Église Saint-Cosme-et-Saint-Damien d'Avignon

Église Saint-Cosme-et-Saint-Damien
Présentation
Culte orthodoxe
Site web www.stcome-avignon.fr
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Coordonnées 43° 55′ 54″ nord, 4° 48′ 55″ est

L'église Saint-Cosme-et-Saint-Damien d'Avignon est une église orthodoxe consacrée en 2001 et dépendant de la Métropole orthodoxe grecque de France.

Francophone, elle s'inscrit dans une paroisse fondée en 1979. Elle rassemble des fidèles de diverses nationalités.

Historique

Fondation d'une paroisse

La paroisse Saint-Côme-et-Saint-Damien est fondée en 1979 à l'initiative de Stéphane Charalambidis, alors vicaire du métropolite grec, à la suite d'une exposition d'icônes à Avignon[1] organisée[2] vers 1975[1], et de deux conférences d'Olivier Clément et Virgil Gheorghiu[3]. Stéphane Charalambidis[3] missionne alors Claude Hiffler, un médecin issu de l'Église catholique[3], pour contacter des « personnes dont le nom évoque des origines orthodoxes » via le Minitel et leur proposer de rejoindre cette nouvelle communauté[2]. Il noue des relations avec le prêtre Cyrille Argenti, qui l'aide dans sa démarche[2].

Selon le prêtre Georges Eymard, les premiers fidèles — qui constituent alors un « tout petit groupe » — sont surtout (à l'exemple du précité Claude Hiffler) d'anciens catholiques « bousculés par les évolutions de leur Église », ainsi que des chrétiens orthodoxes d'origine grecque[4] ; ils côtoient également des Turcs[1].

La paroisse est d'abord hébergée au sein de la chapelle d'un couvent, puis au sein d'un centre culturel[1] remis en état par la municipalité[3].

La fréquence de célébration est d'abord mensuelle[3].

Malgré la croissance du nombre de fidèles, l'absence de lieu de culte et d'un desservant permanents constitue un frein au développement de la communauté[2]. Après Stéphane Charalambidis, se succèdent à la présidence de la liturgie les prêtres Denis Guillaume, André Borrely et Michel Hériard-Dubreuil[2].

Aménagement d'une église

À la fin des années 1980, Claude Hiffler parvient à obtenir la mise à disposition d'un préfabriqué au 9 rue du Poème-du-Rhône, dans le cadre d'un bail emphytéotique[5]. Celle-ci est aménagée en église par les fidèles eux-mêmes, qui sont alors une trentaine chaque dimanche[5], tandis qu'une moniale dénommée Christine réalise l'iconostase[1], et Marie-Noëlle Garrigou les mosaïques murales[6]. C'est alors que la paroisse est placé par l'évêque Stéphane Charalambidis[3] sous le patronage de Côme et Damien, anargyres reconnus comme saints par l'Église orthodoxe[5].

Un legs permet par la suite d'acquérir ce local[5]. Le rythme de célébration passe à deux divines liturgies par mois[5]. À cette époque, c'est surtout Victor Raïsi, higoumène du monastère de La Faurie, qui fait le déplacement pour présider ces dernières ; mais on compte aussi les prêtres Stephen C. Headley (en), Henri de France, Mihai Tirrier, Emmanuel Viala et Daniel Bresson[5].

Durant les années 1980 et 1990, diverses conférences — comme celles d'Élisabeth Behr-Sigel[7] ou de Jean-François Colosimo[8] — sont organisées dans le cadre de la paroisse. Le chœur, dirigé alors par Jean Baumann, pratique un répertoire d'origine slave, avec des répétitions deux fois par mois environ[1].

Au début des années 2000, elle gagne en visibilité dans Avignon, notamment en participant à des rencontres œcuméniques et des rencontres sur RCF[5]. Le , elle est consacrée par l'archevêque Jérémie Calligiorgis[3].

Qualifiée en 2003 de « pilote » en matière de francophonie par la slaviste Sophie Ollivier[9], elle demeure alors composée majoritairement de Français[3]. Œuvrant pour l'unité pan-orthodoxe, elle héberge d'ailleurs le siège de la Fraternité orthodoxe du Sud-Est[3].

Nomination d'un prêtre permanent

Paroisse Saint-Cosme-et-Saint-Damien
Histoire
Fondation
Cadre
Type
Pays
Organisation
Fondateurs
Stéphanos Charalambidis, Claude Hiffler (d)
Recteur
Georges Eymard (d) (depuis )

En 2005, Claude Hiffler, toujours laïc, accepte d'être ordonné diacre pour la paroisse, avant de devenir son premier prêtre permanent deux ans plus tard[10],[11]. Il meurt en 2010[10], passant le relais à Frédéric Eymard, ordonné prêtre à son tour sous le nom de « Georges ».

En 2012, la paroisse attire « de nombreux fidèles » notamment des jeunes qui se tournent vers le christianisme orthodoxe, des chrétiens issus d'autres dénominations, et des légionnaires[a] affectés au sein des garnisons gardoise et vauclusienne[10]. Le prêtre Georges Eymard remarque alors que la paroisse « n'a plus grand chose de gre[c] »[10], le Notre Père étant d'ailleurs récité en une dizaine de langues[b] au cours d'une célébration intégralement francophone[12]. Des agapes suivent généralement les liturgies dominicales[12].

Notes et références

Notes

  1. ↑ Venus selon le prêtre Georges Eymard de Grèce, du Liban, de Syrie, d'Ukraine, de Russie, de Roumanie, de Moldavie, de Serbie, ou encore de Macédoine.
  2. ↑ Grec, russe, roumain, bulgare, allemand, arabe, hébreu, lituanien, voire provençal.

Références

  1. Nicolas Ozoline (ru) (prés.), « La paroisse orthodoxe d'Avignon », op. cit.
  2. Eymard 2012, p. 25.
  3. Ollivier 2003, p. 469.
  4. ↑ Eymard 2012, p. 125.
  5. Eymard 2012, p. 26.
  6. ↑ Entretien avec Alexia Vidot, « Marie-Noëlle Garrigou : elle fait chanter les pierres », La Vie,‎ (lire en ligne).
  7. ↑ « À noter », Service orthodoxe de presse, no 88,‎ , p. 15 (lire en ligne).
  8. ↑ « À noter », Service orthodoxe de presse, no 187,‎ , p. 37 (lire en ligne).
  9. ↑ Ollivier 2003, p. 465.
  10. Eymard 2012, p. 27.
  11. ↑ https://orthodoxie.com/avignon-ordinat.
  12. Eymard 2012, p. 28.

Annexes

Bibliographie

  • Sophie Ollivier, « L'orthodoxie dans le sud-est de la France », dans Jonathan Sutton et Wil van den Bercken (dir.), Orthodox Christianity and Contemporary Europe, Louvain, Peeters, 2003 ; en particulier « Sacrement de l'autel », p. 465 et 469 (ISBN 90-429-1266-9).
  • Georges Eymard, « Église Saint-Cosme-et-Saint-Damien en [sic] Avignon », Orthodoxes à Marseille, no 198,‎ , p. 25-28.

Filmographie

Liens externes

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