Écaquelon

Écaquelon
Écaquelon
L’église Saint-Jacques Logo monument historique Inscrit MH (1926).
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Bernay
Intercommunalité Communauté de communes de Pont-Audemer / Val de Risle
Maire
Mandat
Jean-François Dumesnil
2020-2026
Code postal 27290
Code commune 27209
Démographie
Gentilé Écaquelonais
Population
municipale
607 hab. (2023 en évolution de −0,98 % par rapport à 2017)
Densité 47 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 17′ 31″ nord, 0° 43′ 35″ est
Altitude Min. 47 m
Max. 144 m
Superficie 13,04 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Rouen
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Pont-Audemer
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Écaquelon
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Écaquelon

Écaquelon est une commune française située dans le département de l'Eure en région Normandie.

Ses habitants sont appelés les Écaquelonais.

Géographie

Localisation

Écaquelon est une commune du Nord-Ouest du département de l'Eure en région Normandie. Située sur la rive droite de la Risle, elle appartient à la région naturelle du Roumois[1].

Le bourg d'Écaquelon est à 16,7 km au sud-est de Pont-Audemer[2], à 31,2 km au sud-ouest de Rouen[3], à 39,5 km au nord-est de Lisieux[4] et à 43,3 km au nord-ouest d'Évreux[5].

Boisement

Le Nord-Ouest de la commune d'Écaquelon est couvert par la forêt de Montfort.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le fossé 01 de la commune de Ecaquelon[7],[Carte 1].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique d'Écaquelon[Note 1].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[10] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[11]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 13,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 781 mm, avec 12,7 jours de précipitations en janvier et 8,6 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Brionne à 11 km à vol d'oiseau[14], est de 11,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 791,7 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,5 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −21 °C, atteinte le [Note 2].

Urbanisme

Typologie

Au , Écaquelon est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[17].

Elle est située hors unité urbaine[18]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rouen, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[18]. Cette aire, qui regroupe 317 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[19],[20].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (59,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (60,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (37,9 %), terres arables (34,5 %), zones agricoles hétérogènes (19,8 %), prairies (5,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,4 %)[21]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Scacherlun (charte de Henri II) et Schacherlon en 1174[22], Escaquernon en 1203, Escacallon en 1214 (feoda Normanniæ), Esquaquelon en 1248, Escaquelon en 1419, Esquaquelon en 1717 (Claude d’Aubigné), Équaquelon en 1738[23].

Il s'agit d'un type toponymique fréquent issu de l'ancien scandinave ou d'une forme d'anglo-scandinave dont Jean Renaud dresse la liste à propos de l'appellatif vieux norrois lundr « petit bois, bosquet » qui a précisément abouti à la terminaison -lon, ron, voire -non en Normandie[24],[25]. La comparaison avec les nombreux Ecaquelon permet d'identifier cet élément, par exemple Écaquelon (Seine-Maritime, Rainfreville, Escaquelond milieu 1260) ; Ecaquelon ou Ecatelonde (Seine-Maritime, Smermesnil, Scakerlonde 1165), etc.

L'étymologie du premier élément Ecaque- ne fait pas l'unanimité chez les toponymistes : Gillian Fellows Jensen y voit le nom de personne Skakari de type rare, mais que l'on pourrait reconnaître dans Ecaquetot (Seine-Maritime, Saint-Denis-de-Héricourt, Escaquetot 1503), cependant François de Beaurepaire préfère reprendre la suggestion de Jean Adigard des Gautries et proposer le vieil anglais sceacre (sic) que l'on identifie dans Shackerstone ou Shackerley en Grande-Bretagne. Ecaquelon serait dans cette perspective le « bois des voleurs »[26]. Jean Renaud reprend cette théorie et propose également l'anthroponyme Skakarri, l'appellatif skaggi « langue de terre » ou encore skekill « extrémité d'un champ »[25].

Remarque : Si le rejet du nom de personne Skakar(r)i par François de Beaurepaire semble justifié, car on ne voit pas pourquoi cet anthroponyme rare aurait été (presque) exclusivement combiné avec lundr, sceacre (comprendre sċeacre) ne convient pas davantage phonétiquement, à moins d'imaginer un *skakker anglo-scandinave de même sens. Quant aux appellatifs proposés par Jean Renaud, ils ne sont soutenus par aucune forme ancienne montrant une évolution (non régulière) de /g/ à /k/ ou encore de /e/ à /a/. L'origine du premier élément reste donc obscure.

Histoire

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
ca 1943   Emmanuel de Bartillat   Nommé conseiller départemental en 1943[27]
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1995 3 juin 2009 Jean-Louis Renverseau[28]    
juillet 2009 2020 Christiane Dupont DVG Retraitée de l'enseignement
2020 en cours Jean-François Dumesnil    

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[30].

En 2023, la commune comptait 607 habitants[Note 4], en évolution de −0,98 % par rapport à 2017 (Eure : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0158999761 012956964949929893
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
800964722700656582572544479
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
467417386389432402376385337
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
361372300357426428449443513
2014 2019 2023 - - - - - -
601601607------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[31] puis Insee à partir de 2006[32].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités

Fête de la Saint-Jacques : premier dimanche de mai.

Culture locale et patrimoine

L'église Notre-Dame.
La récompense "Ville Fleurie", également connue sous le nom de "Villes et Villages fleuris, anciennement appelée concours, a été créée en 1959 en France pour promouvoir le fleurissement, l'environnement de vie et les espaces verts.

Lieux et monuments

La commune d'Écaquelon compte un édifice inscrit au titre des monuments historiques :

  • L'église Notre-Dame et Saint-Jacques (ou Notre-Dame-de-l'Assomption) (XIIIe, XIVe, XVIe et XVIIIe) Logo monument historique Inscrit MH (1926)[33],[34]

Par ailleurs, plusieurs autres édifices sont inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel :

  • Le château du Bois-Héroult (XVIe (?) et XVIIIe)[35] et sa chapelle ;
  • Une croix de cimetière du XVIIIe siècle dans le cimetière de l'église Notre-Dame et Saint-Jacques[36] ;
  • Le manoir de la Hennière, du XVIIIe siècle au lieu-dit Les Épinais[37].

Autres lieux :

  • Château de la Ferté [1].

Patrimoine naturel

ZNIEFF de type 1

  • La mare d'Itot[38] ;
  • La mare du bois des Loups[39] ;
  • La petite vallée[40].

ZNIEFF de type 2

Site classé

Personnalités liées à la commune

  • Henri Lavedan (1859-1940), journaliste et auteur dramatique français, mort le à Écaquelon.

Notes et références

Notes

  1. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  2. Les records sont établis sur la période du au .
  3. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  4. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.

Cartes

  1. « Réseau hydrographique d'Écaquelon » sur Géoportail (consulté le 14 avril 2025).
  2. « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

  1. « Le Roumois », sur Atlas des paysages de la Haute-Normandie (consulté le ).
  2. « Distance à vol d'oiseau entre Écaquelon et Pont-Audemer »(Archive.orgWikiwixGoogle • Que faire ?), sur lion1906.com (consulté le ).
  3. « Distance à vol d'oiseau entre Écaquelon et Rouen »(Archive.orgWikiwixGoogle • Que faire ?), sur lion1906.com (consulté le ).
  4. « Distance à vol d'oiseau entre Écaquelon et Lisieux »(Archive.orgWikiwixGoogle • Que faire ?), sur lion1906.com (consulté le ).
  5. « Distance à vol d'oiseau entre Écaquelon et Évreux »(Archive.orgWikiwixGoogle • Que faire ?), sur lion1906.com (consulté le ).
  6. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée ».
  7. « Fiche communale d'Écaquelon », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le ).
  8. Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  9. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  10. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
  11. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  12. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
  13. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  14. « Orthodromie entre Écaquelon et Brionne », sur fr.distance.to (consulté le ).
  15. « Station Météo-France « Brionne », sur la commune de Brionne - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
  16. « Station Météo-France « Brionne », sur la commune de Brionne - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  17. « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
  18. Insee, « Métadonnées de la commune ».
  19. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Rouen », sur insee.fr (consulté le ).
  20. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  21. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole) », sur statistiques.developpement-durable.gouv.fr (consulté le ).
  22. François de Beaurepaire (préf. Marcel Baudot), Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Paris, A. et J. Picard, , 221 p. (ISBN 2-7084-0067-3, OCLC 9675154), p. 102.
  23. Ernest Poret de Blosseville, Dictionnaire topographique du département de l’Eure, Paris, , p. 74
  24. de Beaurepaire 1981, p. 33.
  25. Jean Renaud, Vikings et noms de lieux de Normandie. Dictionnaire des toponymes d'origine scandinave en Normandie, éditions OREP, (ISBN 978-2-915762-89-1), p.59.
  26. de Beaurepaire 1981, p. 102.
  27. Journal officiel de la République française. Lois et décrets, parution 2 mai 1943, (en ligne).
  28. décédé le 3 juin 2009.
  29. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  30. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  31. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  32. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
  33. « Église », notice no PA00099394, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  34. La Normandie monumentale et pittoresque 1896.
  35. « Château du Bois Héroult », notice no IA00019647, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  36. « Croix de cimetière », notice no IA00019648, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  37. « Manoir », notice no IA00019646, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  38. « La mare d'Itot », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  39. « La mare du bois des loups », sur inpn.mnhn.fr (consulté le ).
  40. « La petite vallée », sur inpn.mnhn.fr (consulté le ).
  41. « La vallée de la Risle de Brionne à Pont-Audemer, la forêt de Montfort », sur Muséum national d'Histoire naturelle - Inventaire national du patrimoine naturel (consulté le ).
  42. « L'église et le cimetière d'Écaquelon », sur donnees.normandie.developpement-durable.gouv.fr (consulté le ).
  43. « La vallée de la Risle à Appeville-Annebault, Écaquelon, Freneuse-sur-Risle, Glos-sur-Risle, Illeville-sur-Montfort, Montfort-sur-Risle, Pont-Authou, Saint-Philbert-sur-Risle, Thierville », sur donnees.normandie.developpement-durable.gouv.fr (consulté le ).

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

  • Ouvrage collectif, La Normandie monumentale et pittoresque… : Eure, t. 2, Le Havre, Lemale, , 398 p. (lire en ligne), Église d'Écaquelon, par A. Montier, p. 155 & s..
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