement arraché et remplacé par des cépages qualifiés de plus nobles, notamment le riesling B, le gewurztraminer Rs et le pinot gris G, et cela dans tous le vignoble d'Alsace, sauf sur le Zotzenberg.

Le Zotzenberg garde son encépagement dominé par le sylvaner, même s'il est progressivement remplacé surtout par du riesling. Quand le lieu-dit est reconnu comme dénomination géographique au sein de l'appellation alsace grand cru par le décret du [6], le sylvaner n'est pas indiqué parmi l'encépagement autorisé par le cahier des charges de l'appellation, le vin produit à partir de ce cépage sur le Zotzenberg est donc obligatoirement déclassé en appellation alsace. Le sylvaner B n'est autorisé pour le grand cru que depuis le décret du , uniquement pour le Zotzenberg[7].

En , tous les grands crus d'Alsace passent du statut de dénominations géographiques au sein d'une même appellation à celle d'autant d'appellations partageant le même cahier des charges[8] ; en , réduction du rendement (à 50 hl/ha)[9] ; en , autorisation des bouteilles de 300, 150, 100, 50 et 37,5 cl)[4].

Étymologie

Initialement dénommé Zoczenberg (1364), le nom de Zotzenberg est mentionné en 1541 dans les archives du village[10]. L'origine du toponyme n'est pas clairement connue, donnant lieu à de nombreuses hypothèses (étymologies gitane, slave, latine ou germanique).

Vignoble

Aire d'appellation

Le Zotzenberg se situe en France, dans la collectivité européenne d'Alsace, au sein de la région Grand Est, plus précisément dans le département du Bas-Rhin, sur la commune de Mittelbergheim à 36 kilomètres au sud-ouest de Strasbourg (juste au sud de Barr).

Images externes
Carte de l'aire d'appellation du zotzenberg
Cartes cadastrales de l'appellation
Orthophoto du parcellaire de l'appellation
Carte du vignoble d'Alsace, avec l'indication des grands crus.

Sur la route des vins d'Alsace, le Zotzenberg se trouve entre le Kirchberg de Barr au nord et le Wiebelsberg au sud-ouest.

Les vignes sont à flanc de coteau, entre 315 et 215 mètres d'altitude, sur des pentes fortes exposées plein sud pour la majorité (au sud-est pour l'extrémité orientale), au-dessus du village de Mittelbergheim, entre celui-ci et la ville voisine de Barr. Si la superficie de l'appellation est de 36,45 hectares, seulement 10 à 16 hectares sont déclarés pour la production du grand cru ces dernières années[3].

L'aire d'appellation du zotzenberg[11] s'étend sur une série de lieux-dits de la commune de Mittelbergheim : Unterer Zotzenberg, Oberer Zotzenberg (pour partie), Breitenreben, Eckweg (partie sud), Efterbrunnen (pour partie), Grafengritt (pour partie), Kapell (en quasi-totalité), Kreuzel (pour partie), Oberberg (partie centrale), Rainel, Rippelsholz (pour partie), Rotland (partie sud), Steffansfeld (partie nord-est).

Géologie et orographie

Les collines sous-vosgiennes correspondent à une série de failles formant la transition entre les Vosges cristallines et la plaine du Rhin sédimentaire sous forme d'un escarpement. Le sol est composé sur le bas du coteau (lieux-dits Unterer Zotzenberg et Efterbrunner) de marnes du Jurassique, ainsi que sur le haut du coteau (lieux-dits Breitenreben et Oberer Zotzenberg) de conglomérats calcaires et marneux de l’Oligocène à galets du Dogger.

L'extrémité orientale, au-dessus du centre du village, est séparée du reste du Zotzenberg par une faille, avec un sol différent : marnes grises à intercalations calcaires ou gréseuses du Bajocien (Jurassique moyen) en haut (lieu-dit Rippelsholtz), et calcaire oolithique du Bajocien en bas (lieu-dit Rainel). En surface, l'argile et le limon dominent[12],[13],[14],[15].

Climatologie

L'Alsace a un climat tempéré de type semi-continental d'abri, avec des printemps doux, des étés chauds, secs et ensoleillés, de longs automnes et des hivers froids. À l'ouest, le massif des Vosges protège un peu le coteau du vent et de la pluie : les vents d'ouest dominants perdent une partie de leur humidité sur le versant occidental et parviennent en Alsace sous forme de foehn, plus secs et chauds. Les précipitations sont donc moindres et les températures un peu plus hautes (moyenne annuelle plus haute de 1,5 °C) que ce qui serait attendu à cette latitude. L'ensoleillement à Strasbourg est de 1 747 heures par an[1].

La station météorologique automatique Météo-France de Sélestat (à 173 mètres d'altitude : 48° 16′ 22″ N, 7° 28′ 41″ E)[16] est en plaine, 14,5 km au sud du Zotzenberg.

Relevé à Sélestat de 1991 à 2020
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Maximale moyenne 5,5 7,5 12,1 16,9 20,8 24,5 26,2 26 21,5 16,1 9,4 6,1 16,1
Moyenne 2,6 3,8 7,3 11,3 15,4 18,9 20,3 20 15,9 11,4 6,2 3,4 11,4
Minimale moyenne −0,3 0,2 2,5 5,7 10 13,2 14,5 14 10,3 6,8 2,9 0,7 6,7
Nombre de jours avec gel 16,5 13,4 8,3 2,1 0 0 0 0 0 1,6 7,1 13,5 62,5
Précipitations
Hauteur (mm) 36,1 33,5 35,9 42,6 77,6 66,6 70,2 64,1 50,5 58,4 43,6 42 621,1
Source : Météo-France[17].
5,5
−0,3
36,1
20 mm
40 mm
60 mm
jan.
7,5
0,2
33,5
fév.
12,1
2,5
35,9
mars
16,9
5,7
42,6
avril
20,8
10
77,6
mai
24,5
13,2
66,6
juin
26,2
14,5
70,2
jui.
26
14
64,1
août
21,5
10,3
50,5
sep.
16,1
6,8
58,4
oct.
9,4
2,9
43,6
nov.
6,1
0,7
42
déc.
Moyennes : max min °C ■ Précipitations mm

Encépagement

Les vins correspondant à l'appellation d'origine contrôlée alsace grand cru suivie de la dénomination géographique (nom de lieu-dit) « Zotzenberg » proviennent d'un seul des cépages suivants : sylvaner B[N 1] (majoritaire avec 14 hectares plantés), riesling B, gewurztraminer Rs, pinot gris G ou un des muscats en assemblage (mais inexistant en réalité sur le Zotzenberg). La présence du sylvaner, une exception au sein des grands crus d'Alsace, n'est autorisée que depuis le décret du (jusqu'à cette date il était déclassé en appellation alsace), et ce en mono-cépage.

Le sylvaner B est un cépage relativement précoce, à la production particulièrement régulière. Il est plutôt planté au milieu de la colline dans la partie la plus argileuse. Les vignes de sylvaner, étant donné le peu de plantation de ce cépage depuis la fin du XXe siècle, sont en général des vieilles vignes (souvent des ceps de 40 à 50 ans).

Le riesling B donne de meilleurs résultats sur les terrains granitiques, donc il est assez peu planté sur le Zotzenberg, mis à part la partie haute (pourtant calcaire). C'est un cépage au débourrement et à la maturation tardives, nécessitant des coteaux bien exposés au soleil, et dont les vendanges peuvent avoir lieu vers la mi-octobre. Par contre il résiste bien aux gelées d'hiver.

Le gewurztraminer Rs (signifie « traminer aromatique » en allemand) est un cépage rose, aux baies orange ou tirant vers le violet. Ce proche parent du savagnin B et du savagnin rose Rs est plutôt vigoureux, produit de gros rendements et donne de meilleurs résultats sur des sols marneux ou calcaires que sur des sols granitiques ou schisteux. On le trouve principalement planté sur les parcelles au-dessus du centre du village (sol argilo-sablo-limoneux rouge à fragments calcaires ferrugineux).

Le pinot gris G (appelé Grauburgunder, « bourguignon gris » en allemand, « malvoisie » en Valais ou pinot grigio en Italie) est un cépage fragile et de maturité assez précoce. Il est issu d’une mutation du pinot noir et donc d’origine bourguignonne, où il est appelé « pinot beurot ». Il donne de meilleurs résultats sur des sols composés de cailloutis calcaires, à condition qu'ils soient bien drainés grâce à une exposition en coteau. On le trouve principalement planté sur les parcelles au-dessus du centre du village, avec le gewurztraminer Rs.

Pratiques culturales

La densité de plantation est au minimum de 4 500 pieds par hectare ; l'écartement entre les rangs de vignes ne doit pas dépasser les deux mètres ; l'écartement entre les pieds sur le rang doit être compris entre 0,75 et 1,5 mètre ; les vignes sont conduites en hautain pour les protéger du gel, avec le feuillage palissé en espalier.

La hauteur de feuillage palissé ne peut être inférieure à 0,675 fois l'écartement entre les rangs ; la taille de la vigne doit se faire en Guyot simple ou double avec un maximum de 18 yeux francs. L'irrigation est interdite. La charge maximale moyenne à la parcelle est fixée à 8 500 kilogrammes de raisins par hectare[4].

Rendements

Le rendement est limité par le cahier des charges de l'appellation à un maximum de 50 hectolitres par hectare (40 pour une sélection de grains nobles). Chaque année, ce rendement maximum peut être modifié à la hausse ou à la baisse par un arrêté du ministère de l'Agriculture, dans la limite des rendements butoirs de l'appellation, fixés à 60 hl/ha (48 pour une sélection de grains nobles)[4].

Le rendement réel de l'ensemble des grands crus alsaciens en 2024 a été de 40,1 hectolitres par hectare en moyenne[N 3]; il était de 43 hl/ha pour le zotzenberg[3].

Les grands crus d'Alsace doivent être obligatoirement vendangés manuellement.

Vins

Volumes

Selon le service des Douanes, les données de production des années récentes sont[3] :

Année Superficie (ha) Production (hl) Rendement (hl/ha)
2022 15,94 724 45
2023 9,59 446 47
2024 12,85 551 43

Titres alcoométriques

Les raisins récoltés doivent présenter un titre alcoométrique volumique naturel moyen minimum de 12,5 % vol. pour les cépages pinot gris G et gewurztraminer Rs et de 11 % vol. pour le riesling B[N 1] et les muscats. Les vins issus d'un assemblage présentent un titre alcoométrique volumique naturel moyen minimum de 12 % vol.

Ne peut être considéré à bonne maturité tout lot unitaire de vendanges présentant une richesse en sucre inférieure à 193 grammes par litre de moût pour les cépages pinot gris G et gewurztraminer Rs et à 168 grammes par litre de moût pour les autres cépages. Lorsqu'une autorisation d'enrichissement est accordée, l'augmentation du titre alcoométrique volumique naturel moyen minimum ne peut dépasser 1,5 % vol.

Sur l'avis du syndicat viticole de Mittelbergheim, le comité régional d'experts des vins d'Alsace peut proposer annuellement au comité national des vins et eaux-de-vie de l'Institut national des appellations d'origine, pour la dénomination et pour chaque cépage, un titre alcoométrique naturel moyen minimum supérieur et une richesse en sucre des lots unitaires supérieure à ceux susvisés, ainsi qu'un taux d'enrichissement maximum inférieur au taux susvisé.

Vendanges tardives et sélections de grains nobles

Les vendanges tardives désignent des vins faits à partir de raisins dont la récolte a été retardée pour les obtenir en surmaturité, d'où des vins riches en sucre et en alcool, aux goûts plus puissants, et souvent moelleux. Selon la législation, le moût doit avoir au moins 243 grammes de sucre par litre si c'est du gewurztraminer ou du pinot gris (soit 14,4 % vol. d'alcool potentiel), ou au moins 220 grammes de sucre par litre si c'est du riesling ou un muscat (soit 13,1 % vol. d'alcool potentiel) ; aucune chaptalisation n'est permise.

Quant à une sélection de grains nobles, il s'agit d'un vin fait à partir de raisins récoltés par tris sélectifs successifs des grains atteints de pourriture noble (le champignon Botrytis cinerea), ce qui donne des vins encore plus concentrés, plus sucrés, liquoreux. Selon la législation, le moût doit avoir au moins 279 grammes de sucre par litre si c'est du gewurztraminer ou du pinot gris (soit 16,6 % vol. d'alcool potentiel), ou au moins 256 grammes de sucre par litre si c'est du riesling ou un muscat (soit 15,2 % vol. d'alcool potentiel). Là-aussi aucune chaptalisation n'est permise[18].

Vinification et élevage

Les grands crus d'Alsace doivent être obligatoirement récoltés manuellement. Le jour de la vendange, à l'arrivée au chai, le raisin est foulé et pressé pour séparer le moût du marc de raisin. Pour ce travail, les pressoirs pneumatiques remplacent progressivement les pressoirs horizontaux à plateau. Puis le moût est mis en cuve pour le débourbage, qui est le soutirage du jus sans les bourbes, soit par filtrage, soit par décantation en attendant qu'elles se déposent au fond de la cuve.

La fermentation alcoolique débute sous l'action de levures indigènes ou de levures sélectionnées introduites lors du levurage : cette opération transforme le sucre du raisin en alcool. La maîtrise de la température de fermentation par un système de réfrigération permet d'exprimer le potentiel aromatique du produit. La fermentation achevée au bout d'un mois, le vin est soutiré afin d'éliminer les lies. La fermentation malolactique n'est généralement pas réalisée, bloquée par un sulfitage pour conserver son acidité au vin. Ce dernier peut être stocké en cuve pour le préparer à l'embouteillage ou élevé en barrique ou foudres de bois de chêne.

Le vin est soutiré, puis généralement de nouveau filtré avant le conditionnement en bouteilles[19].

Gastronomie

D'une façon générale, les alsaces grands crus sont plus aromatiques, plus concentrés et plus long en bouche que les autres vins d'Alsace. Ils se gardent davantage, vieillissant avec avantage de deux jusqu'à dix ans. Les vendanges tardives renforcent la concentration des arômes, les rendant encore plus puissants ; les sélections de grains nobles donnent des vins encore plus sucrés et alcoolisés, mais avec moins d'arômes fruités. Ils doivent être servi frais, mais pas glacés : l'idéal selon la CIVA est entre 8 et 10 °C.

Un riesling a une robe claire s'accentuant avec l'âge, avec un nez sur l'agrume ou floral, ainsi qu'une bouche plus vive, parfois minéral[20]. Il s'alliera avec les poissons (grillés, en sauce, ou crus marinés), les crustacés, les plats de la cuisine alsacienne, les viandes blanches (le coq au riesling notamment), les fromages de chèvre ou de brebis.

Le gewürztraminer a une robe dorée soutenue, devenant ambrée avec l'âge, avec un nez et une bouche au fruité très marqué (sont généralement évoqués la rose, le litchi et la bergamote) avec parfois des notes épicées (sont alors évoqués la girofle et le poivre). Un gewürztraminer fera merveille en apéritif ; on peut aussi l'associer avec tous les plats parfumés et relevés, notamment les plats exotiques (y compris pimentés ; il s'associe bien avec le gingembre), le poulet au curry, ou avec le pâté de foie de volaille, le foie gras de canard, la tarte à l'oignon, le poisson fumé, les fromages corsés (du munster par exemple) et les desserts.

Un pinot gris a une robe jaune dorée, avec un nez et une bouche au fruité marqué, évoquant l'abricot, le miel et les fruits confits, avec des notes du sous-bois (champignon) s'affirmant avec l'âge. Il se mariera bien avec le foie gras, la poularde, l'oie rôtie, le gratin de langoustines[21], les plats asiatiques sucrés-salés, du comté ou du beaufort.

Économie

Type de bouteilles

Les grand crus, comme tous les vins alsaciens, sont mis en bouteille obligatoirement en Alsace et traditionnellement dans des flûtes, c'est-à-dire des bouteilles du type « vin du Rhin » de 75 centilitres, règlementées par des décrets[22].

Depuis juillet 2025, sont autorisées d'autres formats de bouteilles, tous élancés (rappelant la flûte) : de 300 (l'équivalent du jéroboam), 150 (le magnum), 100 (le litre-flûte), 50 (le demi-litre) et 37,5 cl (la demi-bouteille, ou « fillette »)[4].

Mentions

Dans tout le vignoble d'Alsace, les vins sont le plus souvent identifiés par leur(s) cépage(s) : riesling, gewurztraminer, etc. Cette mention domine l'étiquette même si elle est facultative.

Lors de la création de l'appellation alsace grand cru, le but était clairement de valoriser le terroir. La mention du cépage n'y est pas obligatoire et il est possible de mettre le nom de la dénomination en caractères plus grands que celui du cépage. Donc plusieurs mentions sur l'étiquette de la bouteille sont possibles, soit simplement le nom de l'appellation et de la dénomination géographique (alsace grand cru Zotzenberg), soit avec en plus une mention de cépage (sylvaner, riesling, gewurztraminer ou pinot gris), à laquelle peut être rajoutée la mention sélection de grains nobles ou vendanges tardives pour les cépages nobles :

  • alsace grand cru Zotzenberg ;
  • alsace grand cru Zotzenberg sylvaner ;
  • alsace grand cru Zotzenberg riesling ;
  • alsace grand cru Zotzenberg pinot gris ;
  • alsace grand cru Zotzenberg gewurztraminer ;
  • alsace grand cru Zotzenberg vendanges tardives riesling ;
  • alsace grand cru Zotzenberg vendanges tardives pinot gris ;
  • alsace grand cru Zotzenberg vendanges tardives gewurztraminer ;
  • alsace grand cru Zotzenberg sélection de grains nobles riesling ;
  • alsace grand cru Zotzenberg sélection de grains nobles pinot gris ;
  • alsace grand cru Zotzenberg sélection de grains nobles gewurztraminer ;

Liste de producteurs

Notes et références

Notes

  1. Le code international d'écriture des cépages mentionne de signaler la couleur du raisin : B = blanc, N = noir, Rs = rose, G = gris.
  2. Le nom d'un vin est un nom commun, donc ne prend pas une majuscule, cf. les références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine.
  3. Le rendement s'obtient en divisant la production par l'aire cultivée, soit en 2024 : 25 825,83 hl / 643,1624 ha = 40,15 hl/ha. Source : service des Douanes[3].

Références

  1. « Fiche 67124001 » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr.
  2. Le Guide Hachette des vins 2011, éditions Hachette, Paris, 2010. (ISBN 978-2-01-237681-6)
  3. « Portail de la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects : superficies et volumes en production par produit », sur douane.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Cahier des charges des cinquante et une appellations d’origine contrôlées « Alsace grand cru » », modifié par l'arrêté du , publié au JORF du et au BO Agri du .
  5. [PDF]Page sur le Zotzenberg, sur le site vinsalsace.com.
  6. « Décret du 17 décembre 1992 relatif à l'appellation d'origine contrôlée « Alsace grand cru » », publié au JORF no 295 du .
  7. « Décret no 2005-269 du 21 mars 2005 modifiant le décret du 24 janvier 2001 relatif à l'appellation d'origine contrôlée « Alsace grand cru » », publié au JORF no 71 du .
  8. « Cahier des charges des cinquante et une appellations d'origine contrôlées « Alsace grand cru » » [PDF] (p. 179-304), homologué par le décret no 2011-1373 du publié au JORF du .
  9. « Arrêté du modifiant le cahier des charges des cinquante et une appellations d'origine contrôlées « Alsace grand cru » », publié au JORF no 0111 du .
  10. « Page d'historique »(Archive.orgWikiwixGoogle • Que faire ?), sur domaine-gilg.com.
  11. « Le portail des plans officiels de délimitation | INAO », sur www.inao.gouv.fr (consulté le )
  12. Notice de la carte du BRGM [PDF]no 271 (Molsheim), disponible sur le site infoterre.brgm.fr.
  13. Carte géologique de la commune, sur le site zotzenberg.com.
  14. Page consacré aux formations géologiques du Zotzenberg, sur le site zotzenberg.com.
  15. « Carte géologique centrée sur le Zotzenberg » sur Géoportail.
  16. « 67462004 – SELESTAT SA – RUNTZFELD » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr.
  17. « Fiche 67462004 Sélestat » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr.
  18. [PDF] « Fiche sur les vendanges tardives et les sélections de grains nobles », sur vinsalsace.com.
  19. « La vinification en blanc »(Archive.orgWikiwixGoogle • Que faire ?), sur vinsalsace.com (consulté le ).
  20. Dictionnaire des vins de France, Paris, Hachette, coll. « Les livrets du vin », , 383 p. (ISBN 2-01-236-582-5), p. 15.
  21. Michel Mastrojanni, Guide des vins de France, Paris, Solar, , 2e éd. (1re éd. 1992), 280 p. (ISBN 2-263-01942-1), no 4.
  22. « Décret no 55-673 du 20 mai 1955 relatif à l'emploi de la bouteille type « Vin du Rhin » », publié au JORF du  ; « arrêté du 13 mai 1959 concernant l'emploi de la bouteille du type à « vin du Rhin » », publié au JORF du  ; « décret no 63-295 du 19 mars 1963 relatif aux caractéristiques des bouteilles susceptibles de servir de récipients mesures dans le commerce de certains liquides », publié au JORF du .

Voir aussi

Bibliographie

  • Vignoble d'Alsace, éditions Benoît France et CIVA, Paris, 2007, carte 88 x 55 cm au 1/120000 (ISBN 978-2-84354-158-2).
  • Vins d'Alsace : carte touristique, Institut géographique nationale, Paris, 2006, carte 96 x 66 cm au 1/125000 (ISBN 978-2-7585-0182-4).
  • Serge Dubs et Denis Rizenthaler, Les grands crus d'Alsace, éditions Serpenoise, Metz, 2002, 288 pages (ISBN 2-87692-567-2).
  • Claude Muller, Les Vins d'Alsace, histoire d'un vignoble, éditions Coprur, Strasbourg, 1999, 192 pages (ISBN 2-84208-008-4).
  • Le vignoble d'Alsace : la route des vins, Mitra productions, Illkirch, 1995, carte 90 x 34 cm au 1/180000 (BNF 40658287).
  • Guide des grands crus d'Alsace, Centre d'information des vins d'Alsace, Colmar, 1994, 50 pages (BNF 36691659).
  • Bernadette Burn et Gilles Schmidt, Alsace, clos et grands crus, collection Le Grand Bernard des vins de France, éditions Jacques Legrand, Paris, 1989, 190 pages (ISBN 2-905969-24-5).

Liens externes

Articles connexes

  • icône décorative Portail de la vigne et du vin
  • icône décorative Portail de l’Alsace