Jean-François Legendre-Héral

gravure d'après Jean-Marie Jacomin.
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(à 55 ans) Marcilly |
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Jean-François Legendre |
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Eurydice (d) |
Jean-François Legendre-Héral, né le à Montpellier et mort le à Marcilly, est un sculpteur français.
Biographie
Ascendance
Son bisaïeul, Louis, sous Louis XVI était chirurgien major des gardes françaises, chevalier de Saint-Louis. Son aïeul, Marie-Louis François Xavier, lieutenant-commandant du château d'If de la ville de Marseille[1]. Son père Étienne-Louis, sur les conseils et sous le haut patronage d’un proche parent, Richard d’Aubigny, administrateur des hôpitaux de Paris et directeur général des Postes, était entré dans cette dernière administration. Nommé à Montpellier il épouse le la fille d’un de ses collègues, Jeanne Falque. De ce mariage naîtront trois enfants. Un premier fils qui suivit la carrière de son père, une fille et trois ans plus tard Jean-François le futur sculpteur[2].
Jeunesse
Jean-François naît le dans la maison Caffarel, rue du Courrier à Montpellier[1],[3].
Devenue veuve dès 1797, sa mère épouse en secondes noces M. Héral, un musicien. La nouvelle famille s’installe à Lyon à une date inconnue[1]. M. Héral se comporte en véritable père et décèle chez Jean-François Legendre des dispositions artistiques qu’il encourage. C'est ce dernier qui va lui faire découvrir les arts et lui permettre d'entrer à l'école de dessin de Lyon[4].
En 1810, Jean-François Legendre-Héral commence donc ses études artistiques à l’École spéciale des arts de dessin de Lyon, future École des beaux-arts[1]. Il se fait vite remarquer « par sa vive intelligence, son travail, son application et son caractère aimable »[5] Il s’oriente vers la sculpture et devient alors élève de Joseph Chinard. À la fin de sa première année il obtient un prix avec la mention honorable, et un second l’année suivante. À la mort de Chinard en , il devient élève de Joseph-Charles Marin (grand prix de sculpture de 1812)[5]. En 1815, Legendre-Héral reçoit le premier prix de sculpture de l'école[6].
Lors de sa formation, il réalise un Epaminondas, mourant, arrachant le javelot de la plaie (1813), une petite statue d' Amour endormi (1814), un Narcisse se mirant dans l'eau (1815) et une figure d' Hébé (1815). Il réalise également des plâtres qui ont orné les portiques du musée et ont été brisés par la suite[6].
Carrière
Lyon

Les débuts et la première reconnaissance : 1817-1819
Il expose pour la première fois en 1817 des plâtres à Paris, Amour endormi, Hébé, Narcisse se mirant dans l’eau, qu'il signe en accolant le nom de son beau-père au sien. Ce choix qu'il conserve par la suite vient peut-être d'une affection particulière pour ce dernier, ou pour se démarquer d'un autre artiste contemporain : Louis-Félix Legendre[1].
En 1818, son maître Marin démissionne. Fait peu ordinaire, le jeune homme alors âgé de 23 ans et à peine sorti de l’École est appelé à prendre la place de son maître. Il est nommé professeur de sculpture par décret royal délivré par le maire de Lyon, le baron Rambaud le . Jean-Marie Bonnassieux et Hippolyte Flandrin seront ses élèves. Il dispose alors d'un traitement de 2400 francs[6].
Dès l’année suivante, Legendre-Héral expose à Paris au Salon du Louvre de 1819 un Jeune Lutteur qui lui vaut la médaille d’or. Toutefois la critique ne l’épargne pas et un salonnier du Moniteur universel se demande si certaines parties ne sont pas moulées d’après nature[7].
Années de formation : 1819-1824
La classe de sculpture attire difficilement ses élèves par manque de vente d’œuvres d’art et par l’insuffisance des débouchés, en 1813, il n'y a que 6 élèves de sculptures, et en 1819, un seul. Legendre-Héral sollicite donc un congé pour se rendre à Paris et à Rome afin de se perfectionner. Le maire de Lyon, le baron Rambaud et le préfet du Rhône, Lezay-Marnesia, obtiennent du duc Decazes, ministre de l’Intérieur que Legendre-Héral puisse partir pour deux ans. Le voyage est aux frais de la ville mais en échange, le sculpteur s’engage à professer pendant dix ans et à réaliser deux commandes en marbre pour le musée de la Ville[8],[9]. Ces deux œuvres seront Léda et Eurydice. Eurydice fut envoyée au Salon de 1822 et le gouvernement en commanda une réplique pour le musée des Beaux-Arts de Bordeaux. Durant son voyage à Rome, il est en compagnie de Victor Orsel et Pierre-Narcisse Guérin[10].
Il expose au Salon sa Léda en 1820 et son Eurydice en 1822. dans les deux cas, des critiques, dont Pradier et le baron Bosio, l'accusent de mouler ses statues sur nature. Un ami, Henri Orsel, le prévient et lui conseille, pour clore la calomnie, de réaliser une statue plus petite que nature. Il le fait en 1823 avec le Silène ivre, qu'il produit deux fois, une fois pour le musée des beaux-arts de Lyon et une fois pour le comte d'Artois[11]. En 1824, il réalise l'opposé, une statue plus grande que nature, son Othryadès[12].
Lors de la purge ultra-royaliste orchestrée par Revoil en 1822, Legendre parvient à maintenir son poste malgré ses opinions[13].
Retour à Lyon : 1824-1839
À son retour à Lyon, Legendre-Héral épouse le une de ses élèves, Lucie Wable[14],[15]. Le peintre Pierre Révoil, alors directeur de l’École des beaux-arts et professeur de peinture, fut l'un des témoins du marié ; l'autre étant le médecin Philibert Parat. Il réalise peu après le buste de son épouse, qui est demeuré dans la famille[10]. De cette union naîtront trois enfants, deux filles — dont l'une meurt à cinq ans — et un fils[16].

Il jouit alors sur Lyon d'un cercle d'amis solide comprenant Victor Orsel, Granet, le comte de Forbin, Mme de Mirbel, les architectes Chenavard et Dardel, l'éditeur Lecoffre, ...[17] Bien intégré au milieu artistique local, il figure ainsi sur le tableau Une halte d'artistes lyonnais à Saint-Rambert-l'Ile-Barbe en 1824 de Duclaux ; où il est entouré de Bonnefond, Duclaux, Genod, Jacomin, Reverchon, Richard, Rey, Thierriat, Trimolet, du graveur Wilback et du musicien Moker. Il achète en 1828 à la ville de Lyon un terrain dans le quartier de Perrache à l'entrée du Cours Charlemagne où il fait édifier à un ancien élève Louis-Gaspard Dupasquier une maison. Il y habite jusqu'en 1839, la revend en 1853 à M. Vindry qui la revend lui-même en 1855 à la Compagnie Paris-Lyon qui la démolit pour construire la gare de Perrache[18].
Le il est à Paris pour traiter, avec la députation de l'Hérault, de la réalisation d'une statue équestre de Louis XIV pour la ville de Montpellier. Cette même année, il est reçu à l’Académie de Lyon dans la classe des Belles-Lettres et Arts, en remplacement de Grobon et sur le rapport du peintre Fleury Richard ; il fait un discours sur De l'imitation de la nature dans les arts, qui n'a pas été conservé[19].
En tant que professeur, il s'efforce d'attirer des élèves et milite pour ouvrir une section dans sa classe réservée aux sculptures d'ornements, utiles à l'industrie. Il en obtient la création en 1834. Dans le même temps, il enseigne et pratique la sculpture artistique. Il a comme élève, entre autres Hippolyte Flandrin, Jean Perrot, Esprit-Ferdinand Baume, Jean-Marie Bonnassieux, Louis Léopold Chambard, Pierre Toussaint Bonnaire, Pierre Vollon, Pierre-Marie Froget, Louis-Gaspard Dupasquier et Antoine-Louis-Célestin Matagrin[20].
Il obtient plusieurs achats de la part du musée des beaux-arts de Lyon, les directeurs François Artaud et Augustin Thierriat axant leur politique d'acquisition sur les artistes lyonnais. Les sculptures de Legendre-Héral prennent immédiatement place dans la nouvelle galerie des sculptures aménagée par René Dardel en 1833[21].
En 1828, il s'installe au nord du cours Charlemagne, sur la presqu'île Perrache, en face de la Maison Brumiel armurier[22]. Bon vivant, il invite ses camarades à venir chez lui. Cette maison est aujourd'hui remplacée par la gare de Lyon-Perrache.
Son fils Charles épouse une Américaine puis part aux États-Unis où il devient général pendant la guerre de Sécession, puis ambassadeur en Chine, au Japon, et enfin ministre. Il sert de modèle à son père, en particulier pour la statue de Giotto dans le jardin du Palais Saint-Pierre à Lyon.
La Ville de Lyon lui passe des commandes importantes : Henri IV (1829, fronton de l'hôtel de ville), décoration du palais de justice (1847, tympan et frise), Saint Just et Saint Irénée pour l'église Saint-Just (1828), La Vierge et saint Jean (1837, cathédrale de Lyon) et plusieurs tombes au cimetière de Loyasse.
Il obtient en 1837 la croix de la Légion d'Honneur[12].
Les dernières années de la décennies 1830 sont difficiles pour Legendre-Héral. Attaché à une monarchie traditionnelle, il expose des sentiments réprobateurs pour la nouvelle monarchie de Louis-Philippe qui permettent à des concurrents de le mettre en porte à faux à l'école des beaux-arts. Même s'il a échapé à la purge de 1830[13], le nouveau directeur Bonnefond a des idées différentes des siennes sur l'enseignement. Il décide donc de démissionner de son poste et de monter à Paris, où de nombreux amis l'attendent. Il est remplacé à son poste par Léopold de Ruolz[23].
Paris : 1839-1851

Démissionnaire de son poste d'enseignant en 1838, il part pour Paris en 1839 et obtient des commandes de l'État : pour l'église Saint-Paul-Saint-Louis (Saint Paul, 1845), pour l'église Saint-Denys-du-Saint-Sacrement, pour l'École des mines, pour le château de Versailles (Achille de Halay, 1840), et pour le Jardin des plantes (Jussieu, 1842). Il est apprécié par la famille d'Orléans. Toutefois, ses amitiés pour la monarchie déchue lui causent des ennuis et il n'obtient pas de très prestigieuses commandes. Les deux premières années sont difficiles, car de nombreux artistes ne l'accueillent pas avec plaisir, le voyant comme un concurrent supplémentaire. Il s'installe donc dans un modeste appartement rue de l'Ouest, avec son atelier au-dessous[24].
Cet ostracisme ne dure pas et dès 1841, il reçoit gratuitement du ministère des Beaux-Arts un grand appartement au palais de l’Institut et des ateliers dans l’île des Cygnes au-delà du pont de Grenelle. Il y réalise ses premières commandes d’État, à savoir les portraits de Laurent de Jussieu, Turgot et Granet[24].
Vers 1843, son ami le peintre François Marius Granet lui commande les médaillons de Michel-Ange et Raphaël pour sa maison, ainsi que son buste[25]. La même année, il tente d'intégrer l'Académie des beaux-arts mais sa candidature échoue. La même année, sa Minerve exposée au salon subi de fortes critiques, et il décide alors de ne plus y présenter d'œuvres[26].
Le , sa fille récemment mariée meurt en couches à l’âge de 21 ans. Il voit également plusieurs amis disparaitre à cette période, Granet, Mme de Mirbel ou Victor Orsel[26].
Affaibli par une maladie de moelle épinière, il s’installe en 1849 dans un domaine à Marcilly dont il fait l'acquisition. Il y meurt le [26]. Sa situation financière à la fin de sa vie est complexe et l'État doit secourir sa veuve après son décès[13].
Après sa mort, son élève Louis Léopold Chambard achève les retouches du bas-relief de l'École des mines, et la tête formant la clef de l'archivolte de la porte[27].
Sa veuve meurt le dans le palais de l’Institut, où Jean-Marie Bonnassieux et Hippolyte Flandrin, anciens élèves de Legendre-Héral, avaient obtenu du Gouvernement qu’elle puisse finir ses jours.
Réception critique
En 1820 avec sa Léda et en 1822 avec son Eurydice, il est accusé de mouler d’après nature. Parmi ses détracteurs on trouve le baron François-Joseph Bosio.
Il est enjoint par son ami Henri Orsel de réaliser une statue plus petite que nature pour clore le débat[28].
Legendre-Héral répondra en 1823 par son Silène ivre, beaucoup plus petit que nature qu’il reproduit deux fois, une fois pour le musée des Beaux-Arts de Lyon, une seconde pour le comte d’Artois (futur Charles X).
Galerie
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Jeanne d'Arc (1826), plâtre, musée des Beaux-Arts de Lyon. -

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Eurydice piquée par un serpent (1821), marbre, musée des Beaux-Arts de Lyon. -
Léda (1823), marbre, musée des Beaux-Arts de Lyon. -
Philibert de l'Orme (1821), marbre, musée des Beaux-Arts de Lyon. -
Anne Robert Jacques Turgot, contrôleur général des finances de Louis XVI, plâtre, château de Versailles. -
Giotto enfant dessinant une tête de bélier (1842), bronze, musée des Beaux-Arts de Lyon. -
Silène ivre (1831), marbre, musée des Beaux-Arts de Lyon. -
Saint Just (1828), Lyon, église Saint-Just.
Œuvres
Dessin
- Cheval, dessin au crayon, localisation inconnue[29].
- Jésus-Christ, dessin au crayon, localisation inconnue[30].
Estampe
- 1844, Buste de Madame de Wable, née de Meuse, belle-mère de l'artiste. Eau-forte, localisation inconnue[31].
Sculpture
- Aix-en-Provence, musée Granet :
- Michel-Ange et Raphaël, 1843, médaillons commandés par François Marius Granet ;
- Buste de François Marius Granet, Salon des artistes français de 1843 ;
- François Marius Granet, marbre.
- Blois, musée des Beaux-Arts : Jeanne d'Arc, 1820, buste.
- Bordeaux, musée des Beaux-Arts : Eurydice piqué par un serpent, 1831, marbre, réplique de la statue de 1821.
- Bourg-en-Bresse :
- église Notre-Dame :
- Apôtres, 1825, bas-reliefs rectangulaires en plâtre destinés à la décoration du maître-autel ,
- Apôtre, 1825, plaques rectangulaires en plâtre, dont le sommet est en demi-cercle ; bas-reliefs destinés à la décoration du maître-autel ;
- Le Christ et les douze apôtres, 1825, ensemble de statuettes du maître-autel de l'ancien grand séminaire de Brou, dessiné et commandé par Mgr Devie. Autel en marbre gris clair veiné de forme rectangulaire. Sous la table d'autel une frise sculptée en dentelle comme celle de Brou. Dessous se trouvent quinze niches architecturées avec colonne, chapiteaux corinthiens et baie trilobée en haut. La répartition est de neuf niches sur l'avant et trois niches de chaque côté et, à l'intérieur, quinze statuettes de bronze doré rapportées et fixées reposant sur un socle de marbre sur lequel sont entrelacées en métal doré. Les statuettes représentent le Christ et les douze apôtres. Judas l'Iscariote est remplacé par Matthias auquel il faut ajouter saint Paul, ainsi que Luc et Marc (l'autel a coûté près de 8 000 francs). Le grand séminaire ferma en 1907 et l'autel fut acquis en 1939 par maître Villefranche père, avocat à Bourg pour 5 000 francs. En 1941, l'autel est placé dans la nouvelle église du Sacré-Cœur de Bourg-en-Bresse. Il fut démonté en 1968 pour répondre à la nouvelle liturgie.
- église Notre-Dame :
- Douai, musée de la Chartreuse : Giotto dessinant sur le sable, 1842, plâtre.
- Grenoble, musée de Grenoble : Silène, 1833, marbre.
- Lyon :

- chambre de commerce et d'industrie : Buste de Pierre Poivre, 1836, marbre.
- cimetière de Loyasse :
- Jeune femme ornant la tombe de la famille Monnier, 1827. Statue de marbre plus petite que nature. La Jeune femme debout serrant de la main droite une croix sur sa poitrine, de sa main gauche tombante, deux boutons de fleurs. Sur le tombeau on lit l’inscription « À la mémoire d’Adelaïde Monnier, née Grillet, décédée le à l’âge de 46 ans »[32] ;
- Ange priant, 1835. Surmonte la tombe d’Antoine Pinet mort à 4 ans[33].
- église Saint-Irénée :
- Saint Jean et Saint Paul, 1828, chapelle du bas-côté sud ;
- Saint Just et Saint Irénée, 1828 ;
- Martyre de Saint Irénée, 1828.
- église Saint-Paul : Les Quatre Évangélistes, 1830, quatre sculptures, disparues lors de la restauration de l'église en 1901.
- hôpital de la Charité : La Charité, 1827, bas-relief.
- Hôtel-Dieu :
- Buste de Marc-Antoine Petit, 1825 ;
- Buste d'André Claude Dussaussoy, 1835, marbre, salle du grand Dôme.
- hôtel de ville :
- Henri IV, 1829. La tête en calcaire de cette œuvre, abîmée par la pollution, fut remplacée par un moulage lors de la restauration de 1985. L'original est conservé à Lyon aux musées Gadagne ;
- Buste de Louis-Philippe 1er, duc d'Orléans, roi de France, 1830, plâtre dont l'artiste se propose d'en faire tirer des copies en fonction des commandes dans une lettre en date du destinée au préfet.
- musée des Beaux-Arts :
- Léda et Jupiter, 1821, statue en marbre[34] ;
- Eurydice piqué par un serpent, 1821, réplique exécutée en 1831 pour le musée des Beaux-Arts de Bordeaux ;
- Leda et Jupiter, 1824, plâtre ;
- Buste de François Grognard (1748-1823), négociant lyonnais en soie, bienfaiteur du musée, 1825. Buste en marbre et un exemplaire en plâtre ;
- Buste de Nicolas-Marie-Jean-Claude Fay de Sathonay (1762-1812), comte de Sathonay, maire de Lyon, 1826, marbre commandé par la Ville de Lyon pour l'hôtel de ville[35] ;
- Louis Philippe, buste en plâtre, 1930 ;
- Buste du Docteur Ennemond Eynard en Hermés, 1832, marbre[36] ;
- Silène ivre, 1833, réplique en marbre[37] ;
- Buste de Bernard de Jussieu, 1834, marbre ;
- Buste de Bernard de Jussieu, 1835, plâtre, Salon des artistes français de 1835 ;
- Buste de Nicolas Coustou, 1836, marbre ;
- Buste de Philibert Delorme, 1836, marbre, copie du buste de 1824 ;
- Buste de Claude Camille Pierre Étienne Pernon (1753-1808), industriel et juriste lyonnais, qui contribua à la fondation du musée, 1836, marbre ;
- Jean-Emmanuel Gilibert, 1837, plâtre ;
- Giotto enfant, dessinant sur le sable, 1838, plâtre, Salon des artistes français. Bronze conservé au jardin du palais Saint-Pierre ;
- Minerve, 1840, marbre ;
- Buste de Claude-François Ménestrier, 1840, marbre ;
- Giotto enfant dessinant sur le sable, 1842, bronze, jardin du palais Saint-Pierre ;
- Anne Robert Jacques Turgot, contrôleur général des finances de Louis XVI, 1843, marbre. Également en marbre à Paris dans l'hémicycle du Sénat, et en plâtre au château de Versailles ;
- Portrait du préfet Lezay Marnesia en Hermès, buste en plâtre ;
- Ferdinand Philippe d'Orléan, buste en plâtre, 1844.
- œuvres disparues, détruites lors des restaurations des galeries du palais des Beaux-Arts de Lyon :
- La mort d'Epaminondas, 1813, plâtre bas-relief ;
- L'Amour endormi, 1813, plâtre, exposé au Louvre en 1817 ;
- Narcisse se mirant, 1815, plâtre, exposé au Louvre en 1817 ;
- Hébé, 1815, plâtre, exposé au Salon du Louvre de 1817.
- œuvres disparues, détruites lors des restaurations des galeries du palais des Beaux-Arts de Lyon :
- Palais de justice : La Ville de Lyon accueille les Arts, le Commerce, l'Industrie et l'Agriculture, 1847, bas-relief, entrée, salle des pas perdus (mur est).
- primatiale Saint-Jean :
- La Vierge et Saint-Jean, 1837 ;
- Saint Jean le Précurseur et les Évangéliste, 1838, cinq bas-reliefs en marbre décorant les panneaux du coffre de la chaire. Au milieu le Précurseur et sur les autres faces les Évangélistes sans aucun symboles qui les caractérisent, ils se reconnaissent aux monogrammes placés à leurs côtés[38].
- Montpellier :

- faculté de médecine : Buste de Paul-Joseph Barthez (1734-1806), docteur en médecine, 1826. Dans une lettre datée du , il annonce l'achèvement de ce buste précisant qu'il reste à le faire sécher et luire et qu'il l'a réalisé à partir du portrait peint par Jean-Jacques Bestieu. La statue en bronze de Paul-Joseph Barthez se trouvant à l'entrée de l'université est inspirée de son œuvre, et deux copies à l'identique de son buste sont conservées au musée Atger et dans le hall de la faculté de médecine de Montpellier. Buste en terre cuite à la française, sur piédouche quadrangulaire.
- musée Fabre :
- Buste de Pierre Puget, 1835, marbre, Salon des artistes français de 1835 ;
- Giotto enfant dessinant sur le sable, 1841, marbre, Salon des artistes français de 1841.
- Paris :
- École nationale supérieure des mines : fronton , 1849-1850, plâtre. Réalisé en pierre d'après le modèle par son élève Louis Léopold Chambard[39].
- église Saint-Denys-du-Saint-Sacrement : Saint-Pierre, 1849.
- Institut de France : Buste de François Marius Granet, 1849-1850, marbre.
- Jardin des Plantes :
- 1837, Étienne Geoffroy Saint-Hilaire, naturaliste, professeur d’histoire naturelle au Muséum, créateur de la ménagerie du Jardin des Plantes. Buste en plâtre, 52cm de haut, exposé au Salon de Paris de 1838. Conservé dans la salle d’Assemblée des professeurs[40]. Répétition du même buste en plâtre bronzé au Jardin des Plantes dans les anciennes galeries de zoologie, premier étages, salle des Oiseaux ou de l’Horloge[41] ;
- Antoine-Laurent de Jussieu, Salon de 1842.
- musée du Louvre :
- Buste de Flandrin, père d'Hippolyte Flandrin, 1837, marbre ;
- Eugénie Legendre-Héral, médaillon en terre-cuite. Elle fut mariée à son oncle Joseph Wable (1811-1874).
- Muséum national d'Histoire naturelle : Buste d'André Marie Constant Duméril, 1837.
- Pont-de-Vaux, musée Chintreuil : Général Barthélémy Joubert, 1832.
- Reims, musée des Beaux-Arts : Colbert, 1844, maquette en terre cuite d'environ 30 cm de haut, projet non abouti d'une statue pour sa ville natale de Reims. Colbert debout, la tête nue, avec le vêtement du temps sur un petit socle en bois sur lequel est inscrit « don de l'Académie de Reims en 1854 ».
- Saint-Cloud, château de Saint-Cloud :
- Psyché ou l’Éveil de l’âme, 1842, représente une jeune fille assise essayant de saisir un papillon posé sur son genou. Plâtre exposé au Salon de Paris en 1841 et à la Société des Amis des arts de Lyon en 1847, le marbre au Salon annuel de Paris en 1844. Statue d’abord placée au Musée du Louvre puis au château de Saint-Cloud d’où elle disparaît pendant la guerre de 1870-1871[42] ;
- L'Éveil de l'âme, Salon de 1844, détruit dans l'incendie de 1871.
- Versailles, château de Versailles : Jean Armand de Maillé-Brézé, 1838, plâtre.
- Vourles : Claude Le Coffre, médaillon en bronze.
- Localisation inconnue :
- Buste de femme, 1824, marbre de Carrare[réf. nécessaire].
- Statue équestre de Louis XIV, 1825, projet non abouti pour la ville de Montpellier[réf. nécessaire].
- Jeune fille s'amusant avec un perroquet, 1831, ancienne collection Prosper Chappet à Lyon[réf. nécessaire].
- Dauphins, 1837, projet pour la fontaine de Trion à Lyon (non installés)[réf. nécessaire].
- Prométhée, 1841, bronze[réf. nécessaire].
- La Sculpture et la Peinture appuyées sur un bas-relief antique, 1841. Figurines signalées par Alfred Nettement, auraient été faites pour Mme de Mirbel qui voulut les couler en or pour orner un bracelet[38].
- Buste du duc d'Orléans, Salon des artistes français de 1843.
- Portrait en médaillon de François Bouche, avocat, député du Tiers des sénéchaussées de Forcalquier et Sisteron aux États Généraux, 1844, médaillon en marbre. Fut réalisé lors d’une excursion à Forcalquier pour graver dans la pierre les traits du dernier député vivant de l’Assemblée constituante[38].
- Prométhée attaché sur le Caucase, Salon de 1847.
- Buste de Mme Bourdon, née Corinne Chenavard, 1847[réf. nécessaire].
- Prométhée, 1850, marbre[réf. nécessaire].
- Buste de Nicolas Poussin[réf. nécessaire].
- Buste d'homme, plâtre[réf. nécessaire].
Élèves
- Pierre Toussaint Bonnaire, sculpteur.
- Jean-Marie Bonnassieux, sculpteur.
- Joseph Dantzell, graveur en taille douce et sur pierre[43].
- Louis Léopold Chambard, sculpteur.
- Jean-Marie Chavanne.
- Frédéric Flachéron, peintre et photographe.
- Hippolyte Flandrin, peintre.
- Antoine Louis Célestin Matagrin.
- Jean Perrot.
- Jean-Pierre Robert, sculpteur.
Distinctions
- Legendre-Héral est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1837.
Iconographie
- Jean-François Legendre, 1814, dessin anonyme portraiturant l'artiste à l'âge de 19 ans[44].
- Michel-Philibert Genod, Legendre-Héral, 1820, gravure[45].
- La Halte des artistes lyonnais à l'Île Barbe, 1824, huile sur toile sur laquelle Legendre-Héral est représenté par le peintre Antoine Duclaux, musée des Beaux-Arts de Lyon.
- Legendre-Héral, 1827, lithographie[46].
- Jean-François Legendre-Héral, 1848, photographie anonyme[47].
- Jean-Marie Bonnassieux, Jean-François Legendre-Héral, 1875-1880, buste en marbre, musée des Beaux-Arts de Lyon[48].
- Anonyme, Portrait de Jean-François Legendre-Héral, huile sur toile, l'artiste pose devant un buste[49].
- Michel-Philibert Genod, Portrait de Jean-François Legendre-Héral[50].
Bibliographie
Biographie
- J. Birot, Legendre Heral, sculpteur lyonnais, 1796–1851 : Étude biographique accompagnée de deux photogravures, A. Rey, , Discours de réception du à l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon
Ouvrages et revues anciennes (avant 1900)
- Dr Pointe, « Legendre-Héral », Revue du Lyonnais, t. XI, , p. 483 à 490
- Alfred Nettement, « Legendre-Héral », Semaine des familles, Jacques Lecoffre et Cie,
- Jean-Marie Bonnassieux, « Le modèle de Giotto enfant de Legendre-Héral », Revue du Lyonnais, I, 1886, p. 354.
Ouvrages de synthèse
- Stanislas Lami, Dictionnaire des sculpteurs de l'École française du XIXe siècle, Paris, réédition de 1970, p. 289.
- Portraitistes lyonnais : 1800-1914, Lyon, Musée des beaux-arts,
- Maryannick Lavigne-Louis, « Legendre Jean François, dit Legendre-Héral (1796-1851) », dans Dictionnaire historique des académiciens de Lyon 1700-2016, Lyon, Éditions de l'Académie, 2017 (ISBN 978-2-9559433-0-4), p. 786-788.
- Catherine Chevillot, « La sculpture au XIXe siècle à Lyon : école ou École ? », in : Le Temps de la Peinture, Lyon 1800-1914, Lyon, Fage Éditions, 2007, p. 144–151. — Catalogue de l'exposition au musée des Beaux-Arts de Lyon en 2007.
- Claire Barbillon, Catherine Chevillot, Stéphane Paccoud et Ludmila Virassamynaïken, Sculptures du XVIIe au XXe siècle : Musée des Beaux-Arts de Lyon, Paris, Somogy éditions d'art / Musée des beaux-arts de Lyon, , 592 p. (ISBN 978-2-7572-1269-1)
Sources d'archives
- Archives municipales de Lyon, série O, vente et terrain ; série R, beaux-arts
- Archives de l'école des beaux-arts
Mémoire et thèse
- Nicolas Tronel, Jean-François Legendre-Héral ; sculpteur lyonnais (1796-1851), mémoire de maîtrise, 1984[51].
Notes et références
- Lavigne-Louis 2017, p. 286.
- ↑ Dr Pointe, « Legendre-Héral », Revue du Lyonnais, , t.XI, p. 483 et suivantes.
- ↑ Birot 1910, p. 2.
- ↑ Birot 1910, p. 3.
- Birot 1910, p. 4.
- Birot 1910, p. 7.
- ↑ Birot 1910, p. 8.
- ↑ Birot 1910, p. 9.
- ↑ Archives municipales de la ville de Lyon, Legendre-Héral, dossier.
- Birot 1910, p. 10.
- ↑ Birot 1910, p. 22.
- Birot 1910, p. 23.
- portraitistes lyonnais, 1986, p. 192.
- ↑ T. Desjardins, Monographie de l'Hôtel de Ville, , note de la page 62.
- ↑ Son père est directeur des contributions directes de Lyon et sa mère d'origine hollandaise. Ils résident cours d'Herbouville et Lucie est l'ainée de neuf enfants.
- ↑ Birot 1910, p. 14.
- ↑ Birot 1910, p. 11.
- ↑ Birot 1910, p. 12.
- ↑ Birot 1910, p. 13.
- ↑ Birot 1910, p. 15.
- ↑ MBAL, 2017, p. 14.
- ↑ Base Mistral, plan en élévation de cette maison, photographie RMN no AP51L02890.
- ↑ Birot 1910, p. 24.
- Birot 1910, p. 25.
- ↑ Conservé à Aix-en-Provence au musée Granet.
- Birot 1910, p. 27.
- ↑ Base Arcade, notice no AR314473, cote F/21/0069.
- ↑ Dr Pointe, « Legendre-Héral », Revue du Lyonnais, .
- ↑ Reproduction photographique de l'œuvre. Base Mistral, médiathèque de l'architecture et du patrimoine diffusion RMN, n° phototype (NUMP) 51L01934.
- ↑ Reproduction photographique de l'œuvre. Musée du Louvre, référence : AP51L01933 Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, diffusion RMN.
- ↑ Collection Prosper Chappet, photographie RMN réf : AP51L02242.
- ↑ Ce monument est reproduit dans l’ouvrage Les Tombeaux d’après dessins de A-M Chenavard architecte, Boitel, 1851, planche XIII.
- ↑ Reproduit dans l’ouvrage de Chenavard.
- ↑ n°inv : 60, photographie RMN, n°AP51L01851.
- ↑ cote de conservation orig : no 135. Photographie RMN n°AP51L01865.
- ↑ Inv n°H.795, cote de conservation orig : no 104. Photographie RMN n°AP51L01857. Portail des collections des musées de France, base Joconde.
- ↑ Inv : no 062, Photo Lucien Bégule, Médiathèque de l'architecture et du patrimoine, diffusion RMN, n° AP51L01853
- J.Birot, Legendre Heral, sculpteur lyonnais, 1796 – 1851, discours de réception du 15 mars 1940, par M. le Dr J. Birot.
- ↑ Archives nationales, F21/69 et 93.
- ↑ Inventaire général des Richesses d'Art, Paris, Monuments civils, tome II, pp 100-101
- ↑ Inventaire général des Richesses d'art, Paris, Monuments civils, tome II, p.104.
- ↑ J.Birot, Legendre-Héral, sculpteur lyonnais, 1796-1851, discours de réception du 15 mars 1940, par M. le Dr J.Birot.
- ↑ Jean-Claude Sosnowski, « Joseph Dantzell », in Dictionnaire biographique du fouriérisme, juin 2012 (en ligne).
- ↑ Photographie RMN n°AP51L01921.
- ↑ Photographie RMN n°AP51L02864.
- ↑ Photographie RMN n°AP51L02865.
- ↑ « Photographie : Portrait de Jean-François Legendre-Héral » sur pop.culture.gouv.fr.
- ↑ Photographie RMN n°AP51L01866. Base Arcade, notice n° AR324484.
- ↑ Photographie RMN n°AP51L01920. Base Mistral, médiathèque de l'architecture et du Patrimoine.
- ↑ Photographie RMN n°AP51L02861.
- ↑ Consultable dans le dossier d'artiste du centre de documentation du musée des beaux-arts.
Annexes
Liens externes
- Ressources relatives aux beaux-arts :
- « École de sculpture de Lyon » sur theses.univ-lyon2.fr.
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