Église des Saints-Anges-Gardiens de Saint-Maurice
| Église des Saints-Anges-Gardiens de Saint-Maurice | ||||
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| Présentation | ||||
|---|---|---|---|---|
| Culte | Catholique | |||
| Type | Église paroissiale | |||
| Rattachement | Diocèse de Créteil | |||
| Fin des travaux | 1934 | |||
| Architecte | Jean Tandeau de Marsac (1904-1980) | |||
| Style dominant | Néobyzantin | |||
| Géographie | ||||
| Pays | France | |||
| Région | Île-de-France | |||
| Département | Val-de-Marne | |||
| Ville | Saint-Maurice | |||
| Coordonnées | 48° 48′ 57″ nord, 2° 27′ 22″ est | |||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Val-de-Marne
Géolocalisation sur la carte : Île-de-France
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L’église des Saints-Anges-Gardiens est une église paroissiale de culte catholique[1], située dans la commune française de Saint-Maurice et le département du Val-de-Marne[2],[3].
Situation
Cette église se situe dans le quartier de Gravelle.
Histoire
L'église des Saints-Anges-Gardiens de Saint-Maurice, située sur le Plateau de Gravelle, est un édifice emblématique du patrimoine du XXe siècle, reconnu pour sa valeur architecturale et historique. Avant sa construction, la population locale ne disposait que d’un modeste hangar à bateaux, près du canal (comblé depuis lors), servant de chapelle et de sacristie, décrit comme « l’Étable de Bethléem, en moins bien ». Ce hangar est encore visible derrière l’église. Une mosaïque, signée M. Lepelle 1931, en décore un de ses pignons[4],[5]. Sous l’impulsion de l’abbé Songaylo et grâce à une souscription communale ouverte dans les années 1930, la décision fut prise d’ériger une véritable église pour répondre à l’expansion du quartier et à l’augmentation du nombre de paroissiens[6].
L’église est également dédiée à la mémoire des prêtres et religieux tués pendant la Première Guerre mondiale[7]. Elle fut bénite et inaugurée solennellement en 1934 par le Cardinal Verdier[8], puis ses décors intérieurs achevés furent bénis par Paul-Louis Touzé, responsable des Chantiers du Cardinal, en 1946. C’est un des premiers édifices (n°35) construits par les Chantiers du Cardinal. Il demeure un témoignage vivant de l’art sacré et de l’architecture religieuse du XXe siècle en Île-de-France. Récemment rénovée, l'église a été labellisée « Patrimoine du XXe siècle » en 2011[9],[10], en reconnaissance de son intérêt architectural et historique.
Description
L’architecte Jean Tandeau de Marsac fut choisi pour concevoir l’édifice, bâti entre 1931 et 1934, à partir d'une structure en béton armé constituée de quatre grands arcs[9]. Il opta pour un plan en croix grecque de style Byzantin, conférant à l’église une allure originale, accentuée par des toitures inclinées, des hauts pignons à gradins et une façade principale précédée d’un porche[8]. Le clocher, élégant, est couvert d’une pyramide quadrangulaire. L’ensemble de la structure repose sur 70 pieux enfoncés à 12 mètres de profondeur, une nécessité due à la nature meuble du terrain, situé entre deux bras de la Marne.
L’église se distingue par l’utilisation de matériaux modernes pour l’époque : une structure mixte en béton armé et en briques rouges. Ces dernières pouvant évoquer aux bateliers naviguant sur le canal adjacent, les cités jardins flamandes. Les murs sont en briques pour les parties basses et en béton bouchardé pour les pignons[10]. La charpente est métallique, et la couverture est composée de tuiles.
Le transept est percé de minces baies aux arcs en mitre, ornées, côté Nord, de vitraux réalisés par Louis Barillet en 1935, dans un style marqué par l’Art Déco[10],[11]. Ces vitraux retracent le rôle de l'ange gardien dans la vie quotidienne. Ils se lisent de haut en bas, de la lancette du centre, puis celle à sa gauche, celle à sa droite, et ainsi de suite. Un ange gardien est figuré comme rattaché à chaque étape de la vie. Sur la partie basse de l’ensemble des lancettes, ces vitraux citent la Bible (Hé 1:14) : « Tous les anges sont autant de ministres que Dieu envoie sur la Terre pour le service de ceux qui doivent posséder l'héritage du Salut ». De petites baies carrées prolongent vers le sol chacune de ces lancettes. Elles devaient être occupées par des vitraux représentant chacun une des scènes de la passion et remplacer le traditionnel chemin de croix. Le vitrail du Sud devait retracer le rôle de l'ange gardien dans la vie quotidienne[12]. Il a été positionné sur le transept Nord, laissant la place, pour l’instant, à du verre translucide.

L’intérieur de l’église est remarquable par son programme décoratif. Entre 1942 et 1946, le peintre Nicolas Untersteller, Prix de Rome 1928 et directeur de l’École nationale des Beaux-Arts, réalise avec son épouse et ses élèves un ensemble de fresques sur le thème de la glorification des anges, utilisant une peinture brevetée en 1919, le Stic B, adaptée aux parois de ciment[10]. Le chœur est orné d’une vision de l’Apocalypse selon Saint Jean, avec un Christ entouré de séraphins et d’armées angéliques[9]. Les fresques du chœur datent de 1946 et représentent les anges missionnaires de l’Ancien Testament. Elles sont l’œuvre de Nicolas Untersteller[13],[6]. Le baptistère, situé à gauche de l’entrée, est décoré à fresques par Hélène Delaroche, épouse d’Untersteller. Elle y représente dans des tons blancs et bleutés les anges assistant Dieu dans la création, avec Adam et Ève[14]. Elle réalisa également, dans une commande complémentaire, les fresques du dessous de toit du porche d’entrée[5].
Un orgue Cavaillé-Coll, datant d’environ 1840, a été installé sur la tribune du narthex[15].
Notes et références
- ↑ (en) « Church of the Holy Guardian Angels », sur gcatholic.org (consulté le ).
- ↑ « Église des Saints-Anges-Gardiens », sur patrimoine-religieux.fr (consulté le ).
- ↑ « Église des Saints Anges à Saint-Maurice », sur tourisme-valdemarne.com (consulté le ).
- ↑ Le Christ dans la banlieue, no 5, [texte intégral (page consultée le 19 février 2026)].
- « Les anges gardiens de Saint -Maurice. », sur Explore Paris (consulté le )
- « Eglise des Saints-Anges-Gardiens », sur Observatoire du patrimoine religieux (consulté le ).
- ↑ « Des chantiers remarquables », Revue Bâtisseurs, Chantiers du Cardinal, no 236, , p. 12 (lire en ligne).
- Le Christ dans la banlieue, no 10, [texte intégral (page consultée le 19 février 2026)].
- « Église paroissiale des Saints-Anges-Gardiens », notice no EA94000010, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
- « Les Saints-Anges-Gardiens : Un chef d’œuvre menacé », sur Chantiers du Cardinal, (consulté le ).
- ↑ « 1932-1961. Eglise des Saints-Anges, Saint-Maurice : lettre de Louis Barillet, 14 mars 1935 » - archiwebture.citedelarchitecture.fr – AR-04-06-09-13
- ↑ Maurice Dumolin et Maurice Outardel, Les Églises de France - Paris et la Seine], Librairie Letouzey et Ané, (lire en ligne), « Saint-Maurice », p. 408.
- ↑ « Conférence sur l’église des Saints-Anges-Gardiens », sur ville-saint-maurice.com (consulté le ).
- ↑ « Eglise des saint Anges Gardiens », sur michele-gabriel.chez-alice.fr.
- ↑ Affiche devant portail de l’église
Liens externes
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