Église Saint-Just de Lyon

Église Saint-Just de Lyon
Image illustrative de l’article Église Saint-Just de Lyon
Église Saint-Just.
Présentation
Culte Catholique
Type Église
Rattachement Archidiocèse de Lyon
Début de la construction 1565
Fin des travaux 1663
Protection Notice no PA00117799, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
Site web Site de la paroisse
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Ville Lyon
Coordonnées 45° 45′ 21″ nord, 4° 49′ 13″ est

L'église Saint-Just ou Saint-Just-des-Macchabées est un édifice religieux situé à Lyon (Rhône), dans le Ve arrondissement. Il s'agit d'une construction du XVIe siècle, réalisée à la suite de la destruction d'une des plus anciennes églises de Lyon, la basilique Saint-Just. Mais celle-ci se trouvait hors les murs, alors que la nouvelle église a été construite à l'intérieur des murs, à une distance d'environ 200 mètres.

La basilique avait d'abord été dédiée aux Macchabées (les sept frères Macchabées et leur mère), puis à saint Just de Lyon, 13e évêque de la ville au IVe siècle. L'église actuelle, qui a le statut de collégiale, conserve dans ses noms cette double référence.

Elle est classée au titre des monuments historiques depuis le [1].

Localisation

Le 5e arrondissement de Lyon est situé sur la rive droite de la Saône. Il correspond à la ville de l'époque romaine, incluant notamment le quartier de Fourvière.

L'église Saint-Just est située dans la rue des Farges au n° 41 (côté Sud de la rue), à environ 600 mètres en contrebas et au sud de la basilique de Fourvière. Elle se trouve à proximité de la place des Minimes, du jardin des Curiosités, des thermes antiques de Lyon (aussi situés rue des Farges, mais du côté nord) et du séminaire universitaire (élément de l'université catholique de Lyon).

Elle fait partie de la paroisse Saint-Irénée-Saint-Just dont les messes ont généralement lieu dans l'église Saint-Irénée.

Histoire

Origines

L'actuelle église Saint-Just est la reconstruction de l'ancienne basilique Saint-Just à l'intérieur des murs de la cité après sa destruction au cours des guerres de Religion. Les deux sites sont distants d'environ 200 mètres. C'est un des rares exemples d'églises reconstruites à une telle distance du site originel.

Les raisons de ce déplacement semblent être d'une part la volonté de mettre l'église à l'abri des murs de la ville, d'autre part un projet ancien de la municipalité de Lyon de raser la basilique pour installer une forteresse destinée à la défense de la ville[réf. nécessaire].

La construction (1565-1663)

La construction débute en 1565. Elle est d'abord rapide puisque les chanoines de Saint-Just y célèbrent une messe dès Noël 1565. Elle ralentit ensuite, faute d'argent[2].

Le sanctuaire est consacré en 1591 par l'archevêque Pierre IV d'Épinac. La construction s'achève en 1663.

La façade n'est construite qu'au XVIIIe siècle dans le style néoclassique par Ferdinand-Sigismond Delamonce[2], d'après les dessins de son père, Jean Delamonce. Elle porte une inscription qui rappelle la dédicace de l'ancienne basilique aux frères Macchabées : Machabaeis primo deinde sancto iusto (« D'abord aux Macchabées puis à saint Just »).

Révolution et restaurations

Durant la Révolution, les emblèmes de la féodalité sont détruits. La suppression du chapitre en 1791 fait qu'elle devient église paroissiale à laquelle on adjoint Notre-Dame de Fourvière et la chapelle Saint-Roch de Choulans, dite aussi Saint-Roch-hors-les-Murs.

À partir de 1830, des restaurations sont effectuées par Claude Anthelme Benoit et la décoration est complétée par Joseph-Jean-Pascal Gay et Jean-François Legendre-Héra qui installe, en 1828, les statues de saint Irénée et saint Just aux deux extrémités de la façade[2].

Événements récents (2014)

En , la communauté orthodoxe de la Sainte Rencontre[3] qui utilisait la sacristie, quitte l'endroit pour l'église Sainte Camille à Vaise.

En , la collégiale est confiée par le diocèse de Lyon à la Fraternité Saint-Pierre[4], communauté de fidèles hébergée jusque là dans l'église du Cœur immaculé de Marie de Villeurbanne, qui devait être détruite (ce qui a eu lieu en 2016).

Description

Insertion dans le tissu urbain

L'église actuelle, en retrait de la rue d'une quinzaine de mètres, est coincée entre deux immeubles, créant ainsi une petite place. Un passage non ouvert au public situé à gauche de la façade permet de rejoindre le séminaire universitaire.

Architecture

L'église Saint-Just.

La façade est la seule partie visible de l'édifice depuis l'espace public, mais elle est la seule à présenter un intérêt, les autres murs étant bruts, en pierres dorées sans aucune sculpture, ni ornement. Dessinée par Jean Delamonce en 1704, la construction réalisée par son fils, Ferdinand, est terminée en 1711.

En 1828, le sculpteur Jean-François Legendre-Héral refait les statues détruites à la Révolution : à gauche, la statue de saint Just, au-dessous le bas-relief de la translation de ses reliques à Lyon ; à droite, la statue de saint Irénée, et au-dessous le bas-relief de son martyre.

En 1831, Pascal Gay construit l'arc triomphal et le maître-autel.

Mobilier

On retrouve dans l'église des stalles et une chaire du XVIIIe siècle et les portraits des évêques de Lyon enterrés dans l'ancienne basilique Saint-Just.

L'église possède une collection de tableaux de peintres français du XVIIIe dans le chœur, dont une Annonciation de Hyacinthe Collin de Vermont, une Nativité de Hughes Taraval et une Adoration des mages par Bon Boullogne.

Les vitraux, retraçant la vie de saint Just et les premiers temps du christianisme à Lyon, datent du XIXe siècle.

Les sept médaillons de l'arc triomphal.

Les médaillons de l'arc triomphal ont été mal restaurés dans les années 1960. Ils représentent le Christ et ses témoins. De gauche à droite : saint Just, saint Luc, saint Jean, le Christ, saint Matthieu, saint Marc et saint Alexandre.

Liturgie

Samedi saint dans la liturgie de la FSSP (rite extraordinaire).

La célébration des offices et sacrements est en latin suivant le rite tridentin également appelé forme extraordinaire, messe traditionnelle ou de saint Pie V. Depuis le la messe de h 30 le dimanche et toutes les solennités lyonnaises y sont célébrées dans l'antique rite lyonnais. Une chorale assure à la grand-messe le chant du propre grégorien, de motets polyphoniques et de cantiques traditionnels. Le grand-orgue, situé derrière le maître-autel, a été construit en 1921 par Merklin et Kuhn et se fait entendre à toutes les messes.

Notes et références

  1. Notice no PA00117799, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. L'église Saint-Just, Patrimoine-Lyon.
  3. « Programme des offices - Paroisse Sainte Rencontre », sur Paroisse Sainte Rencontre (consulté le ).
  4. Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre.

Voir aussi

Bibliographie

  • Jean-Baptiste Martin, Histoire des églises et chapelles de Lyon, t. I, Lyon, H. Lardanchet, , 364 p. (lire sur Wikisource), p. 150-160 Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Articles connexes

Liens externes

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